‹ Nouvelles pièces à direChapitre 18 sur 50 · LE VIEUX MUSICIEN · texte numérisé non relu

LE VIEUX MUSICIEN

SoD œuvre, que dans l'ombre il croyait enfouie,

Renaît et resplendit à sa vue éblouie.

Il écoute en Joignant les maius, et quand le chant

S'achève dans un rythme ineffable et touchant,

Un immense frisson court dans tout l'auditoire.

Les bravos, répétés comme un bruit de victoire.

Eclatent dans la salle et s'élèvent d'un bond

Dans le grenier désert du pâle moribond.

Quel bonheur est le sien I Comme il voudrait vnir celle

Qui dans sa nuit obscure allume tine étincelle 1

Comme il voudrait ouvrir son cœur reconnaissant

Et dire avec amour l'émotion qu'il seol 1

Soudain, d'une poussée il voit s'ouvrir la porte.

Une femme surgit A ses yeux : elle apporte

DesSeurs à pleines mains : — C'est moi, Bianca, c'est moi 1

Ces couronnes de fleurs, ces bouquets, sont pour loi.

Cher maître 1 C'est un juste hommage à ton génie. —

Et lui, le regard plein d'une joie infinie,

Et les deux bras ouverts : — Merci, lu viens m'offrir

La gloire. El maintenant, Bianca, je puis mourir. —

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