SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
Comme l’ovaire, il est divisé en trois loges complètement distinctes, à l’angle interne desquelles se trouvent les placentas portant les graines. La structure de celles-ci est tout à fait normale : elles montrent, à l’intérieur d’un tégument large et membraneux, un corps celluleux ovoïde qui offre l’aspect ordinaire des embryons d’Orchidées avant la germination ; il y a donc tout lieu de croire que ces graines sont fertiles.
Quand le fruit est complètement mûr, il s’ouvre; son mode de déliiscence est aussi rapproché que possible de celui que l’on observe le plus communément, de celui que présentent par exemple les Cypripedium et nos Orchidées indigènes. Six fentes longitudinales le partagent du haut en bas et divisent la paroi externe de la capsule en six pièces d’inégale largeur. Trois, très étroites et formées seulement par une nervure isolée, correspondent au milieu de la loge; elles sont libres dans toute leur longueur et ne restent attachées que par leurs deux extrémités ; les trois autres pièces plus larges demeurent attachées, chacune par sou milieu et dans toute sa longueur, à l’extrémité d’une des cloisons. Les trois cloisons restent jointes ensemble au centre, de sorte que les grandes valves ne sont pas libres comme les nervures ou comme les valves du fruit des Cypripedium,
Les parois de la capsule de VUropedium sont minces; quand elle s’ouvre, les grandes valves s’enroulent par leur bord de dedans en dehors.
La déhiscence du fruit de l ’Uropedium est une déhiscence loculicide, qui présente cette particularité que chaque loge s’ouvre par deux fentes qui se forment l’une à droite l’autre à gauche de la nervure que l’on peut regarder, en suivant la théorie le plus généralement adoptée, comme la nervure médiane du carpelle.
M. de Schœnefeld, secrétaire, donne lecture de la communication suivante, adressée à la Société :
GLANES D’UN BOTANISTE, AVEC DES OBSERVATIONS SUR QUELQUES ESPECES DU MIDI
DE LA FRANCE , par M. Henri LORET.