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Nouvelles Observations Sur Le Posidonia Caulini

Dos observations plus complètes sur (les graines fraîches et dont plusieurs commençaient à germer, qui nous ont été adressées, avec un empressement dont nous sommes très reconnaissants, par M. Huet, professeur au collège de Toulon, par M. Germain de Saint-Pierre et par M. Grenier, sont venues confirmer et donner plus de certitude à ces premières études; elles nous ont montré, en outre, que la tache brune signalée par M. Gasparrini n’est pas le micropyle, mais le point d’origine de la radicule normale qui se développe souvent en une racine plus ou moins allongée, que cette tache appartient par conséquent à l’embryon et correspond en effet à son extrémité micropylaire. Quant au micropyle lui-même, il n’est plus possible de le reconnaître sur la graine, car les téguments de la graine sont presque entièrement détruits; dans les fruits mûrs, on n’en voit que des débris altérés, et l’embryon semble renfermé directement dans la cavité du péricarpe.

On voit qu’en ce qui concerne l’embryon, nos observations s’accordent complètement avec celles d’Adr. de Jussieu.

M. de Schœnefeld, secrétaire, donne lecture de la communication suivante, adressée à la Société :

NOUVELLES OBSERVATIONS SUR LE POS1DONIA CAULINl,

par M. GERMAIN I*E SAINT-PIERRE.

(Saint-Pierre-des-Horts près Hyères, l #r juillet 1800.)

Il y a trois semaines environ, la côte de l’Almanarre et la plage de Giens (étroite bande de sable qui rattache l’île à la côte) étaient couvertes des fruits mûrs du Posirlonia Caulini; comme le flot qui les apporte ne les enlève pas moins facilement lorsque lèvent change de direction, et que, d’ailleurs, il suffit d’une journée de soleil pour les brûler lorsqu’ils sont à sec sur le sable, j’en ai fait une abondante récolte et je les ai déposés entre les rochers submergés d’une petite crique qui dépend de ma propriété de Saint-Pierre-des- Horts, en les maintenant sous des pierres et des galets.

Au reçu d’une lettre de notre savant confrère M. J. Gav, qui m’engageait à contribuer à l’enquête actuelle relative au Posidoma par 1 envoi de pièces vivantes et autres, je suis allé rendre visite à mon semis sousmarin que j’ai trouvé dans l’état le plus satisfaisant. Je viens d’expédier a MM. Gay et Brongniart des spécimens de ce semis en germination et aussi les fruits les plus attardés qu’il m’a été possible de rencontrer. J’y ai joint des sommités fleuries que j’ai recueillies en octobre dernier (également rejetées par les vagues sur la plage) et que j’ai laissées sécher à Pair libre pour ne pas les déformer; elles reprennent aisément leur forme, et presque leur fraîcheur, par un séjour de quelques heures dans l’eau.

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