XVI PREFACE
pitaux de Paris, M. Paul Broca, secrétaire général de la Société de chirurgie, jugeant de haut le réformateur lyonnais, a rendu témoignage de ses travaux et en particulier du livre dans lequel nous venons de retrouver quelques traits de cette magistrale fisfure.
« J'arrive, Messieurs (1), à la partie la plus importante de son œuvre, à celle qui lui assure une place légitime parmi les premiers chirurgiens de notre époque, et vous devinez déjà qu'il s'agit de ses travaux sur les maladies des articulations. Je n'aurai pas besoin d'insister longtemps sur les doctrines qui ont été plusieurs fois discutées dans cette enceinte, qu'il est venu y développer luimême, et qui sont encore présentes à tous les souvenirs. Un grand nombre de mémoires , deux grands ouvrages didactiques (2), et un dernier volume qui n'a paru que quelques jours après sa mort, témoignent de la persévérance de ses efforts sur ce sujet difficile qu'il a éclairé d'une vive lumière.
« Avant lui, sans doute, on guérissait déjà sans amputation et sans résection beaucoup de tumeurs blanches, mais ces cures ne s'obtenaient souvent qu'au prix d'une infirmité permanente. La sou-
(1) Cette citation est un fragment de l'éloge d'A. Bonnet, prononcé par M. Broca devant la Société de chirurgie de Paris, dont l'auteur était membre correspondant.
(2) Traité des maladies des articulations. Paris, 1845, 2 vol. in-8. — Traité de thérapeutique des maladies articulaires. Paris, 18S3, 1 vol. in-8, avec 97 planches intercalées dans le texte.