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PROCEDES DE SIMPLIFICATION

C'est en se basant sur ces théories que certains auteurs ont essayé des méthodes plus simples encore, pour déceler dans le sérum des syphilitiques ces substances particulières qui s'y développent.

Méthode de Porgès. — Porgès démontre que si Ton se contente de mélanger 0,2 de sérum avec une émulsion de lécithine à 1 00 dans l'eau salée isotonique et qu'on laisse cinq heures à l'étuve, il se forme dans les cas positifs un pi'écipité qui reste à la surface du liquide. Il a trouvé cette réaction positive chez la plupart des syphilitiques observés. De nombreux auteurs ont étudié à leur tour cette réaction, Fritz et Kren, Nobl et Arzt, ont trouvé le Porgès positifdans 81,8 7o des cas de syphilis. II est vrai que quelques sérums tuberculeux pneumoniqucs, ictériques, ont réagi de même, ce qui, dans

r)0 NOUVELLES MÉTHODES DE SÉRO-DIACNOSTIC

rcnscmble, doit faire considérer la méthode couime très inférieure au Wasseriiiauulûen que singulièrement plus pratique.

l*oruès, Elias, Neubauer et Salumon, ont en outre, étudié les propriétés précipitantes du sérum et du liquide céphalo-rachidien syphilitiques vis-à-vis du glycocholate de soude.

MM. Le Sourd et Pagniez, (|ui ont employé cette méthode, ont rapporté, le 10 juillet, à la Société de Uiologie, des résultats intéressants. Sur 79 sérums employés, il y avait 45 syphilitiques. 37 cas furent positifs, et sur 34 sérums non syphiliti(jues, G seulement ont donné une réaction positive.

Voici leur techni(|ue : Le sérum du malade, centrifugé et inactivé par chauiïage à 55** pendant une demiheure est mélangé à parties égales avec une solution de glycocholate de soude à 1/100 dans l'eau distillée. On place les mélanges dans des tubes capillaires de 7 à 8 mm. de diamètre, et on les laisse à la température du laboratoire. Il se forme, seize à vingt heures après, dans les cas positifs, un précipité à la ])artie supérieure du tube. Dans les cas négatifs, il ne se forme aucun louche.

Nous avons pratiqué un certain nombre de fois cette méthode simplifiée. Sur 12 cas de syphilis avérée, elle nous a donné il cas positifs, résultat identi([ue au Wassermann. On ne saurait donc nier l'utilité de ce procédé rapide.

Mrf/iode de h'/aNssnrr. — Klaussner (de Prague), se basant sur le fait que les iipoïdes entrent, dans l'eau distillée, en soluti(in colloïdale albuminée et colorée blanchâtre, a recherché si la simple adjonction d'eau

MÉTHODE DE T3CIIERN0GUB0W 5l

-distillée au sérum n'était pas susceptible de produire le même phénomène. Les résultats sont inconstants, et il a obtenu des résultats positifs avec 5 lupus, 4 typhiques et 3 pneumoniques. En ajoutant à 0,2 de sérum 0,7 d'eau distillée, il se forme, au bout de quinze heures, un léger précipité. On voit que le procédé précédent est une sorte de combinaison entre celui de Porgès et celui de Klaussner.

Ces méthodes simplifiées à l'excès sont intéressantes, parce qu'elles vérifient en partie les dernières hypothèses émises, mais elles ne peuvent entrer dans la pratique journalière, étant trop sujettes à Terreur. Elles ne sauraient dispenser de méthodes plus précises comme le Wassermann ou le Noguchi que nous allons décrire.

D'autres procédés de simplification ont encore été proposés qui sont faciles à comprendre et peuvent aider à saisir les avantages de cette dernière méthode.

Nous avons vu que tout sérum, et en particulier celui des malades, contenait une certaine quantité de complément. 11 était donc logique de supprimer, dans da réaction de Wassermann, le sérum de cobaye, et •d'employer des sérums frais de malades non inactivés. C'est sur ce principe que se sont basés Bauer, Latapie, ïschernogubow, dans leurs méthodes.

Méthode de Tschernogubow. — Ce dernier auteur, qui emploie un système hémolytique anti-humain dont nous verrons la supériorité, a ainsi fixé sa méthode.

En réalité, comme l'a montré Noguchi, et dernièrementencore Jousset et Paraskevopoulos.le complément est très variable dans les sérums humains, souvent insuffisant. Il y a là une grande cause d'erreur, et ces

fiuteurs tiennont à mettre en garde contre toutes les méthodes simplifiées employant le complément humain. Il nous a seml)lé, en outre, dans nos expériences, que rantigène, quel qu'il soit, à quantités égales de complém(^nt, avait plus de tendance à absorber le complément humain aue le complément de cobaye.

METHODE DE TSCHERNOGUBOTV

Sérum

S«'Tum

Suspen-

malade frais

lieiuolvl.

Kau

Tubes

Antigène

anti-

l)liysioIo-

sion de jrl.

Résultats

dilué 1/2

humain inactivé

gKjue

hunuins

Hémolyse.

Pas d'hémolyse.

Pas d'hémolyse si le malade est syphilitique.

Pas d'hémolyse.

Nous avons vu qu'on pouvait mettre au contact d'un sérum hémolytique chauiïé des globules rouges et que ceux-ci absorbaient la sensibilisatrice. On peut donc, comme le fait Levaditi, abréL'-er la méthode en employant directement des globules sensibilisés.

Mrtkodr de liaufr, — Nous avons vu aussi que le sérum d'un animal possédait souvent des propiiétés hémolytiques spontanées pour les globules rouges d'une autre espèce animajc;, sans qu'on ait besoin de le préparer. On s*est demandé s'il n'y avait pas là un procédé de simplification, en utilisant directement les

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