‹ Nouvelles promenades dans ParisChapitre 20 sur 75 · L.-P Aubey, phot · texte numérisé non relu

L.-P Aubey, phot

une tourelle rapiécée, trois fenêtres antiques où les locataires ont placé des cercles de tonneau destinés à recevoir la floraison future des pois de senteur et des

cobéas, et un beau balcon de fer à peu près intact. Un habile graveur a installé ses ateliers dans les salles d'un pavillon délabré où Louise de La Vallière rêva peut-être aux fêtes de Fontainebleau, aux splendeurs de Saint- Germain. Des dalles de parquet usées par le temps, des

BATIMENTS CONSTRUITS SUR L'EMPLACEMENT DE L'ANCIEN CARMEL L.-P. Aubey, phot. (État actuel.)

marbres écornés, des plaques de cheminées fleurdelisées, un débris d’alcôve..… tout cela tombant en ruine, se disloquant, s’effritant; seule une belle rampe en fer forgé le long d'un escalier de noble allure témoigne d’un glorieux passé, encore les apprentis du voisinage en

ont-ils dans leurs jeux brisé la pomme et cassé quelques

montants. Au demeurant, c'est la ruine totale; d’affreuses masures puantes et crasseuses sont plaquées comme des ventouses sur des frag-

ments d'’anti-

ques murailles, et trois pauvres arbres, derniers survivants des futaies d’autrefois, achèvent de mourir devant une énorme fabrique d’acétylène remplaçant l'oratoire où Bossuet prêcha!.….

En face, de l’autre côté du

RESTES DES BATIMENTS DE L'ANCIEN CARMEL (État actuel.)

Page 1