‹ Nouvelles odesChapitre 50 sur 51 · LE DERNIER CHANT · texte numérisé non relu

LE DERNIER CHANT

Tombant , pluîe orageuse ou propice rosée , N'a point flétri l'ivraie et fécondé les fleurs.

Du tombeau tout francbit la porte.

L'Homme , bêlas ! que le tems emporte ,

En vain contre lui se débat.

Rien de Dieu ne trompe l'attente j

Et la rie est comme une tente

Où l'on dort avant le combat.

Voilà , tristes mortels , ce que leur ame oublie ! L'urne des ans pour tous n'est pas toujours remplie. Mais qu'ils passent en paix sous le ciel outragé ! Qu'ils jouissent des jours dans leurs frêles demeures! Quand dans l'éternité leur sort sera plonge y . Les insensés en vain s'attacheront aux Heures , Gomme aux débris épars d'un vaisseau submergé.

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