‹ Nouvelles méthodes de séro-diagnosticChapitre 1 sur 26 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

L étude de la syphilis est entrée depuis quelques an^ nées dans une phase nouvelle.

En i^Oo, Schaudinn découvrait son agent pathogène, le spirochaete pallida ou tréponème pâle^ dont la spécificité n'est plus contestée aujourd'hui ; plus tard la pratique de r ultra-microscope rendait sa recherche facile. Dès lors, on pouvait, en retrouvant le spirille dans le chancre, dans les ganglions, dans les papules, suivre les étapes du tréponème, reconstituer la pathogénie des accidents, et dissiper souvent ainsi les hésitations d'un diagnostic délicat.

On constatait que le tréponème quittait assez rapidement les lymphatiques pour emprunter la voie sanguine, se portait sur les organes les plus divers, y demeurait, parfois, durant des années, à Vétat latent, puis provoquait un jour les plus graves accidents,

La syphilis réalisait le type le plus achevé des septicémies humaines et devenait, en pathologie générale, le plus remarquable exemple de parasitisme latent.

On a donc été logiquement amené à appliquer àV étude de cette maladie les notions acquises sur V immunité et les réactions humorales. On sait que V introduction dans Vorganisme d'un antigène qiielconque provoque la formation de substances réagissantes : les anticorps, et que celles-ci sont spécifiques: c'est sur ce premier principe que se base le séro-diagnostic de la syphilis.

Borde t et Gengou ont démontré que, lorsqu'on inocule à un animal des globules rouges provenant d'une

VI PRliFACi:

antre espvcr, le sênou de cet animal ac</i(iert ris-(hvi.< de ees (/lobules étrangers ûf^'x propriétés liémolytiques : les hématies, imUgcnc, o?if fait naître chez lai une sensibilisatrice ou anticorps.

Ce sérum chauffé à 55 degrés pendant une demi-heure per(l>r.v propriétés hémohjtiques; l'addition d'un sérutn neuf et frais lui permet de les recouvrer. On en peut conclure que toute sensibilisatrice a besoin, pour agir, d'urc complément et que cette dernière substance (produit naturel qui existe dans tous les sérums) est thermolabile.

Présence ou absence de propriétés hémolg tiques : voilà déjà un critérium facile pour savoir si, dans tin milieu donnéy il y a ou non du complément.

Le second ordre de faits, sur quoi s* appuie le séro^ diagnostic de la syphilis, se rapporte à la fixation ou à la déviation du complément par Vanticorps combiné à V antigène qu'il a sensibilisé. Car Vanticorps ou sensibilisatrice est indispensable au complément pour quil se fixe à Vantigène. Si cet intermédiaire fait défaut, le complément reste en liberté.

Ces données théoriques avaient permis à Wid(d de mettre en évidence une sensibilisatrice dans le sérum des tgphiques. Les mêmes principes président à la méthode de Wassermann.

l^'Hir l'appliquer, (tu met^ en présence, un antigène déterminé, le sérum d'un individu chez qui rtm recherche la proportion d'anticorps correspondant à cet anti- (fène, et un complément. Puis o// rèrife, par IhémO' Iq'se, si le complénietil est resté lihre^ a été fi.rê ou dévié,

Iji production d'hémoh/se témoigne de lu mise en liljerté du complément, indique l'absence de sensibilisa-

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