La GaxttUpimnèc i^Oy.p. I
NoujfâUes pièces. =87
il est coxQpQsé laont a^c^pipjtgnées de tpvcl^ la fnagmficenjce iimagmabje et qn'U a pour su)et '^nx. :prio^es mmsi qui ^pUquœit.tious leurs soins à bien r^aleruiiepri6ic6sse. L'ou^ j\^erture de ksaè^e se. fait avec .mpue lagcé^)^ ^ynuphoBie, pw: le spectacle d'uote.mer h<^dée jde rochers avec des tritons et des amours sur des dauphins^ ^et comnije ce divorti^ement est mêlé d^entrées de ballets et d^ comédie, huit pêcheurs y font dans le premier intermède une danse qui est suivie ide-fodk du dieu Neptune, représejutê parleRoi;^ .^vec cette grâce et cette maj^st'é qui briUetit dans toutes ^es actiopa^ étai^ a3sisté de si^ ^ViX marins, deu^;.desqUekt ^nt diésigi^s par le comte d'Armagnac et le marquis de Villeroi.
Les autres intermèdes ont leurs diverses beautés tant par les danses et les récits que parles changements de théâtre, çn gro^t^
88 Molière.
et amphithéâtres très-superbes; et dans le dernier, Apollon, encore représenté par le Roi, parait, au bruit des trompettes et des violions, précédé de six personnes qui portent des lauriers entrelacés, avec un soleil d'or et la devise royale en façon de trophée ; tellement que ce spectacle, qui est la fête des jeux Pythiens, fut jugé des mieux concertés qui aient encore paru dans une Cour à qui toutes les autres le cèdent en magnificence et en galanterie. »
J'ai retrouvé Tétat des sommes qui forent comptées à Vigarani et à la troupe de Molière, à propos de cette représentation; ce sont les extraits publiés ci-après :
1669. — 21 et 24 décembre.
1670. — 18 janvier, 19 février, 2 mars.
GARDE de mon tréfor royal, payez au tréforier des menus plaiilrs et affaires de ma chambre, la
fotnme de dix mille livres, pour délivrer au fieur Vigarani, inventeur des machines de théâtre et ballets, à compte de la dépenfe à faire pour le théâtre, machines et décorations, charpente, échafauds et autres ouvrages néceffaires pour la comédie et ballet que je fais faire dans la falle des ballets de ce lieu de Saint-Germain, à la fin du mois de janvier prochain.
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 21 décembre 1669.
Comptant au tréfor royal.
Bon : Louis ; et plus bas : Colbert.
Garde de mon tréfor royal, payez comptant la fomme de fix mille livres, à compte de la dépenfe à faire pour le ballet et comédie que je veux faire, au mois de janvier prochain, en mon château de Saint- Germain.
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 24 décembre 1669.
Comptant au tréfor royal. Bon : Louis.
Et plus bas : Colbert.
Garde de mon tréfor royal, payez comptant la fomme de dix mille livres, à compte des dépenfes à faire pour la nourriture des comédiens et autres gens d'augmentation qui feront au grand ballet qui doit être danfé à Saint-Germain-en-Laye.
Fait audit Saint-Germain, le i8« janvier 1670.
Comptant au tréfor royal.
Bon : Louis ; et plus bas : Colbert.
90 MolUfsC.
Garde de montréfor loyal,, payez comptaotta iomme de «dix milice livres, pour délivrer fb^ ûeiir Vigacaniy .pour Îqù. tparfkit payement des .dépeaCes du .tfaé^tse, niachioe§, décQratioiiSi charpQQtQS QX écha- £auds, qui ont été faits poux. le grand ballet qui a été danfé devant mai, .enmonNchâl»4u de SainVQ^nm^nen-Laye, au mois de février dernier.
Fait à Saint-Germain-ien-Laye, le 2' mars .1^670.
Signé : Louis.
Comptant au tréfor royal.
Bon : Lqui3*
Et au bas : ^Qo^WKS.
Garde de mon tréfor royal, payez comptant ki fomme de mille quatre-vingt-douze livres, pour icelle délivrer au iîeur Vigarani, pour la .dépenfe d'une galerie, qui a été drefTée à côté du théâtre de, mon vieux château de Saint-pCermain.
Fait à Saint-Germain-qn-Laye, le z mars 1670.
Signé.: Louis.
Comptant.au tréfor royal.
Bon : Louis.
£t plus bas : Colbert.
