SÉANCE DU 13 JUILLET
Fleurs hermaphrodites presque régulières, disposées en épis. — Pèrianthe
nul. — Etamines trois; filet nul; connectif en forme de capuchon membraneux, embrassant l’ovaire, surmonté d’une arête flcxucuse sous-apiculaire ; loges de l’anthère linéaires, un peu llexueuses, souvent irrégulières, insérées sur le dos du capuchon et sc prolongeant au-dessous du niveau de l’insertion de l’étamine ; pollen à grains de forme confervoïdc. -— Ovaire constitué par un seul carpelle, sessile, uniloculaire, uni-ovulé ; ovule inséré au-dessus de la base de la loge, ascendant, d’abord semi-réfléchi puis courbé ; style charnu, résultant de l’atténuation de l’ovaire; stigmate en couronne laciniéc à laciniures denticulées. — Fruit constitué par un seul carpelle, libre, sessile, drupaeô, de forme ovoïde, obtus, à péricarpe entièrement charnu, de couleur verte, volumineux, sc déchirant vers la base, «à la maturité, en lambeaux irréguliers dans la moitié de sa longueur. — Enveloppes de la graine confondues, à la maturité, avec le péricarpe. Péfisperme nul. Embryon volumineux, charnu, de couleur verte, ovoïde, marqué d’une dépression longitudinale (embryon plié?); radicule paraissant sc développer, non à l’extrémité radiculaire de l’embryon (laquelle est rapprochée du hile), mais naissant
sur la courbure de l’embryon, vers sa base apparente et en un point éloigné du hile.
feuilles
Plante vivace, sous-marine; à rhizome ligneux, traçant, subdichotome, ecouvert dans sa partie ancienne des débris filamenteux des bases de feuilles détruites; à rameaux herbacés, comprimés, foliacés; à larges, distiques. — Inflorescence eu épis simples, pauciflores, axillaires el terminaux, munis de bractées à leur base, nus dans leur partie supérieure. Fleurit en octobre; mûrit en juin.
M. Cosson fait à la Société la communication suivante :
LISTES des PLANTES OBSERVÉES AUX ENVIRONS DE THURELLES (LOIRET), SUR LES DÉBLAIS ET LES REMBLAIS RÉCENTS DU CHEMIN DE 1ER DE MORET A MONTARGIS ,
par N. K. COSSON.
• avais toujours regretté de iravoir pas profité des grands travaux de ter* cassement nécessités par les fortifications de Paris, pour étudier la première végétation <pii se développe dans les terrains remués et les modifications successives (pic le temps y apporte. L établissement du chemin de fer de AJorct à Montargis, au voisinage immédiat de Thurcllcs (près JDordives), ou je passe habituellement plusieurs mois de la belle saison, me permet d cntreprendie
•lu reste tout fragment de tissu végétal, peut donner naissance a un ou plusieurs Loinî?cons; il est vrai de dire que lorsqu’il s’agit d'un fragment, c est sur la cicatrice 'lue naissent les bourgeons, mais dans le cas présent il peut y a\oireu blessure ou échirure accidentelle de l'embryon.