‹ Nouvelles recherches sur les feux d'artificeChapitre 25 sur 35 · Roue à six cartouches · texte numérisé non relu

Roue à six cartouches

7 et 8. (Voir, page 450 et suivante, la description de ces figures.)

Je vais donner la description d'une pièce pyrique, dans laquelle j'indiquerai la manière de transmettre le feu d'une roue tournante à une pièce fixe.

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DABTIF1CE.

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Double guilloché.

Celte pièce est composée de quatre roues tournantes de deux grandeurs différentes et d'un soleil fixe qui dépasse d'un mètre la hauteur des roues et couronne leur effet à la dernière reprise.

Les quatre roues tournantes et celle portant le soleil fixe seront placées verticalement sur le même axe ou essieu. Les deux premières, celles qui seront en avant, auront 66 centimètres de diamètre. Les moyeux de ces deux roues seront garnis chacun de six bâtons ou rayons qui soutiendront les cercles. Ces roues seront semblables; mais elles tourneront chacune dans un sens opposé , l'une à gauche et l'autre à droite.

Les deux plus grandes roues seront placées derrière les petites ; elles auront 1 mètre 624 millimètres de diamètre, et tourneront aussi chacune en sens inverse. Afin que ces roues soient solides, chaque moyeu sera garni de huit rayons. Ces quatre roues seront à six reprises ; les deux plus petites auront chacune dix-huit jets et iront à trois feux, c'est-à-dire que trois cartouches prendront feu en même temps ; les deux pi us grandes roues auront trente jets chacune et iront à cinq feux (cinq cartouches prendraient feu en même temps.) On

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clouera sur les rayons de chaque roue un second cercle qui donnera beaucoup de solidité aux roues, et qui servira en même temps à placer les cartouches, qu'on assujettira avec du fil de fer recuit* Ces cartouches ne seront pas poses horizontale* ment , mais inclinés sur leur monture. De cette manière, les roues peuvent en recevoir un plus grand nombre. Le plateau ou roue qui portera les jets du soleil fixe aura 2 mètres 66 centimètres de diamètre. On mettra entre chaque jet un intervalle de 16 centimètres. Ce soleil aura par conséquent quarante-huit cartouches; on les char* géra en feux chinois. La tige en fer destinée à servir d axe ou d'essieu , ayant cinq roues à porter, dont quatre ont un mouvement assez fort, doit être solide. On pourra lui donner 18 millimètres de diamètre; on ne la fera que de la longueur nécessaire pour pouvoir traverser le poteau et recevoir les cinq roues avec leur moyeu. Cet axe sera fait précisément de la même manière que celui dont j ai donné la description à l'article Soleil à trou cartouches, page 434; seulement cet axe serait plus long.

Si on craignait que le mouvement des roues ne fît vibrer Taxe, on mettrait un support sur lequel porterait le bout de l'essieu. Cet essieu devrait être mis dans le trou du poteau qu'on aurait pratiqué à une hauteur au moins de 4 à 5 mètres. On

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commencerait d'abord par placer le soleil fixe; on l'assujettirait en pratiquant an trou sur le moyeu, et en mettant une vis de pression dont le bout porterait sur l'axe ou essieu, et qu'on serrerait fortement. Ce soleil, étant placé, toucherait presque au poteau. On mettrait ensuite sur l'axe une des deux roues de 1 mètre 624 millimètres. On pratiquerait, au milieu du moyeu de cette roue, un peu en avant des rayons, un trou en biais qui régnerait dans toute la longueur de la moitié de ce moyeu et sortirait dans l'épaisseur du bois du bout du moyeu qui touche presque la roue du soleil fixe. Ce trou est destiné à recevoir un conduit contenant une mèche qui partirait de la fin d'un jet de l'avant-dernière reprise. Ce conduit devrait saillir en dehors du bout du moyeu d'une longueur suffisante pour former un cercle qu'on appliquerait sur la surface de la plaque en cuivre qui est vissée sur le bout du moyeu. La mèche qui formerait ce cercle ne devrait pas être enveloppée ; elle serait à découvert. On l'assujettirait sur la plaque, en collant, de distance en distance, de petites bandes de papier brouillard.

