ODE XXVIII
Le Seigneur m'a donné le don de sa parole y Car son peuple Toublie en un lâche sommeil ^ Et 9 soit qlie mon luth pleure , ou menace , ou console , Mes chants voient à Dleu^ comme Taigle au soleil.
Mais , ô fleurs sans parfums , foyers sans étincelles , Hommes ! Tair parmi yousmanqiie à mes larges ailes^ Votre monde est borné , Totre souffle est mortel ! Les lyres sont pour tous comme des Toix vulgaires. Je m'enivre d'absynthe : enivrez-vous de miel ! Bien : — Aimez vos amours et combattez vos guerres, Vous , dont Toeil mort se ferme à tout rayon du ciel !
£u vain j'ai fait gronder la vengeance étemelle ; En vain , j'ai , pour fléchir leur ame criminelle , Fait parler Je pardon par la voix des douleurs. Du haut des cieux tonnans, mon austère pensée , Sur cette terre ingrate où germent les malheurs , ,