I. Taschereau : Bihliographte de Molière, p
56 Molière.
ces lignes. M. Taschereau avait du reste constaté déjà le succès qu'obtint ce pamphlet et démontré que :
« Ces observations eurent au moins trois éditions en 1665, car il existe à la bibliothèque de TÂrsenai un exemplaire de 48 pages portant à la fin de la dernière un permis d'imprimer signé d'Aubray,datédu 10 mai 1665, et au titre : sur l'imprimé. Nous en possédons un qui, bieii que de 48 pages également, mais avec quelques différences de textes, n'a ni l'une ni l'autre de ces mentions. Enfin M. Etienne, dans sa notice sur le Tartufe, en cite une 3* dont le permis d'imprimer est du 8 août et signé du bailli du Palais. »
1665. — 30 juin.
ENTRE Nicolas Pépingué, imprimeur et marchandlibraire à Paris, demandeur aux fins de la requête
par lui préfentée à la Cour, le dixième juin mil fix cent-foixante-cinq, tendant à ce que défenfes foient faites au défendeur ci-après nommé et à tous autres libraires et imprimeurs de vendre et débiter au public le petit livre intitulé : Obfervations fur une cùnU' die de Molière intitulée: le Fefiin de Pierre, d'autres que ceux du demandeur ; que ceux que ledit défendeur a fait imprimer demeureront fupprimés et confifqués au profit des pauvres de la communauté des marchands-libraires de cette ville de Paris, et pour les contraventions par lui faites aux ilatuts et règlemens et de la Cour, le condanmer en cinq cens livres de dommages et intérêts envers le demandeur et telle amende qu'il plaira à la Cour ordonner, même de faire faiflr les exemplaires contrefaits en tous les lieux qu'ils pourront être trouvés, d'une part ;
Et Gabriel Quinet', marchand-libraire au Palais, défendeur, d'autre.
Après que Gaftier 'pour le demandeur et Lucas pour le défendeur ont dit qu'en communiquant de la caufe au parquet des gens du Roi, ils font par leur avis demeurés d'accord de l'appointement figné d'eux et paraphé de Talon pour le procureur général :
X. Gabriel Quinet publia également, la même année, deux opuscules relatifs à la même pièce : i° Réponse aux observations touchant le Festin de Pierre de M, Moliire. Paris, Quinet, 166$ , in-ia ; et a** Lettres sur les Observations d'une comédie du sieur Molière, intitulée: le Festin de Pierre, Paris, Quinet, 1665, in- la.
Malîire.
Là Cour ordonne que rappointement fera reçu et conformément à icelui renvoie les parties par-de* vant Sébaftien Cramoify et Antoine Vitré, anciens fyndics de la communauté des mairchands-libraires et ce que fera par eux ordonné fur iceUe requête exécuté nonobilant oppofition ou appellations quelconques.
Du 30 juin «665.
^/T^^Ss,
Nouvdles pièces.
État de la somme accordée à Molière et à sa troupe pour les représentations de la Pastorale comique, données à la cour en i66j.
(Archives nationales, O', aSis*)
u rtois de décembre de l'année j666, Louis XIV fit représenter à Saint-Germain-en-Laye le Ballet des Muses de Bcnserade. L'année suivante, plusieurs représentations du même ouvrage eurent lieu devant la cour, mais le roi y fit intercaler alors un ouvrage de Molière qui porte le titre de : la Pastorale cçmique ; ce divertissement fut joué plusieurs fois.
La Ga:(etîe nous apprend qu'on le donna
6o Molière,
cinq fois en janvier 1667, deux fois en février
et deux fois en octobre '.
Voici quelle était la distribution de la
Pastorale comique :
Iris M"" DE Brie.
Lycas Molière.
Filène Estival.
Corydon Lagrange.
Un berger Blondel.
Un pâtre Chateauneuf.
Magiciens dansant. . Lafierre, Favier.
