‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 34 sur 94 · Yi, 45. — 2. VI, 39. — 3. III, 31. — 4. ix · texte numérisé non relu

Yi, 45. — 2. VI, 39. — 3. III, 31. — 4. ix

ment leur passion en quelques mots d’une vérité profonde et naïve, d’autres la décrivent avec une finesse ingénieuse, en gens d’esprit qui s’observent, comme on devait le faire à la cour de Ptolémée ou d’Hiéron. Délaissés par leurs maîtresses, les uns gémissent et se plaignent doucement, ainsi qu’il convient à des personnes bien élevées ; d’autres sont moins endurants et moins convenables ‘ il y en a (( qui appliquent sans façon à l’infidèle un coup de poingsur la nuque, bientôt suivi d’un second^ ». Même variété dans leurs plaisirs : celui-ci considère comme le plus grand de tous les bonheurs de contempler, pendant l’hiver, le hêtre sec qui brûle dans le foyer et « les tripes fumantes qui cuisent sur le feu ^ ». D’autres ne se contentent pas à si bon marché; ils ne se plaisent que couchés sur des lits épais de lentisque odorant et de pampres récemment coupés, c( tandis que les peupliers et les ormeaux se balancent au-dessus de leur tête, et qu’une onde sacrée, sortant d’une grotte habitée par les nymphes, murmure harmonieusement à leurs pieds ^ ». Pour rapprocher ces éléments contraires et les associer ensemble, il fallait toute la souplesse du génie grec; mais aucun poète ne les a si parfaitement unis que Théocrite; chez lui, dans ce charme de grâce et de poésie qui enveloppe tout, les contrastes s’effacent. De son œuvre entière, composée de parties si différentes, il sort une impression unique qui donne aux raffinés l’illusion du naturel et fait deviner aux simples les séductions de

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