TERS LA TERRE
1^ A tendance dçs tiges vers le ciel et la tendance jQSiverse des racines, vers le centre de la terre , est un des phénomènes les plus mystérieux de la végétation. J^ai démontré, dans un précédent ouyrage.(i), que cette double tendance dérive d^une action- organi({ue et vitale exercée par le végétal , et qu*elle n^est point 4u tout le résultat d'actions imjnédiates extérieures y telles qu'une attraction -qui attirerait les racines, ou bien une répulsion qui repousserait les tiges. Le mécanisme de cette action organique et vitale va être dévoilé par les observations et les expériences sui* vantes.
JVi démontré, dans un précédent ouvrage (2), que
(i) Recherches anatomiques et physiologigues sur la strucl^re intime des animaux et des végétaux , et sur leur motili^^. (2) Recherches sur r accroissement jdes végétaux.
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le végétal est composé de deux systèmes concentriques , le t( jstème corttoal et le sjvtème central , et que ces deux systèmes sont composés de parties semblables ou analogues^ dispp3ées en sens inverses. Dans le système central , la moelle ou méduUe centrale occupe le centre ; dans le système cortical , le parenchyme ou fiaédulle cor ticSile occupe là circonférence. Ce sont ces deux médulles et quelques vaisseaux et trachées qui compdsëht tottie l*otjganisatiou des tiges et des racines naissantes. Or, il est d'observation que, dans les tiges naissant», la- Tnédulle centrale remporte en volume sur la médulle corticale. Au oon- ^iç^y^^ dans leà racines naissantes, la médtsllè eorûç^§. rçn^porVei eu volume, sur la médhille centrale, dfffM^Vex^tfi^nçse ^t itiérae: dâiffipilémeni apj^éeiablè daas ta .plupart des Icitôoiistancesu Cet«e prëdomi- HQiiQ^t inv^se des deux médulles dails lés tigts et dflin^ W, rac^s est un premiier favt qtt*il fiiut noter.
J^ deux médtill«% corticale .01 centrale, dont coni'poçéo^ide véai cilles agglomérées* et remplies par un Ijiquidè de<iiisie.Off,un& disposition orgtoiqtiô trè^importante. dei ces deux médulles, et c(tii n'd point en' dore éi-é obseifvée^ est celle'^ci 7 dans la méduU^ corticale , les vésicules , grandes en dehors , vont en dé*orpi^lit de: dâflunètre versi le d«d(Stiis^ dk tile^ sont le plu$ petites; au contraire, dans la médidle centrale, le$ vésicules petites en dehors vont en augmentant de diamètre vers le centre. Cette disposition est plu^ ou moins Sicile à voir chez tous les végétaux. I^
DES TIGES ET DES RACINES. Sj
moelle offre toujours de grandes vésicules dans son centre ; ces vésicules vont en décroissant de grandeur fuscju^à Tétui médullaire , dans le voisinage duquel elle» sont le plus petites. On peut faire cette obser^tien chez tous les végétaux, même chez ceux dont là tige est fi£(tuleuse. Chez ces derniersf , la moelle formé les parois du canal central , et les vésicules composante offrent comme à l'ordinaire une gtaiideur décroissante de d^edans en dehors. Je citerai ici le pis- ^il&i^leotondontaraxacumy comme l'une des plantes heiliacées chez lesquelles cette disposition est le plus facile à observer^ La tige ou hampe de ce végétal est fistnleuse ; son canal médian occupe le centre de la médulle centrale , qui , blanche et diaphaùe , forme les parois iminédiates de ce canal. En dehors existé le système cortical ^ dont Tépaisseur est moindre , qui est de couleur verte y et qui contient les vaisseaux du soc laiteux. Une tranche mince et longitudinale de cette tige étam soumise au microscope, on voit aveè la plus grande facilité le décroissèment des vésicules de dedans 0n< dehors ; à l'intérieur, elles ont acquis tant de développement , que la surface interne du canal central s'est garnie d'une multitude de plis transversaux, résultat de l'aUgmentîrtion disproportionnelle de celle surface par lé développement considérable des vésicules aggtoWiéréès qui composent le tissu médullaire auquel elle afppartient. Le système v cortical de la tige du pissenlit est si mince, qu'il n'est : ^re possible de vpir l'ordre de décroissement des