Magiciens chantant . Legros, Don, Caye,
Démons dansant. . . Chicanneau, Bonnard, Nûr
BLET cadet, Amal, Mayeu,
Poignard.
Ég3rptien chantant et
dansant Noblet afné.
Égyptiens dansant :
quatre jouant de la Lully, Beauchamp, Chican-
guitare \ neau, Voignard.
Quatre jouant des Favier, Bonnard, Saint-
castagnettes . . . André, Amal.
Quatre jouant des Lamarre , Desairs second ,
gnacares* .... Dufeu, Pesant.
X. La GaiêlU, année 1667, p. 3$, 60, zo8, 131, i$6, 197, 1189. 2. Lises nacairtsi c'étaient des espèces de timbales ou tambours de cavaliers.
Nouvelles pièces. . 6i
L'extrait de compte que je publie ici, nous apprend le chiflfre de la somme que Molière reçut à propos des représentations de la Pastorale comique.
1669. — 12 janvier.
IL efl ordonné au garde de mon tréfor royal, meffire Etienne Jehannot de Bertillat, de payer comptant au tréforier des menus plaiflrs et affaires de ma chambre, M^ Nicolas Mélicque, la fomme de trois mille livres pour employer au fait de fa charge» même icelle délivrer à ma troupe de comédiens françois jouant au Palais-Royal, que je leur ai ordonnée à caufe des repréfentations par eux faites au ballet danfé [en mon château de Saint-Germaînen-Laye, en Tannée 1667.
Fait en mon Confeil des finances tenu à Paris le 12^ jour de janvier 1669.
Et plus bas : Comptant au tréfor royal ; bon.
Signé : Louis.
Èlat des sommes accordées à Molière et à sa troupe pour avoir joué la Pribcesse d'ËIide, devant la Cour, le 2f ofiût i66^..
t N 1 669., touis XIV fit repré^ Isentcrà Samt-Germain-cn- I Laye U Princesse d'Élide,, déjà >uée devant la Cour à Ver- S ft Ul e &au mois de mal 1664.,
La Galette ' nous a Wssé en ces termes le rédt de cette représentation :
« Le 2 s août, fête de saint Louis, roi de France, il se fit un très-grand feu du canon
Nouvellss pièces, 63
et de la' mbùsquèt^lfi dn fort Saint-Sébàs-^ tien pQur commencer les. r^otûssances dé ce îdiir ; Leurs Majestés ayant le soir^pais le di^ vertissementdelacomédieiatitulèe: laPtin^ cesse d'Élide, représentée par la troupe du Roi dans la grande salle da vieux- clïiteau, qui était ornée avec U magnificence ordinaire dans toutes ks £4tes de cme charmante cour, H y avait aussi dais les èi;tr'acte§ ^e cette belle comédie de^ entrées de ballet et de d:élîcîeux concerts de voix et d^iastruînents^ et la collation de toutes sortes de fruits et de confitures des plus rares y fiit servie à tous les seigneurs et toutes les dames qui s'y trouvèrent avec le prince de Toscane, lequel ne pouvait a^se* admirer la pompe et la galanterie des divertissements de notre auguste monarque. »
Les sommes dépensées à propos de la re*^
64 Molière.
prise de la Princesse (TÉlide s'élevèrent au chifte de vingt^quatre mille vingt-une livres, quatorze sols; c'est ce que nous apprend le document suivant que j'ai retrouvé*
1669. — 9, 23 août et 26 octobre.
GARDE de mon tréfor royal me(&rê Etienne Jehannot de Bertillat, payez comptant au tréforier des menus plaiûrs et affaires de ma chambre la fonune de ûx mille livres pour employer au fait de fa charge, même à<ompte de la dépenfe à faire pour le divertiifement que j'ai commandé être fait en ce lieu de Saint-Germain, tant pour la repréfentation de la comédie de la Princeffe â^Èlide avec fes intermèdes de ballets qu'autres réjouiffances, fuivant les ordres de mon couûn le duc de Saint-Aignan, premier gentilhomme de ma chambre.
