‹ Nouvelles observationsChapitre 7 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le cadre des virus pathogènes pour l’homme s’est enrichi tout récemment de la connaissance d’un nouveau groupe d’agents infectieux qui ont en commun, outre des caractères biologiques voisins, une aptitude spéciale à provoquer des réactions méningées.

L'extension géographique de ces virus, leur diffusion dans les espèces animales, la nature de leurs manifestations cliniques en laissent dès aujourd’hui pressentir tout l’intérêt.

Parmi ces nouvelles acquisitions de la pathologie au cours de ces dernières années, il en est une dont l’individualisation au point de vue clinique est le fruit des qualités d’observation d’un médecin de campagne, nous voulons parler de la maladie des porchers.

Individualisée pour la première fois par le Docteur H. Bouchet à Cruseilles (Haute-Savoie), petit village de 1500 habitants, elle vient d’être diagnostiquée pour la première fois dans une région du Massif Central : l’Aubrac, par un autre praticien, notre oncle, le Docteur P. Cayla qui l’a identifiée chez trois de ses malades aux environs de Laguiole (Aveyron). Ses trois observations vont être

le sujet de ce travail. Elles nous permettront de rappeler

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les divers symptômes de la maladie des porchers, et d’en refaire l’étude épidémiologique, après un court exposé des conditions dans lesquelles elle a été observée.

Ainsi dans un temps où la science exige un appareil de plus en plus complexe et un laboratoire de mieux en mieux outillé, un homme qui sait regarder ce qu’il voit peut encore tout seul trouver quelque chose. Aussi nous voudrions dire à l’occasion de cette thèse combien la tâche de ces médecins de campagne quoique souvent obscure est méritante. Depuis le début de nos études, ils nous ont tout particulièrement intéressé. Chaque vacance, chaque congé nous voyait revenir vers l’un d’eux qui nous est cher entre tous; au fur et à mesure de la progression de nos études, nous avons pu comprendre quel métier admirable était le leur.

En les accompagnant au cours de leurs visites, le long des sentiers sur les pentes de notre Aubrac, nous avons pu apprécier leur valeur professionnelle et la comparaison entre ces praticiens rompus par l’expérience et le jeune médecin sortant des bancs de la Faculté ou des salles d'hôpital n’est pas souvent à l’avantage de ces derniers.

L'objet de ce travail est justement le fruit de l’observation de ces praticiens ruraux qui savent voir, réfléchir, interpréter. Qu’il me soit permis de leur dire avant de commencer mon respect et mon admiration, et en particulier à l’un d’eux dont je voudrais me montrer digne

toute mon affectueuse gratitude.

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