‹ Nouvelles méthodes de traitement des maladies articulairesChapitre 14 sur 77 · DE LA SECONDE EDITION. XIX · texte numérisé non relu

DE LA SECONDE EDITION. XIX

qu'elle fût , n'avait pu pénétrer dans la pratique commune. On craignait toujours de rallumer l'inflammation, de provoquer la récidive de la tumeur blanche; on voulait attendre avant d'agir que l'engorgement fût entièrement dissipé , et lorsque ce moment était venu, il était trop tard, l'ankylose était déjà confirmée.

(( Tel était l'état des esprits avant les travaux de Bonnet. Qu'il me soit permis de dire cependant que déjà avant 1830, un médecin dont je m'honore d'être le gendre, avait professé, dans ses cliniques à l'hôpital Saint-Louis, que le mouvement articulaire favorise, chez les scrofuleux, la résolution des tumeurs blanches au déclin. Bonnet, qui était alors interne dans le même hôpital, ne perdit pas le souvenir des leçons de Lugol , et n'hésita pas, quinze ans plus tard, à lui attribuer la découverte de ce fait important. M. Malgaigne , en 1843, fit faire un grand pas à la question en divisant avec précision la marche des tumeurs blanches en deux périodes bien distinctes , l'une où l'immobilité est de rigueur, l'autre où les mouvements sont nécessaires ; il indiqua les signes propres à chacune des deux périodes, et dans cette voie il alla même plus loin que Bonnet. Ce n'est donc pas celui-ci qui a inauguré la nouvelle méthode ; mais c'est lui qui l'a développée, perfectionnée, et qui en a démontré l'excellence par des faits nombreux et éclatants ; c'est lui enfin qui a eu le mérite de la faire prévaloir dans la pratique.

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