Balard, imprimeur ordinaire du roi pour la musique
2. Michel Lambert, beau-père de Lully, était maître de musique du roi.,Ké en i6zo, il mourut en 1596.
Nouvelles pièces. i o i
geurs et deux pour les tailleurs et marchands qui ont parti à différens jours, 7 carrofTes pour le retour, à raifon de 20 livres par jour : monte cet article à 360 livres; une calèche pour le fieur Molière, à raifon de 1 1 livres par jour, 2 jours font 22 livres ; deux carrofTes à deux chevaux pour le retour des da> moifelles à 1 1 livres chacun ; trois carroffes pour le fervice en des occafions prefTantes, niontant à 22 livres pour les trois : cet article monte à 66 livres. Plus pour deux carroffes à deux chevaux qui ont demeuré à Saint-Germain pendant neuf jours Tun, et l'autre fept : monte cet article à 176 livres; et un cheval pour le fervice pendant neuf jours, à raifon de cent fols par jour; pour le louage et nourriture, 43 livres 10 fols : toutes lefdites fommes revenant à
celle de 645 livres 10 fols.
Plus pour d'autres voitures la fomme de cinq cent cinquante-quatre livres, favoir au grand bureau des carroffes pour avoir conduit à Saint-Germain les grands et petits violons, tous les danfeurs et concert tans, 10 carroffes à raifon de 20 livres par jour et neuf pour le retour; 2 calèches, une pour le fleur Luily et l'autre pour les danfeurs, et fix livres pour un cheval : monte cet article à 398 livres. A M. Louis pour fix charrettes, trois pour le bagage des comédiens et trois pour porter les mannes, à raifon de douze livres chacune ; deux jours font 144 livres, et douze livres pour Danglebert, Labarre, Dupré et
IQ2 Molière.
Beaumy, conceruns, qui n'ont pu être avertis affez t6t pour fe rendre dans les voitures ordinaires» montant lefdltes fommes à celle de. . . . 554 livres.
Sept cent quatre-vingt-neuf livres dix fols au fieur Vîgaranî, pour la dépenfe faite pour Pentretènement des ouvriers qui ont fervî au théâtre et d'autres menues dépenfes, fuîvant le mémoire figné par ledit fieur Vigaranî 789 livres 10 fols.
Au concierge pour fes peines et le louage d'une chambre pour habiller les danfeurs et mettre les mannes, à Tordinaire 60 livres.
Aux comédiens pour avoir fait charger et décharger leur bagage, fuivant leur mémoire. 32 livres 10 fols.
Au lieur Joly, pour avoir fait raccommoder les chevaux des voltigeurs, les avoir fait voiturer et pour les peines de ceux qui les ont montés et defcendus, fuivant leur mémoire 80 livres.
Pour les ports et rapports d'inftrumens. 40 livres.
Au fieur de Lully pour des copiftes et leur nourriture 55 livres.
Pour les menues dépenfes, tant pour les fmiTes qui ont gardé la porte du théâtre que pour d'autres faites manuellement 53 livres.
Pour ceux qui ont averti les danfeurs et concer* tans, tant à Paris qu'à Saint-Germain et qui ont iervi en plufieurs rencontres aux divertiilèmens, aux chofes prefTées pour le fervice 40 livres
Somme totale du contenu au préfent état, feize mille huit cens livres deux fols.
Nous Louis-Marie d'Aumont de Rochebaron, duc et pair de France, premier gentilhomme de la cham-> bre du Roi, certifions avoir ordonné les dépenfes contenues au préfent état et les avoir réduites à la fomme de 16808 livres 2 fols.
Fait à Saint-Germain, le 15" apvril 1670.
Signé : Duc d'Aumont.
Complu des dépenses faites pour la reprisentattott des Amants magni tiques, donnée à Versailles, le 6 septembre iS-jo, devaal le due de Buckingham.
(Arcbivu ntiionilcs. — Uiiun du Roi. Uibui.)
Ie 23 août 1670, Louis XIV I donna, dans les jardins de Ver- I siùlles, une brillante fête au duc I de Buckingham. Lully et ses artistes se firent entendre dans un concert, à la suite duquel on servit une collation. Quelques jours plus tard, le roi fit représenter devant le même personnage la comédie des Amants magnifiques.
On lit à propos de cette représentation les lignes suivantes dans la Ga:(ette :
« Le 6 septembre Leurs Majestés, accompagnées de toute la Cour, allèrent Taprèsdînée continuer leur divertissement au château de Versailles, et le Roi y régala derechef le duc de Buckingham d'une manière qui fit assez voir combien Sa Majesté l'estime. D'abord on prit le plaisir de la promenade dans le petit parc, puis toute la compagnie alla sur le grand canal, où elle trouva une splendide collation apprêtée sur une île, d'une manière des plus gracieuses. A l'issue de ce régal, on retourna dans le petit parc, et la nuit étant survenue on se rendit à l'entrée d'un bois où avait été dressé un théâtre des plus surprenants, dans un grand salon auquel on fut conduit par une longue allée éclairée de quantité de lustres. La compagnie y eut le
io6 Molière.
divertissement de là comédie par la troupe royale accompagnée dans les entr'actes d'une excellente musique et symphonie ; au sortir de ce lieu, elle entra dans l'allée des Cascades, où les plaisirs furent continués par un feu d'artifice des plus beaux qui se fussent encore vus. Leurs Majestés passèrent ensuite dans la salle et le vestibule du château, où les attendait un très-magnifique souper qui dura jusqu'à trois heures après minuit. Le lendemain, le Roi régala encore le duc de Buckingham d'une excellente musique de voix dans la salle proche k vieille chapelle; puis Sa Majesté ramena ici (à Saint-Germain) sa compagnie extraordinùrement satisfaite de tant de divertissements dont vous aurez ailleurs le détail'. f>