Garde de mon tréfor royal, payez con^ptzmt la fomme de iîx mille livres, pour icelle délivrer i la troupe de mes comédiens du Pakis-Royal, que je
leur ai accordée pour les repréfentatîons qu'ils ont faites devant moi, en mon château de Saint-Germain, pendant le préfent mois de février.
Fait à Saint-Germain-en-Laye, le 19* février 1670.
Signé : Louis.
Comptant au tréfor royal.
Bon : Louis. .
.Et plus bas : Colbert.
Compte des dépenses pour les reprismUttitms des Anumts magnitiques et de Monsieur de Fourceaugiuic , donnies à Saint-Gtrmain-en-Layt, les 1} et ij février et 4 mars 1670.
(Atchlvfi DiiioDilei. — MiiUoa du Roi. Muui.)
I £ brillant succès obtenu par la I comédie des Amants magnifiwqttes, le 4février 1670, engagea I Louis XIV à faire de nouveau représenter cet ouvrage. Les reprises eurent lieu le 13 ' et le 17 du même mois, puis de nouveau le 4 mars suivant.
Bée i«7t>, p. lég) let llgn»
. on m diM la GéxHH {iD- : • l; ftnin t«7a. Leui* louleUCauc, ledinniEc-
Di Cutiinlr dt Pologoe, qui
Deux jours après, on redonna.sur le théâtre delà cour Monsieur de Pourceaugnac, dont la première représentation avait été donnée en 1669 à Chambord ; enfin le 8 du même mois, le roi, qui ne se lassait pas d'entendre la pièce dont il avait fourni la donnée à Molière, fit rejouer encore une fois les Amants magnifia' qUes. J'ai retrouvé le compte détaillé, et article par article, de ce que coûtèrent ces trois représentations. On y voit mentionné jusqu'au prix de la calèche qui porta Molière de Paris à Saint-Germain et qui le ramena de Saint-Germain à Paris. On y lit le prix des habits des danseuses ; ce que coûtèrent
admira la magnificence et la beauté de ce fpectacle, comporé de comédies et d'entrées de ballets , dans lefquels le comte d'Armagnac et le marquis de Villeroi repréfentent Neptune et Apollon en place du Roi qui n'y ianfe pas. > On voit que le rédacteur de la Galette spécifie bien le moment où le Roi cessa de danser dans les ballets, et que, s'il ne parut pas dans les intermèdes de la deuxième repré> sentation des Amants magnifiques, j'ai eu raison, comme je l'ai dit plus haut, d'affirmer qu'il parut dans la première.
94 MoUiri:
lss.cTxv3tie^ caleçons, bas, jureûires» écharftts, gaatsy perruqaes, barbes m pommelde fiDumàstant aax preiniers sujets qu'aux figui:2iits. On y remarque même la mention de kl somme donnée à Balard, ^impirtneur de musique du toi, pour les livrets- des ballets. Dix-sept cent soixante de ceslivFets, destinés au£ couxtmns ordinaires, étûent de pe^s^ Iréres tout simples; deux cent quatre-vingts, offertsau roi, aux piincesses et aux personnes do- leur intimité^ avaient une couverture en pajùer marbra et se fermaient avec des mbans. Enfin, on ; voit figurer jusqu^à la somme' dont os. gratifia Lully poui les rubans et garnitures qui agrémentaient son costume.
Je transcris dans son entier ce précieux compte, dont l'intérêt n'échappera à per-
NouvlMu pièces. 9 5
16701 — 15 avriL
ÉTAT d^ ladép^i»rpour le diweni&mentde Chambord' et pour le dernier ballet recommencé à Sftint-Geriki2Ut»-eii'-Laye'» par le commandement de Sa MajeHé^. dirais le 26^ ié^et jufques au 9^ mai!s
A Foatîer, taijleur, la fomme de mil foixante-neuf livxje» ojlze fola, iavoir pto:ur le louage de foixante et quatorze habits^, à raifo^ de cent fols Thâibit pooi: chaque le^ijéfeiitation fulvant le prix accoutumé; deux reprétotatipns* f^at 74()r livres ; foixante.>-fix livres;pour l'habit de la damoifelle Vauriot \ prix fait, et. deux cent ibixante-tiois livres onze ibis pour fes fiiMUmitur^ de oravAt^, caleçons^ écharpes et autres çhofea néoeflaires aux. deux diverdflemens». modérées au prix ordinaire. Toutes kfdites fommes revenant, fuivant fes parties, à celle de. . 1069 livres 11 fols.
