‹ Nouvelles princesses de lettresChapitre 14 sur 49 · Odyssce. Rapsodie XIX · texte numérisé non relu

Odyssce. Rapsodie XIX

En pages à la Dickens, elle narra les désespoirs que lui causaient ses poupées en perdant à la première goutte d'eau, leurs belles couleurs roses. (( J'en avais le cœur gros pour longtemps. » Elle a dit les rondes tourbillonnantes, ses petites mains nouées aux mains de ses compagnes, (( dans des envolements de rubans multicolores. » // était une bergère, et ron, ron petit patapon!... elle a dit sa première maladie, l'affreuse rougeole, au lever de laquelle « sans y prendre garde, elle avait tellement grandi qu'il fallut mettre un faux ourlet à sa robe. » Quand il lui arrive de traverser le jardin des Tuileries, elle revoit les boucles blondes d'une fillette jouant au cerceau. Ses doigts ne peuvent rouvrir VHistoire Sainte ni les Contes de Perrault sans se souvenir que ce furent les premiers livres qu'elle ait tenu à deux mains, dans une ferveur d'application. Puis voici son premier bal ; sa mère et le coiffeur avait été si longs à la parer, qu'elle s'endormit dans la voiture. A sept ans, c'est excusable. Ses vacances, elle les passait au milieu des prés fleuris qu arrose la Seine, à Vigneux, canton de Boissy-Saint-Léger, dans un délicieux cbâteau du xvm^ siècle, celui de son père-grand, où il y avait un rouet, une chatte blanche, des souris, pas le moindre loup, mais sans doute la fée!.,. Elle connut la

joie d'aller gober un œuf dans le poulailler, croquer une pomme dans le fruitier, guetter une hirondelle dans le grenier : « En y réfléchissant, c'est à propos des hirondelles que j'ai, pour la première fois, entendu parler de voyages ! En promenant mes jupes courtes au bord des pièces d'eau et à l'ombre des charmilles, j'appris aussi à aimer, à connaître, à chanter la nature!... » Souvenirs, souvenirs, de quelles soies précieuses, de quels fils d'or ceux-ci sontils tissés, brodés? Je ne citerai plus rien. Ce livre de V Enfance dune Parisienne est de ceux que l'on ne peut fermer avant de les avoir achevés.

Les Concourt traitaient les Allard, on s'en souvient, de Bourgeois éperdus de littérature. Tellement éperdus même, qu'ils ne se contentèrent pas d'admirer et les poèmes, et les poètes. Il leur arrivait, à l'occasion, d'accoupler des rimes en Marges de la vie et ils y réussirent si bien que d'excellents juges les engagèrent à en faire imprimer un recueil. Le volume parut chez Michel Lévy en 1857; Delphine de Girardin y alla de son trait d'esprit, Desbordes-Valmore de sa belle larme, Brizeux de sa bruyère rose et Victor Hugo offrit l'accolade ; ces Marges de la vie ne célébraient-elles point l'amour, la Bretagne et la liberté ! Nous dirons aujourd'hui.

tels parents, telle fille, sang de poète ne peut mentir.

Quelques années plus lard^ les promiscuités d une villégiature devaient rapprocher cette poétique famille de celle plus bureaucratique d'Ernest Daudet où, devant l'épidémie cholérique, s'était réfugié Alphonse. Qu'y a-t-il de surprenant à ce que ces amateurs de littérature cherchassent à faire la connaissance de la nouvelle gloire parisienne? Elle était blonde, il était brun: vous vous souvenez? Ce fut sa grâce qui fit son mariage, ce furent ses qualités qui assurèrent son bonheur. Cette idylle eut pour décors les vallons verts de Ville-d'Avray et les vertes allées de ce parc de Saint-Cloud que hanteront longtemps les fantômes de deux femmes également inoubhables et parleur grâce et parleurs infortunes : la reine Marie-Antoinette et 1 Impératrice Eugénie. Marie-Antoinette de Lorraine, archiduchesse viennoise dont le hameau, tombant en ruine au-dessus de l'étang dit de la Grande-Gerbe^ symbolise pour nos générations, le définitif écroulement de tous les rêves royaux. Eugénie de Montijo, comtesse espagnole. A gauche de la grande terrasse, on aperçoit un socle vert-de-grisé sur lequel se dressait, naguère, la statue aujourd'hui brisée d une nymphe à laquelle le sculpteur avait osé accorder le clas-

