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TRAITEMENT. PROPHYLAXIE

Après cette étude clinique, expérimentale et épidémiologique de la maladie des porchers, il nous reste à envisager la question plus pratique de son traitement

et de sa prophylaxie.

Traitement

L'évolution de la maladie étant constamment favorable, le traitement est surtout symptomatique. ;

Le meilleur soulagement de la céphalée est obtenu par la ponction lombaire qui diminue la tension du liquide céphalo-rachidien. Mais cet acte thérapeutique est bien souvent repoussé chez le paysan, aussi il est plus simple comme le préconise H. Bouchet de pratiquer une saignée copieuse, qui donne le même résultat, un peu plus tardif, en agissant par le même nécanisme que la ponction lombaire. De même les sangsues sur les mastoïdes, très en faveur chez les paysans, ont donné d’excellents résultats dans nos trois observations, si bien qu’elles furent re-

nouvelées à la demande même du malade,

A ce traitement on adjoindra une légère thérapeuti-

tique anti-infectieuse et analgésique, Prophylaxie

La question de l’origine du virus et les hypothèses émises à propos de la transmission de ce virus à l’homme font penser à quelques mesures de prophylaxie. Ce sont uniquement des mesures d'hygiène du porcher et de la porcherie.

Hygiène du porcher, et désinfection de ses mains, ne serait-ce que par un bon savonnage.

Hygiène de la porcherie : dans ces locaux mal tenus, les animaux sont souvent dans la fange, recouverts d’un enduit de bouse, ce sont là des conditions déplorables.

Le sol devrait être de matériaux imperméables, faciles à laver et à désinfecter, il pourrait être en dalles cimentées ou en béton par exemple. Les murs devraient être cimentés intérieurement jusqu’à 1 m. 50 au-dessus du sol et dans le reste de leur étendue blanchis à la chaux.

Le sol devrait être en pente (1cm. par mètre par exemple) pour l’écoulement rapide des liquides.

Le fumier devrait être évacué au moins une fois par jour, avec chaque fois lavage à grande eau de la porcherie.

De même fréquemment on devrait la désinfecter au crésylol sodique ou à l’eau de javel, surtout lorsqu'un

cas est constaté chez un porc.

bo

Chaque année on pourrait badigeonner les murs au lait de chaux.

Ce sont là des mesures simples et peu coûteuses mais difficiles à faire prendre au paysan.

En étudiant l’origine du virus nous avons vu que Penso signalait que l’alimentation des porcs à base de petit lait pouvait avoir une influence sur l’exaltation du virus existant à l’état saprophyte chez ceux-ci; nous avons même soulevé l’hypothèse que cette exaltation de virulence n’était qu’apparente et pouvait être due à un état de déficience, de moindre résistance due à une hypoalimentation.

Cette hypothèse en soulèverait donc une autre au point de vue prophylaxie : ne pourrait-on pas éviter cette exaltation du virus en donnant aux porcs une nourriture suffisante (petit lait + pâtées végétales).

La vaccination comme mesure préventive contre cette maladie constamment bénigne ne présente qu’un intérêt

bien relatif.

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