‹ Nouvelles promenades dans ParisChapitre 44 sur 75 · ET A · texte numérisé non relu

ET A

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L' 31 mars 1814, dès l’aube, la population parisienne fut sur pied. Jusqu'à la nuit tombante, la veille, le canon avait tonné du côté de Belleville et de La Villette; on annonçait l’entrée des alliés, vers onze heures, par le faubourg Saint-Martin. Le temps était lourd, orageux; les auvents des portes cochères, les coins de borne, les devantures de boutique, abritaient des familles de paysans chassées par l’invasion, qui $ ’étaient réfugiées dans Paris avec leurs bestiaux et leurs pauvres meubles èmpilés dans des charrettes ; les trottoirs étaient noirs de monde. |

La foule était silencieuse et sombre; quelques royalistes notoires, MM. de Montmorency, du Theil, d’Hautefort, de Chateaubriand, parcouraient les boulevards, offrant aux passants, généralement hostiles, des cocardes blanches ; M. Guerry de Maubreuil caracolait, la croix

de la Légion d'honneur attachée à la queue deson cheval. Devant la porte Saint-Martin, M. de Douhet et deux de ses amis avaient été renversés de cheval et piétinés aux cris de: « À bas les traîtres! »

Vers midi, la tête de l’armée russe passa sous la porte

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