‹ Nouvelles pièces à direChapitre 46 sur 50 · LE CLOITRE · texte numérisé non relu

LE CLOITRE

Et dire, en ébranlant la porte qui se fend :

— J'ouvre pour que ce père embrasse son enfant I

Mais rien ne vient du ciel, rien ne tonne et ne broie

Le mur toujours debout pour conserver sa proie. . .

Je veux revoir ma. fille, oui, je veux la revoir !

Je m'insurge, à la fin, contre un pareil pouvoir I

Mes fourmentssont trop durs, ma souCfranceest trop grande)

Je veux revoir ma fille, il faut qu'on me la rende I

Il me faut ce rayon du ciel dans mon enfer !

Ah t si j'étais géant avec des bras de fer.

Si j'avais un instant la force d'une trombe.

Comme je secouerais cette vivante tombe !

Comme j'engouffrerais dans le dédale noir

Le souffle de ma haine et de mon désespoir !

Comme je balaierais ces arches féodales !

Comme j'entasserais sur ces funèbres dalles

Les débris arrachés au sombre monument,

Dussé-je être écrasé dans cet ébranlement I

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