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Cayla
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Autres preuves de ce rôle dans les cas T'et IT, chacun des malades avait maintenu le cochon atteint de la maladie quelques jours auparavant pendant qu’on pratiquait la saignée à l’oreille, à l’exemple de la malade de Penso qui devant l’anorexie du petit porcelet l’avait pris trente jours auparavant sur ses genoux pour le gaver.
La maladie des porchers témoigne donc une fois de plus l’importance des rapports entre les maladies de l’animal
et de l’homme.
Mode de transmission à l’homme
S1 la source du virus n’est pas constestée, le mode de transmission de ce virus à l’homme donne lieu à diverses hypothèses difficiles à confirmer.
La maladie n’étant pas contagieuse d’homme à homme comme nous l’avons vu, Penso en déduit qu’elle ne l’est pas non plus du porc à l’homme. De même il élimine la contagion par les excréments, ou par le mécanisme par lequel sont transmises les brucelloses, vu la nécessité d’un contact immédiat avec la source évidente de contagion qui est ici le porc.
Il émet donc l’hypothèse de la nécessité d’un hôte intermédiaire. Cet hôte ne sera pas un insecte ailé puisque la maladie est liée à un milieu fermé, à une profession spécifique. Ce sera donc un ectoparasite du porc : les poux
ou les tiques. Comme dans les porcheries qu’il a visitées
= Pie
il n’a jamais constaté la présence de tiques, il croit que l’insecte à suspecter comme hôte intermédiaire est le pou du porc (Hématopinus suis) constant sur ces animaux.
Contre cette hypothèse il faut citer les travaux des Docteurs Durand, Giroud, Larrivé et Mestrallet qui n’ont obtenu ni maladie ni immunité après piqûre ou inoculation de poux broyés recueillis au préalable dans des porcheries où l’on avait constaté la maladie ou nourris sur des porcs expérimentalement infectés. De même ils n’ont jamais rencontré de poux sur les porcs dans plusieurs cas où le porcher avait été récemment atteint.
Au contraire la présence constatée du virus dans les selles et les urines du porc malade les incite à penser que ces urines et ces excréments jouent un rôle dans la transmission de la maladie par contact avec le porcher. Ce contact étant répété, habituel pourrait-on dire avec ces produits virulents il a donc peu de chances d'échapper à la maladie. Ce sont donc les déjections virulentes qui semblent à l’origine de la contamination humaine.
Cette hypothèse est la plus vraisemblable et le virus peut être introduit dans la circulation à partir de ces déjections virulentes soit par une solution de continuité au niveau de la peau, soit aussi par voie muqueuse : conjonctivale, ou buccale, transporté par des mains souillées, puisque nous avons vu que la maladie expérimentale pouvait être obtenue par voie digestive ou
conjonctivale.
Nos trois observations paraissent confirmer cette hypothèse,
Pendant leur séjour à la « montagne » les cochons de l’Aubrac comme bien d’autres, sont élevés à l’étroit dans un local parfois fort sale, ils piétinent dans un magma de boue et de déjections où le védelier doit pénétrer pour leur porter leur nourriture.
Peut-être pourrait-on faire aussi l’hypothèse d’un rôle joué par le rat dans la transmission de la maladie, et le suspecter d’être l’intermédiaire entre le porc et l’homme, les rats sont en effet nombreux dans les burons, ceux-ci étant mal aménagés pour lutter contre eux. Ils y trouvent une nourriture abondante, facile à se procurer et y viennent en nombre. Cependant si on envisageait le rôle du rat, dans la transmission, la maladie n’aurait pas ce caractère professionnel. Tout au plus peut-il jouer un rôle dans la conservation du virus. Mais ce n’est là
qu’une hypothèse.