‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 79 sur 110 · C. Cavour · texte numérisé non relu

C. Cavour

Mon cuisinier, atteint par le choléra, est mourant.

CCCXCH.

24 ootobre 1854.

Mon cher ami,

Merci des renseignements sur la question des céréales^ que vous avez bien voulu me fournir ; je les ai trouvés du plus haut intérêt. En général, vos correspondants paraissent fort bien renseignés; les faits qu'ils énoncent, concordent entr'eux; ils diffèrent, néanmoins, beaucoup, dans leurs conjectures. Cela ne m'étonne pas, car le prix des blés dépend autant des besoins réels que de l'opinion, et l'opinion ne peut se prévoir.

Je vois, avec plaisir, arriver à Gênes, quelques cargaisons^ Je pense qu'ils ne nous faut pas une très grande quantité de blés, pour satisfaire à nos besoins. La récolte a été meilleure qu'on ne le dit, et les semailles viennent de s'achever dans les circonstances les plus favorables.

J'ai réfléchi à ce que vous m'avez répété, à plusieurs reprises, sur l'opportunité de fournir aux porteurs d'Hambro le moyen de se procurer des titres nominatifs, pour éviter des pertes analogues à celles que Rorà vient de subir. Je serais assez disposé à faire quelque chose. Si vous avez uu plan à me suggérer, je vous en serai reconnaissant.

Je ne vous parle pas politique, car je ne saurais que vous dire. Sébastopol nous tient le bec dans l'eau.

Adieu, mille amitiés.

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