A Baraillon3, la fomme de quinze cent foixante et
i; he- éivtriUstmemt de Ckaatèwi. icitt dira upour avoir rspré* sonté àS«inr»6ennain«>ea-Lay«iediwenàs8eaieiitdéjà joué à Chsnibord-, c'esui^dire Mautieur déBourceauguac,.
Oi. Cette dnnotselle Vrariot nte/panlt être U caniatrice qui por^ taitv uilthéicce, lenomuie Mt^» HSiaire.
3..Jean BàraiUouj tailleur de la trempe de Molière, épousa, en i472yune soeur de mère, de M\^^ de Brie. Son contrat dé mariage, où if est qualifié de tailleur ordinaire pour lesballets de Sa: Majesté et mdtre tailleur d'habits à Paris, rue Saint>Honoré , avec Jeanne- Françoise Brouard, majeure, fille de feu Jean Biouàrd, l'un des
96 MoUire.
huit livres; favoir pour le louage de cent trente-huit habits à raifon de cent fols l'habit, prix ordinaire pour chaque repréfentation ; deux repréfentations montent à 1380 livres, et cent quatre vingt-huit livres pour fes fournitures de caleçons, cravates, écharpes et autres chofes nécelTaires aux deux divertiflemens, arrêtées aux prix accoutumés; lefdites fommes revenant, fuivant fes parties, à celle de 1568 livres.
A la damoifelle Saint-Chriftophe pour deux habits neufs, un d'Ëg3rptienne au ballet de Chambord, et un de bergère au grand ballet, à raifon de deux cens livres chaque habit en la manière accoutumée 400 livres.
Pour deux autres habits qui lui ont été néceflaires pour les deux divertiflemens , fuivant la convention qui en a été faite iio livres.
Pour l'habit de la damoifelle Deffronteaux, la
vingt-quatre violons de Sa Majesté, etdeNicolleRavanne,safemme, demeurant en la maison d'Edme Villequin, officier de Sa Majesté, et de demoiselle Catherine Lederc , sa femme et soeur utérine de la future épouse, fut passé le 24 avril 1672, en présence de Simon- Guyon Lastre, maître tailleur d'habits, et Catherine Baraillon, sa femme, sœur de l'époux ; Denis Castel, neveu de l'époux ; des sieur et demoiselle Villequin ; de Marie Ravanne, veuve de Nicolas Charles, batteur d'or et d'argent, tante maternelle de l'épouse ; Pierre de la Barre, ordinaire de la musique du roi; Achille Varlet, sieur de Vemeuil ; Charles Varlet, sieur de Lagrange ; demoiselles Marie et Marie Ragueneau, filles majeures et amies de l'épouse. (Archives naiiouàlcs, Y, 242.)
fomme de cinquante-cinq livres et trente-trois livres pour la parure de diamans, ainû qu'il a été convenu 88 livres.
Pour la petite-oie* des damoifelles de Saint-Chriftophe, Vaùriot etDeffronteaux, à raifon de cent livres pour chacune en la manière ordinaire. . 300 livres.
Pour la petite-oie du fieur LuUy, ainfi qu'il s*eft pratiqué au ballet de Chambord .... 44 livres.
A la veuve Vaignard, la fomme de feize cent deux Kvres deux fols, favoir 1203; livres pour les fournitures d'uflenfiles, mafques, jarretières et nœuds pour le grand ballet, et 397 livres 2 fols pour toutes les fournitures faites pour le ballet de Chambord ; arrêté ainfi qu'il a été pratiqué pour les uftenfiles et pour les autres fournitures aux prix accoutumés ; lefdites deux fommes revenant, fuivant fes parties, à celle de 1602 livres 2 fols.
A Ducreux, la fomme de quatre cent cinquantequatre livres dix fols, pour fes fournitures de mafques, jarretières, perruques, barbes et autres ufleniiles pour lefdits divertiiTemens, fuivant fes .parties arrêtées aux prix ordinaires 454 livres.
A Braton, maître armurier, pour quatre boucliers
I . PetiU-oie se dit figurément des rubans et garnitures et orne- «ents qui rendent un habillement complet. La petitt-oU coûte souvent plus cher que l'habit. La petiU-oie consiste dans les rubans pour garnir l'habit, le chapeau, le noeud d'épée, les bas, les gants, etc. • Que vous semble de ma petite-oie? i Molière. {Dictionuair* de Trévoux f au mot Oie).
