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RÉSUMÉ DES OBSERVATIONS LÀRYNGOSCOPIQUES

Je ne reviendrai pas sur les mouvements non phonateurs du larynx, qui sont étrangers à mon but, et que j'ai dû mentionner uniquement pour être complet.

Je négligerai pour la même raison le rappel des sons inspiratoires.

Relativement aux mouvements phonateurs , je ferai obser-

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ver qu'ils sont communs aux deux registres, ou particuliers à chacun d'eux , et je les résumerai à ce double point de vue.

A. — Phénomènes communs aux deux registres.

1° La génération d u son vocal n'a jamais lieu sans que les ligaments vocaux soient tendus et sans qu'ils vibrent en totalité ou en partie.

2° La rapidité des vibrations est en raison directe de la tension membraneuse.

3° L'amplitude des vibrations est à lafois, en raison inverse de la tension , en raison directe de l'intensité du courant d'air, et en raison directe de l'étendue de la surface vibrante.

Il0 La tension membraneuse est en raison inverse de l'intensité du courant d'air, et en raison directe du degré d'occlusion de la glotte eu arrière, pour un son donné.

5° L'occlusion de la glotte en arrière peut augmenter graduellement jusqu'un peu au delà des extrémités antérieures des apophyses aryténoïdes.

6° Sou étendue est en raison directe de l'élévation du son; son énergie est en raison directe de l'intensité du courant d'air.

7° Cette occlusion est très manifeste jusqu'à certaines I limites tonales qui correspondent aux limites antérieures des apophyses aryténoïdes.

8° A partir du moment où les apophyses aryténoïdes se sont affrontées dans toute leur longueur, l'agent prinf. cipal de l'élévation du son est la tension longitudinale.

L'occlusion de la glotte en arrière est beaucoup moins apparente.

9° L'occlusion postérieure de la glotte est indispensable à l'éclat et à l'élévation du son. Néanmoins on peut produire une certaine série de sons, la glotte étant ouverte dans toute sa longueur, mais cette série est limitée à la partie la plus grave de l'échelle vocale, et les sons n'ont aucun éclat.

10° Pour un son donné, le degré d'occlusion de la glotte en arrière est en raison inverse de l'intensité du courant d'air.

11° Les ligaments thyro-aryténoïdiens supérieurs ne prennent aucune part à la génération du son, et les ventricules de Morgagni demeurent linéaires.

B. — Phénomènes particuliers au registre de poitrine.

1° Les ligaments vocaux vibrent dans toute leur étendue.

2° La tension longitudinale est, en général, plus forte que dans le registre de fausset.

3° L'ouverture de la glotte est rectiligne.

h° Les aryténoïdes s'affrontent principalement par le tiers inférieur de leurs faces internes.

5° Les parois du vestibule de la glotte sont moins tendues que clans la voix de fausset.

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