CHARLES PITOU
Bibliographie. — Poésie : Bonheurs intintes (Daupelay, Mortagne, 1873); — Les Fetix follets (Daupelay, Mortagne, 1874) ; — Les Larmes d'Or (Vanier, Paris, 1878). — Prose : Mes vingt-huit jours au 115^ de Ligne (Ginoux, Beliême, 1877).
En préparation : Au Pays Percheron ; Histoires de chez nous.
M. Charles Pitou a collaboré à la Revue Normande et Percheronne, au Dictionnaire illustre' des Contemporains, aux Hommes d' Aujourd' hui, à la France Illustrée, à la Plume, au Chat-Noir, à VÉcho de la Semaine, au Bon Journal, à V Événement, aux Annales Politiques et Littéraires, au Lierre, au Perche, etc.
M. Charles Pitou (Charles-Marie-Céleste), greffier de justice de paix à Senonches (Eure-et-Loir), est né à Beliême (Orne) le 12 mars 1849. Il commença ses études à l'école communale de Longny (Orne), où ses parents s'étaient fixés dès 1853, et les acheva au collège de Nogent-le-Rotrou. Puis, il entra — bien malgré lui — dans une étude de notaire à Longny. C'est là qu'il écrivit ses premiers vers, qui datent de 1869. Son premier recueil ne parut cependant qu'en 1873 sous ce titre: Bonheurs intimes, qui rappelait les Intimités de François Coppée, dont l'auteur avait subi le charme. Les Feux follets, publiés une année après, avec une lettre de Victor Hugo et une préface de Paul Labbé, et le dernier recueil de M. Charles Pitou, Les Larmes d'Or, précédé d'un sonnet-préface de Joséphin Soulary (1878), se ressentent de la même influence, et aussi de celle de l'auteur des Contemplations. Ce sont des vers de jeunesse d'une inspiration franche et sincère. Le poète chante ses ivresses et ses désillusions. On y trouve des
souvenirs de la guerre de 1870, où le sergent Pitou fit preuve d'un courage héroïque *).
M. Charles Pitou a pris une part active au mouvement littéraire de sa province. Il a collaboré à la plupart des journaux de Normandie.
*) M. Charles Pitou, bien que très jeune encore, se vit appelé, en 1870, dans les rangs de la garde mobile. Il prit part, le 12 janvier 1871, au combat de Courceboeufs, où son attitude héroïque décida de la prise du village. Cette action d'éclat lui valut la médaille militaire. (Voir : U Armée de la Loire par Grenest, pg. 873).
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