LES HALLES VERS SEPT HEURES DU MATIN
H, Stresser, phot,
servir de type pour une série d’études parisiennes sur chacun des quartiers de Paris. |
Les uns seraient à photographier l’après-midi — ceci dépend de la lumière — d’autresle matin; quelques uns même au très petit matin; c’est ainsi qu’il conviendrait
de prendre entre six et sept heures les Halles, alors que toutes les rues — trottoirs et chaussées compris — entourant les grands bâtiments des Halles centrales sont converties en marchés regorgeant de fleurs, de fruits, de légumes... c’est sans conteste l’un des plus amusants et des plus pitloresques tableaux de Paris.
En principe, tous les bons appareils peuvent s’employer ; celui dont on a l’habitude est le meilleur. Pour nous, qui nous servons du vérascope Richard, nous y trouvons cet avantage que son exiguïté le laisse inaperçu; on peut ainsi saisir des « instantanés » de foules et de gens « ne posant pas ». Il convient d'éviter emploi d'appareils voyants, exigeant des mises au point longues et minulieuses; car alors le public s’amasse bientôt autour de l’opérateur, les pittoresques passants deviennent des curieux désœuvrés et l’on ne récolte plus que les images figées d'individus, tendant vers un même point des yeux écarquillés.
Impossible d'indiquer, même sommairement, tout ce qu'il faudrait photographier; notons cependant quelques petits coins de Paris où il-est amusant de promener son objectif. Sur la rive gauche, on pourrait, par exemple, partir d’un point initial tel que la place d'Italie, visiter la Bièvre et les Gobelins, passer par la Salpêtrière, traverser le Jardin des Plantes et, par les quais, gagner Saint-Séverin et les vieilles rues qui l’enserrent.
Détaillons ce programme : |
Place d'Italie. — Très belle vue d’énsemble sur Paris
que domine le Panthéon (bonne à prendre à toute heure du jour; se placer contre la grille du square, dans l’axe de l'avenue des Gobelins). |
La Bièvre. — La rue Croulebarbe, l’étonnante ruelle