LES PUDEURS DE VENUS
Daus le jardin des Tuilenea Une Vénus en marbre blanc, Sur un socle et sans draperies, Me regardait d'un air dolent.
Elle avait la tête expressive, Les contours tracés lichenient ; Pourtant elle semblait pensive Dans son superbe isolement.
Elle était sous un massif d'ombre ; Le jour pâlissait dans les cieus, Elle massif devenait sombre Devant mes pas silencieux.
LES nUDEURS DE VÉNUS
Intrigué, je m'approchai d'eûe :
Sans éire un chef-d'œuvre parfait Celait un gracieux modèle, Mais trisle et pensif, en effet .
Et, chose encor plus surprenante, -Te crus voir, au bout d'un moment. S'ouvrir sa bouche frissonnante, Et son corps faire un mouvement.
Étonné devant ce prodige
Qui me paraissait inouï :
— Pourrais-tu me parler? lui disje;
Et la Vénus répondit : Oui.
Je repris alors : O statue I Puisque tu daignes m'écouter Bien que tu sois fort peu vêtue, Je dois d'abord me préa