DITE PAR GEORGES RUEF
Quand le silence règne au fond de l'étendue.
Quand la brise s'endoi't dans l'ombre des grands bois, La harpe éolienne aux branches suspendue Demeure immobile et sans voix.
Mais qu'un souffle s'éveille à travers la ri Que le plus léger liruit s'élève comme un Devant le souffle tiède ou le va
La harpe a soudain le friason,
1S8 MÊTAl'HORE
Et SOUS repaie feuillage et dans l'ombre attiédie, Au milieu du silence et du l'ecucilleuient, It s'élève une longue et fraiclie mélodie Qui donne le ravissement.
Ainsi le cœur, alors que rien n'y vibre encore. Demeure sans échos, sans bruits mélodieuK, Mais qu'un réveil soudain lui vienne de l'aurore, Qu'un souffle passe dans les cîcus,
Qu'une voix, écoutée ainsi qu'un tendre exorde,
Lui parle, mille éclios résonnent lour à tour.
Et font monter de chaque harmonieuse corde
Le divin rythme de l'amour.