L.-P. Aubey, phot
des Gobelins (l'après-midi) — au 19, entrée du passage Moret — l'ile des Singes, entre les deux bras de la Bièvre (s'adresser au concierge), plusieurs tanneries donnent sur la Bièvre, on y peut pénétrer (de préférence de neuf heures à onze heures et demie)— vues très curieuses :
au numéro 7, restes du pavillon sculpté de M. de Julienne (s'adresser 9, ruelle des Gobelins); du même endr oit, vue des jardins fleuris de la Manufacture des Gobelins.
La Salpétrière. — Vues admirables des grands bâtiments, des cours et des préaux (la chapelle, les jardins, la cour de Manon Lescaut). Demander l'autorisation au directeur.
Le Jardin des Plantes. — Les Quais. — Là tout est à admirer et, suivant l’heure, à reproduire, et non seulement les dessous des ponts encadrant les plus beaux décors de Paris, mais encore les quais ombreux couronnés de bouquins, et les berges avec leur grouillante population des débardeurs, pêcheurs à la ligne, tondeurs de chiens, tireurs de sable, cardeurs de matelas, négociants en vieux bouts de cigares, etc., etc.
Le quartier Saint-Séverin. — La rue Bee (au 65, hôtel de Châtillon, jolies frises sculptées ; 31 et 29, maisons à pignons, à prendre le matin de l’angle de la rue Saint-Julien-le-Pauvre), la petite place derrière l’abside de Saint-Séverin, l’étonnante ruelle Sallembière, la rue Saint-Julien-le-Pauvre (14, porche de l’ancien hôtel de Laffemas ; 11, église Saint-Julien-le-Pauvre), la rue Zacharie, la rue du Chat-qui-Pêche, la rue de la Parcheminerie, la rue du Petit-Pont, la rue de la Huchette, etc., etc.
Une seconde promenade comprendrait le Panthéon,
la rue Valette, la rue des Carmes, la rue de la Montagne- Sainte-Geneviève, la rue Clovis (petit cloître de Saint- Étienne-du-Mont, mur de Philippe-Auguste).
La rue Lhomond (27, hôtel Sainte-Aure, un bijou du XV siècle; demander l'autorisation à M®° la directrice du pensionnat), le Val-de-Grâce, la vieille rue Saint- Jacques (284 et 282, entrées de l’ancien Carmel, balcon de fer forgé, curieux escalier); au 289, la Schola Cantorum (qui fut l’ancien couvent des Bénédictins anglais). Une troisième flânerie dans le vieux Paris nous amènerait en cet amusant quartier compris entre les quais, le boulevard Saint-Michel, le boulevard Saint-Germainet la rue de l’Ancienne-Comédie... Les amoureux du passé y trouveraient des joies rares : songez qu’il y aurait à fouiller la rue Saint-André-des-Arcs (27, exquise mai son du xvini° siècle, toute fleurie de sculptures et de balcons, à prendre le matin de la rue Git-le-Cœur; 52, superbe hôtel de La Bussière, cour charmante, départs d’escaliers, entrées de caves ; 47 et 49, ancien séjour d’Orléans, etc., etc.), la rue Séguier (16 et 18, portes et . cours d'hôtel remarquables), la rue Suger (entre la place Saint-André-des-Arcs et la rue de l'Éperon) — vues d'ensemble à prendre dans les deux sens suivant l’éclairage, car cette très ancienne rue est particulièrement curieuse et va être, hélas! modifiée (au numéro 13, porte sculptée, entrée de l'antique cimetière Saint-André-des- Arcs — visiter et reproduire les ruines de cet impres: sionnant petit cimetière parisien qui va disparaître très
prochainement, s'adresser au concierge du numéro 5 de.
la rue de l’Éperon), le passeet du Commerce (4, dans