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 9* jour d'août
Et plus bas est écrit : Comptant au tréfor royal; bon. Signé : Louis. Et plus bas : Colbert.
Garde de mon tréfor royal, payez comptant, etc., la fomme de ûx mille livres à-compte du payement
tant des dépenfes qui ont été faites le ii« du préfent mois pour lès fêtes de mon château de Verfailles, que pour celles qui fe feront dimanche 25* de ce mois, en mon château de Saint-Germain pour mon divertiffement , outre pareille fomme de fix mille livres que j'ai déjà ordonnée pour le même effet, etc.
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 25® jour d'août
Comptant au tréfor royal.
Garde de mon tréfor royal, payez comptant la fomme de douze mille vingt-une livres quatorze fols pour, avec celle de 12 mille livres ci-devant, faire la fomme de vingt-quatre mille vingt-une livres quatorze fols pour employer au parfait payement d^s dépenfes que j'ai ordonnées être faites en mes menus plaiflrs pour le ballet et la comédie de la Princejfe d'Èlide,
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 26® d'octobre
Pensions accordées par le Roi à la troupt ât Molière, pour lis années 1668 et t66g.
I 'après m. Taschereau, la pen- I sion annuelle que Louis XIV I accordait à Molière et à sa 1 troupe s'élevait à sept mille livres '. Ce chiffre n'est pas exact. Lagrange, qui ne pouvait se tromper sur ce point, en fixe le taux à six mille livres seulement», et il est dans le vrai. Voici l'ordre du roi
g. Lt Roi il<t lu <i«ur Molitn qi
Nouvelhs pièces. 67
au garde du trésor royal pour le paiement de cette pension pendant les années 1668 et 1669.
1669. — 14 septembre.
1670. — 26 avril.
GARDE de mon tréfor royal, payez comptant au tréforier des menus plaiflrs et af&ires de ma chambre , la fomme de fîx mille livres pour 'employer au fait de fa charge, même icelle délivrer aux comédiens françois de la troupe de Molière repréfentant au Palais-Royal, laquelle je leur ai ordonnée pour une année de leur penfîon et entretènement.
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 14* jour de feptembre 1669.
Comptant au tréfor royal.
Bon ; signé : Louis.
Et plus bas : Colbert.
Garde de mon tréfor royal, payez comptant au
navant lui appartint et la demanda à Monûeur. Sa Majefté donna en même tems fiz mille livres de penfion à la troupe, qui prift congé de Monfieur, luy demanda la continuation de fa protection et prift ce titre : Troupe du Roi, au Palais-Royal. « (Extrait cité par Jal, Dictionnaire, p. 874.)
68 Molière.
tréforier des menus plaiiîrs et afifaires de ma chambre, la fomme de fix mille livres, pour icelle délivrer à la troupe de mes comédiens du Palais-Royal pour leur penfion et entretènement de Tannée dernière
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 26* avril 1670.
Signé : Louis.
Comptant au tréfor royal ; bon : Louis.
Et au bas : Colbert.
^rrêt du Conseil privé relatif à une édition contrefaite
de Tartufe.
(Archives nationales, V'| $$7.)
N 1660, comme on Ta vu plus haut, le libraire Jean Ribou se permît, sans l'agrément de Molière et en usant de la plus insigne mauvaise foi, de publier une édition du Cocu imaginaire. Le poète n*hésita pas à le poursuivre vigoureusement et il parvint à faire triompher son bon droit. En 1670 pareille aventure lui arriva avec le Tartufe^ que
70 Molière.
Ton contrefit dès sa publication. Ce n'était plus alors Jean Ribou qui était le coupable, car, réconcilié avec Molière et devenu son libraire, c'était à lui qu'il avait confié le soin d'imprimer sa célèbre pièce. Les contrefacteurs étaient les nommés Hénault père et fils, libraires. En cette occurrence Molière suivit exactement la n^rche qu'il avait suivie jadis ; il fit dresser par un commissaire de police procès-verbal de la contravention et ensuite il porta la question devant le Conseil privé.
