LE CLOITRE
Et dire, en ébranlant la porte qui se fend :
— J'ouvre pour que ce père embrasse son enfant I
Mais rien ne vient du ciel, rien ne tonne et ne broie
Le mur toujours debout pour conserver sa proie. . .
Je veux revoir ma. fille, oui, je veux la revoir !
Je m'insurge, à la fin, contre un pareil pouvoir I
Mes fourmentssont trop durs, ma souCfranceest trop grande)
Je veux revoir ma fille, il faut qu'on me la rende I
Il me faut ce rayon du ciel dans mon enfer !
Ah t si j'étais géant avec des bras de fer.
Si j'avais un instant la force d'une trombe.
Comme je secouerais cette vivante tombe !
Comme j'engouffrerais dans le dédale noir
Le souffle de ma haine et de mon désespoir !
Comme je balaierais ces arches féodales !
Comme j'entasserais sur ces funèbres dalles
Les débris arrachés au sombre monument,
Dussé-je être écrasé dans cet ébranlement I