‹ Nouvelles œuvres choisies de Mgr. DupanloupChapitre 25 sur 49 · U Industrie. i Fêtes hebdomadaires, i Fihrintîon · texte numérisé non relu

U Industrie. i Fêtes hebdomadaires, i Fihrintîon

ou le pouvoir pratique, f 1 * ciuiiuaiiuu.

Agriculture.

Banque.

Commerce.

Les jours de la semaine , dans la religion positiviste , seront ainsi nommés :

Lundi Maridi.

Mardi Patridi.

Mercredi Filidi.

Jeudi Fratridi.

Vendredi Domidi.

Samedi Matridi,

Dimanche Humanidi.

Je me borne à ce fragment : je fais grâce aux lecteurs des modèles des rtrcs adorés.

DÉFENS'E DE LA RELIGIOM. 279

péril, que de si abominables doctrines étaient mortes en naissant, qu'elles ne feraient point de progrès... Eb bien! non, elles marchent, elles avancent, elles gagnent cbaque jour du terrain parmi les ouvriers et dans la jeunesse.

Depuis que mon Avertissement a paru , ces jours-ci même, je lisais, dans une lettre du disciple et exécuteur testamentaire de IVI. Comte , M. le docteur Robinet, médecin de Paris, lettre adressée à un rédacteur de V Avenir national et de la Morale indépendante , M. Morin, et ainsi datée, conformément au calendrier positiviste, a Paris, 17 Shakspeare 78 (24 septembre 5) 1866) 5' , je lisais, dis-je, dans cette lettre, les détails instructifs que voici : « Depuis la mort d'Auguste 5) Comte, le positivisme continue à se développer non- « seulement en Europe, en France et en Angleterre, » mais aussi en Amérique^ dans TAmérique du JVord et 5) dans FAmérique du Sud, tant j9«r la propagation de " sa doctrine que jt?«r le maintien de ses institutions ' . «

Et en France, de nombreux écrits paraissent cbaque jour, publiés dans des librairies célèbres par des hommes qui ne sont pas sans culture d'esprit, et où Tathéisme, caché sous Tenveloppe de la doctrine positiviste, est hautement professé au nom de la science;

* M. le docteur Robinet cite à l'appui de son dire une partie des nombreuses « publications politiques et sociales faites en 1856 s et 1806, par MM. Gonjpève, Magnin, Bridges^lutlon, Ilarrisson, 3) Beesly, Parbcr, Cookson , etc., et qui sont toutes des applications 51 de la doctrine positiviste d ; & et aussi les écrits de MM. lOdger et •n Haie, sur \a philosophie, la politique et la religion positivistes; > et ceux de M. Crandào, dans l'Amérique du Sud, » {Journal de Belfort, 3 novembre 18(30.)

et voilà pourquoi je suis obligé de revenir tristement sur toutes ces choses.

J'ai sous les yeux un volume d'éducation, publié il y a trois ans par un disciple fervent do M. Auguste Comte, un médecin de Paris, AI. le docteur Bourdet, et qui, dès sa première page, déclare nettement que l'athéisme, qu'il qualifie de régime scientifique, remplace aujourd'hui la croyance en Dieu, qu'il appelle le régime théologique.

Et l'athéisme enivre tellement ce disciple de M. Comte, qu'il s'imagine que 1^ hommes, une fois délivrés de la croyance en Dieu et de ses caprices autocratiques ^ seront délivrés par là même de ce que M. Bourdet appelle les dernières résistances de la fatalité cosmique.

ce Le régime scientifique, essentiellement antagoniste « du régime théologique, va remplacer ce dernier... 1) hlujpothèse que Laplace dédaigne (V existence de V Dieu), ne peut prendre place dans les résultats encyw clopédiques dus au régime nouveau : elle sera encore » quelque temps \e partage et le refuge des gens timo-

■>■) RÉS, RÉTROGRADES OU IGNORA\'TS ^ î)

On ne Ta pas oublié, d'ailleurs : celui que la plupart des positivistes regardent aujourd'hui comme leur chef, et que M. le docteur Bourdet appelle « un interprète 55 de la doctrine autorisé par le savoir et Fhabileté ^ îj , a exprimé l'athéisme de la doctrine positiviste dans des textes, s'il est possible, plus formels encore :

't L'idée d'un être théologique quelconque... c'est,

1 P. V, vr.

Page 1