‹ Nouvelles odes funambulesquesChapitre 1 sur 11 · M. DCCC. LXIX · texte numérisé non relu

M. DCCC. LXIX

ad.

A Pierre Véron

ous le savez, mon cher ami, j'avais composé tout jeune encore, pour quek]ues poètes et pour moi, les premières esquisses, plus tard augmentées, dont le caprice d'un ami, d'un éditeur artiste. Poulet- Malassis, a fait les Odes Funambulesques. Mais, le livre une fois publié, j'avais bien résolu d'en rester là. Content d'avoir fait pressentir le parti immense que la langue française pourrait tirer de l'élément bouffon uni à l'élément lyrique, je voulais me borner à l'avoir indiqué, laissante un héritier d'Aristophane etdugrand Heine (s'il en doit venir) la gloire de réaliser ce que j'avais seulement osé entrevoir.

Mais qui de nous fait jamais ce qu'il' s'est proposé de faire? Une première fois, j'ai manqué à la parole que je m'étais donnée, en écrivant, à la prière

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