‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 46 sur 110 · C. de Càvour · texte numérisé non relu

C. de Càvour

Turin, 20 octobre 1849.

Mon cher ami,

Je suis arrivé hier au soir. Je viens d'écrire longuement à votre maison, en lui envoyant le compte des opérations de la Banque. Je m'en vais trouver le directeur, pour me faire délivrer les certificats d'inscription, afin que vous puissiez, de votre côté, me donner note des opérations que vous avez faites.

Impossible d'avoir du Paris, j'ai, en conséquence, arrêté 53,000 francs sur Gênes, au pair, à 10 jours. C'est la moins mauvaise des remises.

La rente est faible. Si vous voulez que je me charge de vendre votre 31, il faut me l'envoyer, en me fixant une limite. H ne convient pas de l'offrir, mais d'attendre qu'on vienne la chercher.

L'emprunt volontaire à raison de 84 '/* &• 85.

Si H. se plaint de G., nous pouvons, à plus forte raison, nous plaindre de lui et des G., qui se sont très mal conduits envers nous, et n'ont pas agi loyalement. Je ne me chargerai pas de parler en sa faveur, car ces gens-là nous ont fait beaucoup de tort.

Adieu, à la hâte.

Votre dévoué

Camille de Càvour.

(1) Le comte Pierre Derossi di Santa Rosa, ami intime du comte de CtTonr, nommé ministre d'agriculture et commerce (Cf. Lettre CL VI),le 20 octobre 1849, en remplacement de Galragno.

Mon cher ami,

ccLxni.

31 octobre 1849.

Tous les transferts des actions de la Banque sont opérés, j'espère vous expédier, aujourd'hui, ou demain au plus tard, les certificats d'inscription, qui sont les seuls titres que l'on délivre aux actionnaires.

Notre malheureux ministère est dans un état de crise perpétuelle. Maintenant, c'est le tour du ministre de la guerre, Bava (1), qui ne s'entend pas avec Azeglio, il va se retirer, et il sera remplacé, à ce qu'on m'assure, par AL Lamarmora, ce qui fera jeter les hauts cris à la gauche.

Dites à Davidin que j'irai ce matin, porter à Mr Nigra la requête de Mr Merello, son protégé.

Adieu, mille amitiés.

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