‹ Nouvelles observationsChapitre 8 sur 24 · RAPPEL HISTORIQUE · texte numérisé non relu

RAPPEL HISTORIQUE

Cette maladie a déjà fait l’objet de nombreux travaux. Comme nous l’avons déjà dit, le mérite d’avoir individualisé ce syndrome particulier doit être attribué au docteur Henri Bouchet. Il l’observa dès 1914, puis à nouveau en 1919 après l'interruption forcée de la guerre et l’intitula « pseudo-typho-méningite des porchers », d’après l’allure de la maladie et son caractère professionnel.

En 1932, Muller fait une description de la même maladie qu’il dénomme : « grippe des laïiteries ».

En 1933, Urech l’observe en Suisse romande et la désigne sous le nom de maladie des jeunes porchers.

Pendant ce temps, l’éminent hygiéniste italien, le Pr. Penso, d’après ses observations personnelles et celles du Docteur Bouchet, entreprend d’importantes recherches qu’il communique sous le titre de « méningotyphus éruptif, sporadique bénin à caractère professionnel ».

Puis de nouvelles observations sont publiées :

— en 1934 par Roch, Demole et Mach, — en 1936, par le Docteur Charleux.

EN'RU CE Tr

lb

— en 1936 également, par le Docteur Bocca de Saint-Etienne.

L'étude expérimentale de la maladie, la nature de son virus et le mode de contagion ont été étudiés par les Docteurs P. Durand, P. Giroud, E. Larrivé et A. Mestrallet, qui sont les seuls à avoir approfondi cette question et dont les résultats furent publiés à l’Académie des

Sciences en 1936.

MILIEU ET CONDITIONS DANS LESQUELS ONT ÉTÉ OBSERVÉS LES CAS DE MALADIE DES PORCHERS SUR L'AUBRAC.

La maladie des porchers vue pour la première fois dans le département de la Haute-Savoie, diagnostiquée ensuite en Suisse et en Italie vient d’être observée dans le département de l’Aveyron, sur le Plateau de l’Aubrac, dans des conditions un peu particulières.

A la limite septentrionale du Rouergue, aux confins des trois départements de l’Aveyron, du Cantal et de la Lozère, il existe une région mal connue et pourtant bien belle dans l’étendue de ses monts, de ses forêts et surtout de ses pâturages : c’est l’Aubrac.

Le Plateau de l’Aubrac où se succèdent deux saisons seulement : le court été de juin à octobre et l’hiver débutant bien souvent dès le mois d’octobre pour ne se terminer qu’en mai, possède au point de vue économique les ressources de ses forêts et surtout de ses alpages. Il constitue en effet dans la zone comprise entre 1.000 et 1.400 mètres, du 25 mai au 13 octobre un immense pâturage où paccagent une vingtaine de mille bovins (pour les 9/10 de vaches laitières de race autochtone : race d’Aubrac une des plus robustes et des plus résistantes).

Ces pâturages sont divisés par des murettes ou de simples

Page 1