sique profil de la compagne de Napoléon IIL C'est bien cela, cette souveraine sans royaume, sans héritier, sans influence, un socle vide^

Dans un grenier qu'on est bien à vingt ans, chante la romance. On s'y nourrit d'amour et d'eau claire, mais comme il faut tout de même un morceau de pain et môme un peu de confiture ! — Avec le beau courage de ceux qui ont capté l'oiseau du bonheur le jeune couple se mit au travail. Tandis que le mari rédigeait au Journal officiel le courrier dramatique, sa femme s'y improvisait critique. Elles se lisent encore avec agrément les chroniques que cette poly graphe signa Karl Steen. « Mais pourquoi ces noms? » — L'Angleterre qu'elle a décrite dans des notes où Ton dirait qu'elle ne sait jamais si elle doit admirer ou critiquer — l'Angleterre, en somme, reste si loin de ses préférences françaises? Ah ! s'il se fût agi d'une polyglotte? « — Vous avez raison, cet absurde pseudonyme fut choisi par mon beau-frère, alors directeur des journaux impériaux. J'approuvai: bien plus occupée de ce que j'écrivais que de ma signature î »

En avouant cela, Mme Daudet n'ignorait

1. Voir dans les treize articles sur Alphonse Daudet que j'ai publiés dans le Semeur {année 1887) le chapitre vi consacré à Mme Julia Daudet.

point, je pense, que steen signifie terrine y pot de terre. Rarement pseudonyme fut, en effet, plus mal choisi, car si par certaines vertus, la femme de l'admirable romancier fut une Pénélope et de combien de qualités catholiques ceinte, jamais elle n'eut rien de pot au feu, de pot de terre! Au contraire, combien lui en voulurent d être trop perspicace !

Demandons maintenant aux principaux intéressés ce qu'ils pensaient des éloges que leur décernait la femme de leur frère de lettres. Louer ses collègues ne suffit point pour s'en faire des amis; le difficile sera de trouver le point sur lequel portera efficacement Télogo? Voici lune des attestations d'Edmond de Concourt :

« Chère Madame, que j'ai de dettes envers vous et comment pourrais-je jamais les payer ! . . . Comme votre louange est gentille, déhcate, caressante aux endroits sensibles et douloureux, et fait de la louange des hommes, même les plus sympathiques, de la louange de patauds. Vous me condamnerez un jour, moi qui ai souvent dit du mal de l'être féminin, à faire un roman en Thonneur de la bonne, de l'intelligente, de la gracieuse femme, un livre dont la maquette lointaine et masquée d'un loup, sera la femme de mon meilleur et plus intime ami des lettres. Mais ce n'est pas encore ce roman-

là dont vous entendrez un morceau mercredi prochain. . . . Votre respectueux ami de cœur * . . . .

Quant à Flaubert, — « La première fois que je le vis — me raconte Mme Daudet — avec ses moustaches tombantes, son teint de brique, sa grande taille, sa voix de rogomme et ses grasseyements, il me déplut.... Je lui découvrais de ridicules ressemblances.... J'avais « tort! » (N'est-ce pas admirable une femme qui reconnait qu'elle a tort?) Et voici la preuve qu'elle sut corriger ses premières impressions. Gustave Flaubert écrivit à Alphonse Daudet :

