LE DERNIER CHANT
Tombant , pluîe orageuse ou propice rosée , N'a point flétri l'ivraie et fécondé les fleurs.
Du tombeau tout francbit la porte.
L'Homme , bêlas ! que le tems emporte ,
En vain contre lui se débat.
Rien de Dieu ne trompe l'attente j
Et la rie est comme une tente
Où l'on dort avant le combat.
Voilà , tristes mortels , ce que leur ame oublie ! L'urne des ans pour tous n'est pas toujours remplie. Mais qu'ils passent en paix sous le ciel outragé ! Qu'ils jouissent des jours dans leurs frêles demeures! Quand dans l'éternité leur sort sera plonge y . Les insensés en vain s'attacheront aux Heures , Gomme aux débris épars d'un vaisseau submergé.