LE CONNÉTABLE DE DOURIÎON
Maia à son tour, debout et dans un calme fier, Derrière le granit surgit un mur de chair.
Alors s'ouvre nn combat gigantesque : la hache Pleine d'éclairs se lève et tombe sans relfiche. Le sang coule à ruisseau sur le glacis fumant : Ce n'est pas un combat, c'est un égorgement- Et pourtant la victoire est indécise encore.
Tout à coup il s'élève une rumeur sonore.
Un bruit large et profond dans le vent apporté : ■ — Mort aux. envahisseurs I Ce grand cri répété Jette aux cœurs des frissons, éJectrise les âmes. Aloi'B, dans la fumée, on voit sm'gir les femmes Qui, la colère aux yeux et le fer à la main.
Ont des remparts en feu pris aussi le cliemin . peuples ! saluez cette page d'histoire I L'intrépide renfort décide la victoire, Et l'ennemi rompu, foulé de toutes parts, Avec la honta au fronl roule au bas des remparts.
LES COULEURS
— Quand tu parles, ta voix aimée Dans mon cœur vibre bien longtemps, C'est une chanson du printemps Passant dans la brise embaumée ; Rien n'est doux comme cette voix.
Et quand je l'écoulé, je vois.
Loin de l'ennui triste et morof'e, Tout en rose.
Quand tn me regardes, tes yeux Ont des clartés enchanteresses Bien plus douces c|ue les caresses De l'éloile qui veille aux cifeûx ;
Li:S COULUURS
Ltiur aKur profond mo pénèlro De tant de joie et du bien-ùlre, Que piti' lui je vois, en loul lieu.
Tout en blnu.
Le chant que la jeunesse entonne Ne peut rien à mes soixante nns ; L'amour n'a point d'âge, et l'aulomne Vaut souvent mieux que le printemps.
Mon oœur a tant d'etïervtscence Qu'il voif, comme une reuaissiincc, L'aviîilir sur mes pas ouvert ïoui en vert.
Sols doufi ma compagne adorée :
Par moi la richesse et l'amour Sur ton existence dorée Viendront resplendir chaque jour; Dn y songeant mon unur s'éloilc, Et je vois à travers Ion voile
LES COULEURS
Et ton beau sourire troublant Tout en blanc. —
— Vous faites un nouvel adage, Répond la jeune fille, mais Si vraiment i'amour n'a point d'âge, C'est qu'il ne doit vieillir jamais. Jeunesse, amour, quoi qu'il vous sem Doivent aller toujours ensemble.
Et l'on voit près des vieus maris Tout en gris.
Vous parlez de votre fortune :
On y tient fort de notre temps.
Mais sa splendeur inopportune N'ôte rien à vos soisante ans.
Vingt ans mettent l'âme en liess Et l'on voit, avec la vieillesse Qui se berce d'un fol espoir.
Tout en noir.
LES COULEURS
Gardez-vous d'un tel alliage :
Il faut des époux assortis.
Prenez le meiOeur des partis Et renoncez au mariage ; Le ménage hors de saison MonU-e au mari, dans l'horizon Que l'amour en vain badigeonne, Tout en jaune. —