‹ Nouvelles Observations Sur Le Posidonia CauliniChapitre 5 sur 6 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

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angle interne), est inséré un ovule ordinairement unique; cet ovule est ascendant, semi-réfléclii-courbé. L’inspection d’un grand nombre de fruits nous a montré la présence assez fréquente de deux graines, dont généralement l’une se développe incomplètement ; mais c’est là une exception, et l’ovaire doit être considéré comme normalement uni-ovulé.

Fruit, graine et germination. — J’ai peu de chose à ajouter à ce que j’ai dit précédemment (séance du 10 juin 1857), du fruit et de la graine. On sait que je considère l’embryon des Monocotylécs comme, en général, composé primordialement d’un organe foliaire, et secondairement d’un bourgeon né de cette feuille (structure qui est analogue à celle que je crois avoir démontrée chez les bulbes dits pédicellés), mais je ne mentionne ici ce point de doctrine que pour mémoire. Que la masse charnue qui constitue l’embryon du Posidonia soit primordialement un organe foliaire, ou un organe axile, une sorte de gemme, il importe surtout à l’étude que nous faisons aujourd’hui que les faits qui résultent de l’observation directe soient clairement exposés.

J’ai attribué la dépression longitudinale que l’embryon présente sur une de ses faces à la pression produite par le rapbé qni, à la maturité, m’a semblé rester adhérent au péricarpe avec les enveloppes de l’embryon. Cette question serait facilement éclaircie par l’examen de fruits à demi mûrs «pie je ne me suis pas encore procurés (la mer ne les rejetant ordinairement sur la plage que lorsqu’ils se détachent après la maturité) ; néanmoins, l’embryon étant courbé ou plié, la dépression centrale peut aussi être le résultat de cette courbure. Le bourgeon primordial (plumule), qui se développe à la germination, naît de l’extrémité de l’un des côtés du fer-à-chcval «pii résulte de la courbure de l’embryon (c’est-à-dire à son sommet réel). Quant à la radicule, elle naît assez peu régulièrement de la base apparente de l’embryon ou d’un point voisin de cette base (convexité du fer-à-chcval). D’autres racines (dites adventices) naissent, comme chez les autres Monocotylées, autour de la base de la gemmule. J’ai rencontré un cas tératologique où l’embryon présentait deux gemmules collatérales espacées et divergentes ; cela pouvait être un de ces cas de dédoublement qui se rencontrent chez les embryons des Monocotylées comme chez ceux des Dicotylées (et «pie j’ai eu assez fréquemment occasion d’observer) ; néanmoins, bien «pie deux gemmules se fussent développées, le corps de l’embryon paraissait simple et n’était pas modifié dans sa forme; enfin j’ai rencontré un autre embryon dont l’unique gemmule, au lieu de naître à son extrémité supérieure, avait pris naissance sur sa partie latérale (1> Nous croyons devoir terminer celle étude par une description concise du

genre Posidonia.

(!) Ces derniers laits, bien qu’anomaux, viendraient à l’appui de l’opinion qui cousidérerait cet embryon comme une sorte de gemme; néanmoins ils n’excluent pas non plus l’opinion que cet embryon peut être de nature foliaire, puisque, dans certain * conditions tératologiques et pathologiques, une feuille ou une portion de feuille, comme

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