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DIT PAR COQUELIN AINE, DE LA COMEDIE-FRANÇMSI

— J'ai la jeunesse et j'ai la force ; Dans le bronze je suis pétri ;

La sève passe sous l'écorce.

Acceptez- moi donc pour mari.

Dans ce siècle presque invalide Être un mari toujours solide Est un fail qui n'est pas commun.

Voyez mes bras, voyez ma taille.

— Mais vous n'avez ni sou, ni maille :

Donc, grand merci, Monsieur.. , Et d'un !

— Je suis enseigne de marine,

Je sens mon cœur, tout plein d'amour, Battre pour vous dans ma poitrine ; Je dois être amirEil un jour.

Pour conquérir mes épauletlea J'affronterai vents et tempêtes.

Ciel noir et combats hasardeux.

— Un marin, chacun le proclame.

N'est pas assez avec sa femme :

Grand merci, Monsieur,.. Et de deux !

— Je suis poète, j'ai des ailes Pour prendre un idéal chemin.

Mon front rayonne d'élincelios.

Je plane sur le genre humain.

Je réside dans l'harmonie ; Devant l'élan de mon génie

Les deux mêmes semblent étroits; J'aime l'azur, j'aime les roses.,,

— Vous aimez beaucoup trop de choses .

Grand merci. Monsieur,,, Et de trois 1

— Je suis un inventeur : j'invente Système ou procédé nouveau; Cliaque flbre de mon cerveau

Sans cesse invente, et je m'en vanlo.

J'invente en regardant en i'air, J'invente sur terre et sur mer.

Pour vous, femme que j'idolâtre.

J'inventerai des passions 1

— Ah ! mon Dieu ! que d'inventions !

Grand merci, Monsieur... Et de quatre!

— Je suis un célèbre docteur,

Un peu viens, c'est vrai, mais qu'iinporie

Pour fortune je vous apporte

Un livre dont je suis l'auteur,

La Purge t En vain plus d'un s'insurge

Contre les effets de la purge :

On trouve mon traité succinct

Dans toutes les bibliothèques.

~ Allez purger vos hypothi^ques :

Grand merci, Monsieur... Et de cinq !

riE UN A DIX

— Je suis astronome ; je passe

Dans l'immense clarté des cieui,

Les ruissellements de l'espace

N'ont rien de caché pour mes yeux.

Mais dans l'aziir qui se dévoile

Je vous vois, ô ma clière étoile !

Vous rayonnez, ô mon beau lis !

Voilà mes deux mains. — C'est trop d'une,

Vous vous promenez dans la lune :

Grand merci. Monsieur,.. Et de six !

Prenez-moi : je suis numismate i J'ai des objels de bronze et d'or.

Et des médailles dont on flatte La rareté comme un trésor.

Par leur antiquité notoire Je remonte toute l'histoire Jusqu'au temps des enfants de Solh ; Prenez-moi. — Dans ces antiquailles Combien de revei's de médailles !

Grand merci, Monsieur... El de sept !

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