« Mon cher ami, voulez-vous me déposer aux pieds de Mme Daudet et dire de ma part à Karl Steen que c'est le plus lyriquement aimable des critiques (je n'ose pas ajouter intelligent, mais je le pense). De petits articles comme celui-là consolent de bien des choses. Je baiso avec reconnaissance et plaisir la main qui écrit en mon honneur des lignes pareilles, et vous aussi, sur les deux joues, et le splendide môme mêmement-. Votre vieux solide ^ »

1. Lettre inédite d'Edmond de Concourt à Mme Alphonse Daudet (collection Daudet).

2. Il s'agit de Léon Daudet, le futur romancier des Morlicoles, de Suzanne, l'infatigable avocat de la maison d'Orléans.

3. Lettre inédite de Gustave Flaubert à Alphonse Daudet (collection Daudet).

En résumé pourtant la critique de cette dame c'est moins de la critique que de l'impressionnisme. Lorsqu'elle loue, ses louanges dépassent la mesure; le Victor Hugo vieillard, le seul qu'elle ait connu, a toujours eu par exemple, le don de la faire déraisonner : « Je l'ai admiré sans rien retenir de lui qu'une impression ineffaçable... il touchait du fond le grand rêve ; ses silences étaient ceux d'une divinité ! .. . je n'ai jamais pu m'asseoir à sa table sans éprouver le serrement de gorge d'un croyant dans le temple ! » Le turbot dut manquer de fraîcheur aux dîners auxquels fut conviée Mme Daudet. Jo ne saurais m'expliquer autrement qu'une femme aussi intelligente pût avoir la gorge serrée aux sinistres rabâchages d'un poète qui, en mourant trop tard, montra bien que les dieux ne l'aimaient plus* !

En revanche, Mme Daudet n'a pas su deviner les débuts de Paul Bourget? « Oui c'est vrai? j'ai mal jugé les essais rythmiques de l'auteur de l'Etape! » La poésie en bottes vernies — le mot se trouvait dans la première préface à^Edel — ne lui disait rien qui vaille ! — « Et puis il y a

1. Mme Thénard, de la Comédie-Française, dira dans ses Souvenirs précieux, parce que sincères : a Les dîners de Victor Hugo n'étaient point très succulents, ni même très abondants.... » (Afa Vie au Théâtre, p. 110.)

des noms propres, ça ne fait pas bien au bout des rimes — remarque-t-elle en entant gâtée du succès. » D'ailleurs quoique atténuée par les convenances mondaines, Tantipathie persiste. M. Bourget imagine^ dira-t-elle, et cette confidence de la part d'une femme du monde qui a dû recevoir tant de confidences d'autres femmes du monde est à retenir. — « M. Bourget imagine beaucoup plus d'idéal et de pensée qu'il n'y en a réellement dans les yeux blasés de ses héroïnes, des colombes qui ne pensent qu'à lisser leurs plumes!... » Et ailleurs : « On dirait des romans imaginés par un rêveur, dans les* volutes d'un feu d'hiver, devant lequel Tauteur s attarde en habit, cravaté de blanc, paré pour un monde qui l'attend et où il n'ira pas!... y> — Mais au contraire, au contraire, tant d'années quel auteur fut plus mondain que Paul Bourget? — et Mme Daudet le sait mieux que moi.

Il est aussi amusant de constater que cette cérébrale montre peu de condescendance pour la littérature de ses sœurs en Apollon. Quand elle en parle, c'est du ton le plus détaché; la catholique Eugénie de Guérin aura, d'après elle, une imagination de prisonnière ardente, mais peu de culture; la protestante Valérie de Gasparin lui plairait davantage; elle lui sait gré de ne rien