Le procès n'alla pas jusqu'au bout, et les Hénault, comprenant sans dontc qu'il n'y avait rien de bon à espérer pour eux, coupèrent court au différend par quelque satisfaction pécuniaire. Il dut du moins en être ainsi, car ultérieurement je n*ai plus trouvé de traces de cette affaire. .
On trouvera sur Téditioû origiûale de Tartufe un curieux article rempli de détails aussi neu& qu'intéressants^ dans \t Bulletin du Bibliophile, année 1861, p. 95; cet article est dû aux recherches de M. Paul Lacroix.
M. Edouard Foumier nous apprend que MoKère vendit sa pièce à Rîbou moyennant deux mille livres et que le libraire vendait chaque exemplaire un écu. H paraît que Ribou trouva qu'il avait payé le Tartufe trop cher * ; j'imagine que c'était au moment où la contrefaçon^ lui faisait concurrence et qu'il dut, une fois cet obstacle disparu, vendre un bon nombre d'exemplaires, car depuis bien longtemps l'attention était attirée sur cette
X. Le Roman de "Moliirt, p. iso, citation de lâProwMMlciJSatN^ Cloui, de Gabriel Ouèret.
2. « Elle fut contrefaite aussitôt (l'édition de Ribou). Cette contrefaçon ne peut guère se reconnaître que par quelques différences d« texte. > V. Fou&MiLi Biographie Didot, au taon MoU^e,
72 Molière,
comédie et il dut y avoir un certain empressement à la lire.
Au théâtre, Tartufe rapporta à son auteur 6,871 livres.
1699. — 28 septembre.
Sur la requête préfentée au Roi en fon Confeil, par maître Jean-Baptifte Pauquelin de Molière, contenant que bien qu'aux termes du privilège à lui accordé par Sa Majeilé d'imprimer et faire imprimer le livre ou pièce de théâtre faite et compofée par ledit fuppliant intitulée : VImpofteur, nul autre que lui n'ait pu entreprendre de faire imprimer, vendre et débiter ledit livre à fon infu, fans fon exprès confentement, néanmoins ledit fuppliant ayant été averti que Jean-François et Jacques Hénault père et fils, marchands-libraires à Paris, avoient contrefait ou fait contrefaire l'impreffion dudit livre et le vendoient publiquement avec autant de hardieile que s'ils euffent pu ignorer les défenfes qui leur en ont été faites par les lettres du quinzième mars dernier deuement enregiflrées dans le livre de la communauté des libraires de ladite ville : il a été obligé de faire, le 18® du préfent mois d'avril, tranfporter chez lefdits
Hénault, M*' Dominique Manchon i, Tundes commiffaires au Châtelet de ladite ville, par qui il a fait dreffer fon procès-verbal de l'expofition, vente et débit que faifoient lefdits Hénault de ce livre ainli par eux contrefait; en forte que bien que eux et Jacques Hénault, auffi fils dudit Jean, ne pufTent éviter de demeurer convaincus de cette formelle contravention audit privilège 2, par la repréfentation qui leur fut faite à Tinûant, de iix exemplaires dudit livre non encore reliés ; et ce par le nommé Lefpinette, à qui ledit Jacques Hénault venait de les vendre et livrer dans fon arrière -boutique moyennant le prix et fomme de fept livres dix fols, néanmoins ledit Jacques Hénault n'en foutint pas moins audit commiflaire qu'il ne favoit ce que c'étoit et qu'il n'avoit jamais vu, ni vendu ledit livre, prétendant et s'imaginant pouvoir par cette hardie dénégation de la
1. Les minutes du commissaire Manchon ont en grande partie disparu. Il n'en reste que quelques pièces formant à peine une liasse, dont les dates extrêmes sont 1653 et 1668. Dominique Manchon était, certes, une connaissance et peut-être un ami de Molière, car il avait épousé une sœur de Boileau, nommée Geneviève. Leur contrat de mariage avait été passé le 5 janvier 165 1. C'est cette madame Manchon dont il est si souvent question dans la correspondance de Boileau avec Racine. Geneviève Boileau était veuve en 1679. ( JAL : Dictionnaire, p. 239. )
2. Voici en quels termes était formulé ce privilège : « Permis à J.-B. P. de Molière de faire imprimer, vendre et débiter par tel libraire ou imprimeur qu'il voudra choisir, une pièce de théâtre de sa composition, intitulée : V Imposteur. * P. Lacroix, Bulletin du BibliophiUj 1861, p. 99.
