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« comme le disait Laplace, une hypothèse désormais » inutile ' . «
et Si, par une satisfaction purement individuelle, on " retenait l'idée d'un être théologiquc quelconque, » multiple ouunique, il n'en faudrait pas moins aussitôt y) le concevoir réduit à la nullité et à un office nominal •>•> et surérogatoire ^ . i'
Puisque Dieu n'existe plus et ne servirait à rien, il ne faut donc plus parler de Dieu, ni dans les sciences, ni même dans l'éducation de la jeunesse, et M. Bourdet écrit un livre à' éducation positive ^ précisément parce que ^<>\'d philosophie nouvelle se propose de remplacer « la pédagogie fondée sur les abstractions théologiques w ou métaphysiques " (Dieu et l'âme), « par une édu- " cation basée sur des principes positifs et concrets ^ « , c'est-à-dire en langage français, par une éducation athée et matérialiste ; car M. Bourdet repousse l'hypothèse de l'âme comme l'hypothèse de Dieu : et à quel degré matérialiste, on peut le voir à la page 93, que je n'ose citer.
Cet athéisme toutefois et ce matérialisme n'empêchent pas l'auteur de parler religion, comme AI. Comte ; parce que, " comme on le disait bien avant la systéma- » tisation biologique, l'homme est un animal adora- 5) teur '^ y> .
L'éducation positiviste donnera donc au jeune homme une religion; on lui apprendra à adorer, non pas Dieu,
1 Conservation, Révolution, Positivisme, p. 298.
2 Ibid., p. 297.