revendiqiier . En revanche les fables de la comtesse d'Aulnoy lui paraissent très inférieures à celles de Perrault quant à la naïveté de linvention et du style. En poésie, Malvina Blanchecotte (quel nom pour une poétesse, ne dirait-on pas la traduction française de Greichenf) Malvina Blanchecotte lui semble trop attachée à la lettre de sa souffrance et Louisa Siefort exprimer vaguement des sentiments douloureux . Par contre, le livre de l'athée Louise Ackermann sera traité d'austère et de fortifiant! Plus tard, elle notera les faux cheveux de Marceline Desbordes-Valmore, la franchise commune d'Henry Gréville (qui aurait dû signer Henriette, car elle eut une âme désespérément sage) — mais serait devenue Témule de George Sand, si elle avait su restreindre son abo7idancee7ivahissa?ite?VG\ubévaince de Mme Pardo-Bazan, la première princesse de lettres de l'Espagne contemporaine, la choque, et pourtant en comparaison de la volcanique Mathilde Sérao, ce n'est qu'un volcan ?teint.

Je n'ai pas su trouver autre chose. Mme Alphonse Daudet qui a parlé de tant de centaines d'hommes de lettres, n'a pas cité plus de vingtcinq femmes de lettres et toujours brièvement; les femmes du monde sont moins nombreuses encore, quoique mieux traitées ; on n'oublie pas

les cheveux lustrés de Mme Adam, coiffée on Velléda, les cheveux blancs diadèmes de perles de la princesse Mathilde, les cheveux blonds de Mlle Read, dont le charme est écossais, les cheveux grisonnants de Mme Delzan qui font penser aux bandeaux des Clarisses — les cheveux noirs de Mme Roland que fauchera, avec d'autres couronnes, la guillotine, — les cheveux (Tor de Mme Caléron de Galonné notre emmurée vivante de France, c'est-à-dire notre poé tesse aveugle et sourde. — Décidément il y a beaucoup de préoccupations capillaires dans l'œuvre de Mme Daudet. C'est la preuve que cette dame est blonde. Car il n'y a que les dames blondes qui s'occupent ainsi des cheveux de leurs contemporaines pour critiquer in petto^ les brunes, les châtaines, les noires, les rousses, les poivre et sel^ les grises, les blanches! — car nulle d'entre elles n'ignore que Hélène, la plus belle de toutes les femmes — c'est Homère qui le dit — en sa IV^ Rapsodie, était blonde, du blond des collines (Vitet) du blond de sable sous les flots bleus (Banville) du blond de l'aurore (La Fontaine) du blond du soleil (Barbier) \

1. Voir p. 122, 138, 178, 185, 281, 308, des Impressions de Nature et d'Art. Voir p. 27, 83, 106, 79, 101, 188 des Souvenirs autour d'un groupe littéraire. Voir p. 2, 100 des Journées de femmes.

xMADAME JULIA ALPHONSE DAUDET 21

Bref, les récents Souvenirs autour d'un groupe littéraire^ comme les anciennes Chroniques de r Officiel^ procurent une certaine désillusion. C'est trop rapide, le trait manque — une conversation do five o'clock ! et comme il s'agit de lire, et non d'écouter, qu'en outre la dame exquise n*est point là pour fleurir ses récits d'un sourire, l'ensemble finit par décevoir. Cela fait penser à des paysages sans ombre ; tout semble au même plan. On rêve aux sousbois pleins de sous-entendus. En somme, on devine trop la femme qui se sentant observée s'observe. La critique est décidément un exercice peu à la portée de ces dames. La sage Arvède Barine manque de flamme, Tadroite Marcelle Tinayre de sincérité; juger est très difficile pour une femme — c'est tellement mieux leur affaire de changer d'opinion aussi souvent que de toilettes!... Il est vrai qu'il y eût Germaine de Staël, mais il n*y a pas deux Germaine de Staël dans la littérature^ féminine de notre planète !...