74 Moliire.
vérité, éluder le châtiment et la peine que mérite cette entreprife et puniflable contravention ainû par eux faite non-feulement à ce privilège particulier dudit fuppliant» mais encore aux arrêts dudit Confeil, en forme de règlement des 27 février et onze feptemfare 1665 ^ en vertu defquels ledit fuppliant a faitalfigner lefdits Hénault audit Confeil pour procéder fur cette faifie defdits exemplaires contrefaits et fe voir con-damner aux peines contre eux indictes tant par ledit privilège que par lefdits règlements ; à laquelle affîgnation les parties font depuis refpectivement comparues : mais comme il importe audit fuppliant d'ajouter à ce procès-verbal dudit commiffaire toutes les preuves par lefquelles il lui eft aifé de convaincre les parties adverfes de cette contravention et de cet attentat et toujours mieux établir leur condamnation en cette inilance, il eft obligé de recourir à Sa Majeffcé : A ces caufes requéroit le fuppliant qu'il plût à Sa Majefté permettre audit fuppliant d'informer de ladite contravention tant par titres que témoins, pour ce fait et rapporté audit Confeil être ordonné ce que de raifon.
Vu ladite requête fignée Caboud, avocat audits Confeil, lefdites lettres dudit jour 15» mars et le procès-verbal du i8* avril fuivant; ouï le rapport du
I. Ce sont des arrêts généraux relatifs à la librairie et qui ne sont en rien particuliers à Molière.
ûeur Ribeyre^ commifTaire à .ce député et tout conûdéré :
Le Roi en fon Confeil, ayant égard à ladite requête, a ordonné et ordonne que par-devant le premier des fleurs maîtres des Requêtes ordinaires de fon Hôtel fur ce requis, il fera informé de ladite contravention, pour ce fait et rapporté audit Confeil et joint à ladite inftance être ordonné ce que de raifon, fans retardation néanmoins de Finflruction et jugement de ladite infiance.
Signé : Séguier; Ribeyre,
Du 28 feptembre 1669, à Paris.
I. Antoine Ribeyre avait obtenu ses lettres de maître des reqoétea de THôtel le 27 mai 1667.
État des sommes payées d Molière et à sa troupe, pour la représentation de Monsieur de Pourceaugnac, donnée au château de Chamhord, le 6 octobre s66g.
Louis XIV,
sait que la comédie de u Molière intitulée : Monsieur de mPourceaugnac, fut représentée "pour la première fois devant 1 château de Chambord, le 6 octobre 1669. La Galette nous a laissé le récit de cette soirée. Il est ainsi conçu ;
> De Chimbotd, le 7 ociobie 1U9.
«Leurs Majestés continuent de prendre ici le divertissement de la chasse, et hier Elles
eurent celui d'une nouvelle comédie par la troupe du Roi, entremêlée de ballets et de musique, le tout si bien concerté qu'il ne se peut rien voir de plus agréable.
« L'ouverture s'en fit par un délicieux concert suivi d'une sérénade de voix, d'instruments et de danses, et dans le quatrième intermède il parut grand nombre de masques qui par leurs chansons et leurs danses plurent grandement aux spectateurs. La décoration de la scène était pareillement si superbe que la magnificence n'éclata pas moins en ce divertissement que la galanterie, de manière qu'il n'était pas moins digne de cette belle Cour que tous ceux qui l'ont précédé'. »
Voici la distribution de la comédie, ainsi