iv^ 1. 2. X, 1. — 3. Il, 2i
ÉNÉE EN SICILE
Nec sum adeo informis; nupcr me in littore vidi Quum placidum ventis staret mare*.
Cette mer, n’en doutons pas, est celle qu’on voit étinceler au soleil des hauteurs de Taormine ou des pentes de l’Etna, celle dont il est question dans ces vers divins du berger de Théocrite : « Je ne désire pas posséder les domaines de Pélops ou entasser des monceaux d’or, je n’ai souci de courir plus vite que les vents. Mais puissé-je, sous ce rocher, te tenir entre mes bras, et, regardant paître mes brebis, lancer mes chants vers la mer de Sicile ^ ! »
La Sicile à l’époque de Virgiie. — Caractère des Grecs de la Sicile. — Pourquoi ils étaient attachés à la domination romaine. — La Sicile pillée et ruinée par les gouverneurs romains. — Ce que les voyageurs allaient chercher en Sicile. — Merveilles de la nature. — Merveilles des arts. — Les nionuments à cette époque. — Temples publics. — Galeries particulières. — Chapelle d’Heius. — Goût des Romains de ce temps pour les œuvres d’art. — Le portrait de Verrès par Cicéron. — Ce qui devait plaire à Virgile dans la Sicile.
C’est ainsi que Virgile fit connaissance avec la Sicile; et, comme il ne la vit d’abord qu'à travers les idylles de Théocrite, il était difficile qu’il n’en fût