« On a beaucoup raillé les bourgeois — « écrira de sa plume d'or l'arbitre de nos élé- « gances, la chroniqueuse mondaine de Madame

« et Monsieur, de la Mode Pratique^ Mme Mar- (( celle Tinayre pour ne pas la nommer — on (( a beaucoup raillé les bourgeois qui refusent « leur fille à des artistes et qui les donnent à (( des notaires. « Ces bonnes gens n'ont pas tort, « ils devinent qu'une jeune personne élevée par « eux est plus propre à « faire le bonheur d'un « tabellion que d'un homme de lettres 1 . . . » Voilà la thèse; les commentaires se trouvent dans r Amour qui pleure^

En épousant Alphonse Daudet, Mlle Julia Allard jouait son bonheur sur une carte douteuse. Que parfois des nuages et même des orages ! ... Il y en a sur les plus beaux horizons d'ici-bas, l'absolu n'est point de ce monde!... Mais sur les paysages géographiques comme sur ce paysage moral l'azur finit toujours par revenir lumineux et la grâce des choses n'en devait paraître ensuite que plus émouvante. N'at-elle pas écrit dans ses Souvenirs cette phrase d'autant plus excessive que cette femme est la réserve môme : « Oh oui ! quand je me suis mariée et quand j'ai su que le mari que je trouvais beau, tout le monde le trouvait ainsi, j'ai senti un vrai chagrin, une vraie déception et

1. V Amour qui pleure, par Marcelle Tinayre, p. 64 et suivantes.

£ous les prémices d'une jalousie dont f ai tant souffert!.,, » Pensons aux paroles de Bossuet, de Goethe ; dans la plus belle des destinées, il n'y a rien que des clous, des larmes, le vide!...

D'autre part on connaît l'anecdocte de la dédicace àw Nabab. A Tinsu de qui de droit, le romancier offrait le volume — je recopie sa phrase et ce sera la première fois qu'elle passera sous les yeux du public — au collaborateur dévoué, discret et infatigable, à ma bien-aimée Julla Daudet je dédie ce livre qui lui doit tant, avec un grand me?xi de tendresse reconnaissan/e. Quand Madame vit les épreuves, sa modestie opposa son veto. L'hommage ne fut conservé que sur une dizaine d'exemplaires intimes. Devenue veuve, l'épouse devait consacrer au souvenir de son cher mari^ le livre des Journées de femmes^ écrit encore, — disait-elle — daiis le bo7iheur de sa présence. Et puis dans c^^ Souvenirs auxquels j'ai déjà fait plus d'un emprunt, elle, la prudente, la cérébrale, pour la première fois elle s'est laissée aller à dire sacîétresse, le désarroi de sa vie brisée, l'horreur de cette mort — et pour qui la connaît, c'est si troublant de la surprendre vaincue et passionnée que l'on se découvre avec admiration.

Les temps sont loin d'être révolus où les portes de ce diptyque d'affections conjugales

pourront être ouvertes. Je le dis comme je le^ pense, et si je ne le pensais pas je ne dirais rien ;f je suis convaincu qu'elle charmera, l'image et physique et intellectuelle de Tépouse, de la mère qu'y découvriront ceux qui venant plus tard, raconteront ce que je ne sais ou n'ose divulguer. Littéralement l'influence de Mme Daudet sur son mari a été considérable. « Elle fut la régulatrice de son travail, la conseillère discrète de son inspiration » — écrira son beau-frère*. — « Une Béatrice invisible et présente — ajoute Jules Lemaître — lui créant un foyer, une dignité, un bonheur et plus jeune que lui, sachant pourtant être maternelle ^ » Avant 67, qu'avait publié Alphonse Daudet? — d'adroites fantaisies, des contes touchants, une pièce larmoyante et un bref roman — tous les grands livres datent d'ensuite. Le Petit Chose ne devint qu'après son mariage quelqu'un sur le marché httéraire. « Elle le força à travailler sans qu'il s'en aperçût » précisent leurs amis communs. Dans la communauté, elle apportait ses hérédités de fourmi parisienne. Mais à l'inverse de celle de La Fontaine, celle-ci devait se montrer compatissante, prêteuse, dévouée envers la cigale provençale

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