98 ^altère.
garnis de couleur de feu, peints et doués, à raKbn de iS livrés la pièce «..«.* 7a livres^
A Dufour, la fomme de dix-huit cent cinquante» une livres^ pour fournitures de bas de foie, favoir 46a livres pour vingt-iix paires 4e bas d'attache, à raifon de 18 livres la paire ; 124& livres pour quatrevingt-feiae paires de bas, à raifon de i^ livres la paire^ ^135 livres pour neuf paires de bas couleur de feu, à laifbn de. 15 livreis la paire; le tout, réglé aux prix accoutumés, a^evenant iefdiltes fommes à celle de . . ^ . . « . t. 1851 livres.
A Blanchard, la fomme de 127 livres 10 fols pour cent qninre paires de goas, à raifon de 12 £oh Ul paire; vingtHÛx paires à raifon de 115 fob, et fix paires de gans de cerf pour les combattans^ à raifon de ùx. livres dix fois la paire ; le tout> futvanfc fcs parties modérées à la fomme de. .... 127 livres 10 fols.
A Defbanges, la fomme de quatre cent vingt-une livres onze fols, pour 1486 aunes de rubans 'foumis pour les deux divertiâfemens, tant pour les danieurs et concertans que pour la parure des chevaux et des trompettes, favoir 677 aunes couleur commune i raifon de 5 fols Taune, montant A 16g livres 5 fols, et 809 aunes couleur de feu à raifon de 6 fols Taune, montant à 242 livres 14 fols, outre 24 aunes de dentelle d'argent, à 8 fols Faune, montant à 9 livres 12 fols; toutes lefdites fommes revenant à celle de 421 livres 11 fols.
A Chantoii«au et ]>noîr la ^mme de fept cent quarante-trois livres dix io]s, pour avoir fourni pojur les divertiiïetnens, jzé plumes à raifon de quairantecs&q fols la plume» prix ordinaire, et un éventail de plumes jivec à^m- miroirs, peur la Vénitienne, modéra à 10 livres, montant le tout, fuivant les parties^ à ^ 743 livres xo fols.
A Brécourt, pour Iburpjitiires de |»errer-ies fur 1^ habits des feigneurs et 4^s damoifelks néceûaires aux (dàverttâenieQS, iuivant fes parties modérées à 650 livres.
A PaîTant, pour avoir fourni la pommade et la poudre et pour la pçine des garçons q^ ont ajuflé les danfeurs dans .tous l€$ diverti^mens, fuivant i^ parties modérées à 105 livres.
Cinq cent q^^tre-vingt-douze livr^ quinze fols, poiar les log^emens des danfeurs, concertans, cornéiliens et «utres gens nécejOTaires ; le tout fuivant ce qui s'eû pratiqué aju <demier b^let «t le mémoire arrêté à 592 livres J 5 fols.
Cinq cent quatre-vingt-onze livres 4ix fols, pq^r cesA vingt-fept paires d'efcarpins, à 4 livres 10 fols ^ paire, et 4 pakes pour Beauchamp', à raifon de x:ent fols la fiaire, fuivant le mémoire. 591 livres 10 fqls.
I. Ce Beauchamp, danseur habile, qui figurait dans toutes les rejirésentations données à la cour, devint^ en 1688, direaeur de l'Aca» demie royale de danse et compositeur des ballets du roi.
100 Molière.
Deux mille foiiiante et -quinze livres quinze fols, pour les nourritures des danfeurs, concertans et autres à qui Sa Majefté n'accorde point de peniîon et pour celle des comédiens de la troupe du Roi, fuivant ce qui s'eft pratiqué au dernier ballet à ■• . 2075 livres 15 fols.
A Balard', iix cent quatre-vingt-quinze livres, pour avoir fourni pour les deux ballets, 1760 livrets fimples et 280 couverts de papier marbré avec rubans, fuivant fes parties modérées à ladite fomme de. 695 livres.
A Cordier, fept cent quatre-vingt-feize livres dixhuit fols; pour le pain, vin, verres, bouteilles, bois et autres dépens néceffaires; le tout fait et arrêté fuivant ce qui s*eft pratiqué au dernier ballet, ainfi qu'il appert par fes parties modérées à ladite fomme de 796 livres 18 fols.
A La Vigne, fix cent quarante-cinq livres dix fols pour avoir fourni onze carroffes à quatre chevaux pour aller à Saint-Germain, favoir 4 pour les comédiens, un pour les fieurs LuUy et Lambert', un pour la damoifelle Saînt-Chrîftophe et fa compagnie, un pour deux autres damoifelles et leur compagnie, un pour le fervice, un pour les volti-