LIS AVENTURES D*UN FIFRE
Ton connaît aujourd'hui encore sous le nom de puits dei seaux. C'est de là que nous «tiennent ces ibis empaillés font rhonneur des riches collections de TAngleterre et continent. La plaine de Sakkarah se trouve ainsi parse tout entière d'ouvertures plus ou moins profondes qui^ unes horizontales, les autres perpendiculaires, donnent a vers des galeries souterraines communiquant entre elles. Quoique cette plaine fût située à six lieues du Cairej pendant elle était l'objet d'excursions nombreuses. Le c de musique de la soixante-neuvième eut l'occasion d( rendre en faisant la conduite au général Desaix qui s'ero qua sur le Nil pour rejoindre sa division alors en marche la haute Egypte. Plusieurs barques ou djermes avaient employées à ce transport, et Tune d'elles portait Torcha flottant. Roquet en était l'àme^ et jamais il ne montra de verve. Ce large fleuve sur lequel l'escadrille glissait, rives couvertes de beaux sycomores, cette longue suite d qui forment un archipel de verdure^ tout contribuait à ex< l'enthousiasme musical de l'artiste : il se surpassa. Les bres des pharaons Chéops et Mycérinus durent être cl mées par des variations sur la MarseiUaise et le Chani départ, comme jamais fifre humain n'en avait cadencé trajet fut ainsi abrégé, et grftceà un vent favorable, t heures après le dëpart du Caire, on se trouvait en face d plaine de Sakkarah. Là s'arrêtait l'itinéraire du corps de i sique. Desaix poursuivit seul sa route vers la haute Ëgy Quant à l'escorte instrumentale, elle voulut, avant que de prendre le chemin du Caire, jeter un coup d'œil sur les a quités de cette nécropole. On débarqua donc les artistes le rivage en leur accordant une heure pour satisfaire leur riosité. Ils se répandirent joyeusement dans la plaine couv de pyramides ruinées, les unes en brique, les autres en g brèche, celles-ci de trois cents pieds de haut, celles-là dé sant à peine la taille d'un homme. Il faut croire que c'<