ODE DOUZIÈME
L'athlète , yainqueur dans Taréne , Est en honneur dans la cité ^ Son nom , sans que le tems Fentraine , Par les peuples est répété , Depuis cette plage inféconde Où dort sur la borne du monde L'Hiver , vieillard au dur sommeil ^ Jusqu'aux lieux où , quand nait Taurore ,
io6 LE CHANT DE L'ARENE.
On entend , sous l'onde sonore , Hennir les coursiers du Soleil.
Voici la fête d'Olympie !
Tressez l'acanthe et le laurier !
Que les dieux confondent l'impie !
Que l'antique audace assoupie Se réveille au cœur du guerner !
Venez , tous que la gloire enchaîne !
Voyez les prêtres d'Apollon , Pour votre victoire prochaine , Ravir des couronnes au chêne Qui jadis a vaincu Milon.
Venez de Corinthe et de Crète , De Tyr, aux tissus précieuic ,
De Scylla , que bat la tempête ,
Et d'Athos y oili Pâlgle s'arrête
Pour Yoir de plus haut dan» les deux !
Venez de File des dolombes ,
Venez des mers d« rArehipel ,
De Rhode , aux saintes hëcatottiiies ,
Dont les guerriers jusqu'en leurs tombes
De Bellone entendent Tappel !
Venez du palais centenaire Dont Gécrops a fondé la tour^ D'Argos , de Sparte quVn Ténère -y De Lemnos oit naît le tonnerre ; D'Amathonte où naquit l'Amour !
Les temples saints , les gynëcëes , Chargés de yerdoyatis Pestons ,
io8 LE CHANT DE L'ARENE.
Tels que de jeunes fiancées , Sous des guirlandes enlacées y Ont cache leurs chastes frontons.
Les Archontes et les Éphores Dans le stade se sont assis y Les vierges et les canéphores Ont purifié les amphores Suivant les rites d'Eleusis.
On a consulté la Pythie , Et ceux qui parlent en réyant.
A l'heure où s'éveille Clytîe , D'un vautour fauve de Scythie On a jeté la plume au vent.
Le vainqueur de la course, àgde- Recevra deux trépieds divins ,
£t hi cottpe j agreste et firagiie , Dont Bacchus a touché i'argîle, Lorsqu'il goûta les pvettiîers tIds.
Celui dont le disque mobile ReuTersera les trois faisceaux , Aura cette urne indélébile , Que sculpta tTune main habile Pfalégon, du pays de Naxos.
Juges de la gloire innocente y Nous offrons au lutteur ardent Une cblamyde éblouissante De Sidon y qui , riche et puissante , Joint le caducée au trident.
Lutteurs , discoboles , athlètes , Réparez vos forces au bain ^
no LE CHANT DE L'ARENE. ODE XIL
Puis yenez vaincre dans bos fêtes , '
Afin d'obtenir des poètes
Un chant sur le mode thébain !
L'athlète , vainqueur dans l'arène , Est eu honneur dans la cité ; Son nom , sans que le tems l'entraîne »
Par les peuples est répété , Depuis cette plage inféconde Où dort sur la borne du monde L'Hiver, vieillard au dur sommeil, Jusqu'aux lieux où , quand naît l'aurore, On entend sous l'onde sonore
Hennir les coursiers du Soleil.
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Panem et drcenses !
JCYÉNAL.
Cependant le peuple s^assemblait à ramphithéàtre de Vespasien.
Chateaubriaud. Mattyrs.