‹ Nouvelles pièces sur Molière et sur quelques comédiens de sa troupeChapitre 16 sur 36 · I. Taschbrbàu : Hisl. de M^lUff* P4.IQ · texte numérisé non relu

I. Taschbrbàu : Hisl. de M^lUff* P4.IQ

52 Matière.

par eux confiés à cet Âmblard et que telle est l'origine de la contestation au sujet de laqudle fut rendu rarrôt du Parlement publié plus bas.

Quoi qu'il en soit, le procès n'aboutit pas.

Molière, qui de défendeur qu'il était à l'origine s'était fait demandeur pour gagner du temps, paya sans doute intégralement le procureur Eruslé, car malgré toutes mes investigations, je n'ai pu rien retrouver sur les suites de cette affaire,

1665. — 31 mars.

LA Cour ayant aucunement égard à la requête préfentée par Jean-Baptifte Pocquelin, fieur de Molière et confors, comédiens de M. le duc d'Orléans, contre maître Antoine Bruflé, procureur en ladite Cour, prétendu créancier de défunt François Amblard et vu la requête fommaire des fupplians du deuxième janvier dernier, fommations d*y défendre et autres pièces attachées à ladite requête fignée Contefle, procureur des fupplians ;

Ouï le rapport de meffire Jean Gaudart, confeiller du Roi en ladite Cour et tout confidéré :

A ordonné et ordonne que pour faire droit fur ladite requête, les parties feront tenues de venir plaider au lendemain de Qjuafimodo ' ; cependant fait défenfe audit Bruflé et à tous huiffiers et fergents d'attenter aux perfonnes et biens des fupplians à peine de tous dépens, dommages «t intérêts.

X. Suivant VJrt de vérifier les dates et la Théorie du calendrier, par Francœur, Pâques tombant en 1665 le $ avril, le lendemain de la Quasimodo est donc le lundi 1 3 du même mois.

Arrft du Parlement renvoyant dawit da arbitres, deux libraires qui se disputaient la propriétl if un libelle sontre MoiOn.

lArshwu Hiiaulat, X». ifiï,\

Ie Festin de Pierre fut repré- Isenté pour la première fois, là Paris, le i; février i66^.

IM. Taschereau assure que la pièce eut peu de succès ei il attribue cet échec aux efforts d'une cabale qui s'étùt formée contre l'auteur" à cause des trois premiers actes de Tartufe représentés à Versalles au mois de mai précédent et dont il

avait étéfait quelques lectures- dans le public. Certaine tirade prononcée par Don Juan à la scène II du 5* acte, avait également contribué, paraît-il, à l'iasuccès de l'ouvrage.

Divers écrits parurent à propos du Festin de Pierre ; ces écrits étaient presque tous des libelles ; Tua d'entre eux, le plus célèbre, est attribué à un avocat au Parlement de Paris nommé de Rochemont. Il avait pour titre :

Observations sur une comédie intitulée: le Festin de Pierre, et parut peu après la représentation* . Quoique ce livre fût haineux et plein de partialité, il n'en fut pas moins très-recherché, si recherché même qu'il obtint les honneurs d'une contrefeçon tout comme une comédie de Molière. C'est du moins ce que nous apprend l'arrêt du Parlement placé en suite de

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