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62 NOUVELLES MtTHODLS DE SÉRO-DIAGNOSTIG
passer au-dessus un courant d'air sec. Un and^ocopteur trop faible doit être employé liquide. Tout S(''runi
immunisé d'un titre supérieur à — — 0,004 pour produire riiémolyse complète d'une suspension de globules au T--: en présence de 0,025 de complément convient
à l'imprégnation des papiers.
Au bout de quelques jours, on titre de nouveau ce papier, de façon à ce que dans l'expérience on ait à employer de 4 à 5 mm".
Préparation de V antigène et des papiers. — Noguchi se sert, dans sa méthode, d'extrait d'organes ou de lécithine à froid. Pour préparer cet antigène propre à la fabrication des papiers, on prend 100 grammes environ de pjUe de cœur ou de foie humain normal ou syphilitique. On la triture avec un litre d'alcool à 95'' et on les laisse au contact pendant six jours à 37". On fdtre. Le fdtrat est évaporé, si possible, au moyen d'un ventilateur électrique, ou dans le vide, dans un large plat. Il faut habituellement vingt-quatre heures pour sécher complètement. On obtient ainsi une masse collante et brunâtre qu'on mélangea 400 centimètres cubes environ d'éther sulfurique.On filtre. Le filtrat est alors réduit par évaporation à l'air libre, jusqu'à 50 centimètres cubes environ. On mélange alors à de l'acétone 300 centimètres cubes. Il se produit un précipité grisâtre, qu'on laisse déposer pendant deux heures. Il suflit de décanter à l'acétone et de recueillir le précipité qui constitue un excell<!nt antigène.
Cette fraction insoluble acétonisée comprend princi-
PRÉPARATION DE l'aNTIGÈNE ET DES PAPIERS 63
paiement de la lécitbine,mais il y a bien d'autres lipoïdes de nature inconnue. Cette méthode de fractionnement donne un antigène plus puissant qu'une simple solution alcoolique. Celui-ci peut se conserver longtemps. C'est avec cette masse brunâtre et collante que l'on peut faire des émulsions et impressionner des papiers. Il convient seulement de ne pas la conserver à la glace, car elle peut devenir susceptible d'acquérir des propriétés anticomplémentaires, c'est-à-dire fixer le complément sans l'intermédiaire de sensibilisatrice.
Noguchi emploie le papier de Schleich et Schull. On peut se servir de papier Chardin. Il faut que la bande de papier soit également imbibée dans toutes ses parties. On peut sécher à la température du laboratoire en la plaçant sur de la mousseline non absorbante.
Quant à la solution de lécithine, elle s'obtient en dissolvant 0,3 de cette substance dans 50 cmc. de solution salée physiologique. On agite et on fdtre. Le filtrat doit être limpide.
Complément. — On emploie le sérum frais de cobaye comme dans la réaction de Wasserniann, cà la dose de 0,1 cmc. d'une solution à 40 °'oo ou de 0, 04 de complément ^
Sérum à éprouver. — On recueille au bout du doigt 10 à 20 gouttes de sang à l'aide d'une pipette très facile à fabriquer (voir figure), on en scelle Textrémité à la lampe, et on a soin de placer sur lui une étiquette nu-
1. Ces doses nous ont toujours paru un peu faibles ; les sérums hémolytiques que nous avons obtenus sont en effet moins actifs que ceux de Noffuchi.
6i NOUVELLES MÉTHODES DE SÉRO-DIAGNOSTIC
mérotée correspondant à la fiche d'observation du malade OU au cahier de laboratoire. On laisse coaguler ensuite et l'on reprend le sérum à l'aide d'une pipette capillaire dont la figure ci-jointe montre l'aspect. On se sert d'une goutte seulement pour chacun des tubes des séries I et H (voir tableau). En cas de sérum inactivé on met 4 gouttes dans chaque tube ; s'il s'agit de liquide céphalo-rachidien il faut en mettre 0,1 à 0,2 cm'.
Sttspensio?i de (jlohules humains. — On peut, d'après Noguchi, utiliser les propres globules du malade en agitant seulement un peu le caillot et en mettant ainsi en liberté quelques globules rouges. Cette méthode n'est pratique qu'en cas de sérum frais et rigoureusement aseptique.
On pourra, de préférence, fabriquer une émulsion à 0, y-'/oo de globules ou avec 1 goutte de sang humain normal pour 4 cmc. d'eau physiologique. Si l'on a un grand nombre d'expériences à faire, on pourra préparer la veille et déposer à la glacière une émulsion de 1 cmc.de sang humain défibriné dans 140 cmc. d'eau chlorurée physiologique. Le lendemain, on décante le li({ui(lo surnageant, un complète avec une nouvelle solution chlorurée claire, et l'on met dans chacun des tubes de l'expérience 1 cmc. de cette émulsion qui peut servir pour 70 épreuves.
L'expérience en eile-méine est des plus simples à disposer et offre également sur le Wassermann l'avantage d'une réelle économie de temps.
Le matériel consist^seulement en tubes à essai de petit calibre et assez hauts pour pouvoir ôtre agités