Il y aurait également, sur la plaque du bout du moyeu du soleil fixe, un cercle formé par une étoupille non enveloppée, qu'on assujettirait aussi avec de petites bandes de papier brouillard. Ces deux cercles de mèche à nu se trouve-

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raient vis-à-vis l'un de l'autre, et seraient assez rapprochés pour qu'il fût impossible que, lorsque le feu arriverait au premier, le second ne fût pas enflammé en même temps.

On pourrait pratiquer une rainure circulaire sur chaque bout des moyeux , aûn d'y placer les mèches formées en cercles ; mais les petites bandes de papier brouillard les maintiendraient' suffisamment. Il aurait fallu d'ailleurs inciser les plaques en cuivre, ou faire les plaques plus petites, ce qui n'aurait pas été aussi sofide.

A partir du cercle de mèche appliqué sur la plaque du moyeu du soleil fixe, on mettrait dans un conduit le restant de longueur du brin ou plutôt de deux brins d'étoupille (car il doit toujours y en avoir deux) ; on placerait ce conduit dans une rainure pratiquée sur le moyeu, et on le dirigerait, en l'appliquant sur les rayons, jusqu'aux jets fixes qui sont en communication entre eux, et auxquels il mettrait le feu.

Une viroleen fer-blanc ou en cuivre envelopperait le bout du moyeu de la roue tournante , et serait fixée par trois ou quatre vis. Cette virole aurait assez de longueur pour couvrir presque tout le moyeu du soleil fixe, et préserverait les mèches qui sont à nu des atteintes des étincelles qui jailliraient des roues tournantes. Le moyeu du soleil fixe devrait être un peu plus petit que

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la virole, afin que cette dernière, en tournant, ne frottât pas dessus. On mettrait ensuite la seconde roue de i mètre 624 millimètres, puis les deux roues de 66 centimètres. Toutes ces roues seraient très-rapprochées les unes des autres sur l'essieu, sans cependant être serrées, afin que les roues ne se gênassent pas par leur mouvement en sens inverse. On mettrait entre chacune (Telles un petit morceau de bois ayant la forme d'une olive un peu courte. Cette olive serait percée au milieu , dans toute sa longueur, d'un trou d'une grandeur qui permettrait à Taxe d'y entrer, mais assez serré pour qu'une fois l'olive placée elle ne pût pas se déranger. On pourrait d'ailleurs percer un trou qui traverserait le milieu de l'olive, dans lequel on mettrait une vis de pression qui fixerait solidement l'olive sur l'axe. On ne mettrait pas d'otive entre la quatrième roue et le soleil fixe, puisque le moyeu de cette dernière pièce n'est pas mobile; mais on en mettrait une entre la première et la seconde, entre la seconde et la troisième, et entre la troisième et la quatrième. II serait essentiel de s'assurer qu'elles tournent librement. Oit visserait le second écrou sur le bout de l'axe qui est en avant, ce qui empêcherait que les soleils, en tournant, ne pussent s'échapper.

Afin d'avoir la même durée, les jets des quatre

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roues tournantes seraient du même calibre. J'ai dit que la première roue tournerait dans un sens, la seconde dans un autre sens ; la troisième et la quatrième auraient de même chacune un mouvement inverse. L'effet que produit le croisement des jets dans deux directions opposées se nomme guilloché. Ce qui détermine le sens dans lequel doit tourner chaque roue destinée à produire le guilloché, c'est la manière dont les jets sont inclinés. Ainsi, pour qu'une roue tourne k droite, il faut que les jets soient penchés à gauche; pour qu'elle tourne à gauche, il faut qu'ils soient inclinés à droite.

La reprise, dans une pièce tournante, est la transmission du feu d'un cartouche qui finit à un antre cartouche qui va commencer; on nomme cet effet reprise parce que, lorsqu'un cartouche est consumé, il y a une petite interruption, un temps d'arrêt très-court, mais cependant sensible ; puis le feu du cartouche qui commence étant plus énergique (par le vide qu'a laissé la broche au commencement du jet ) que celui du cartouche qui finissait, la roue tourne plus vite; c'est une reprise de mouvement. Cet effet a lieu chaque fois que le feu prend à un nouveau cartouche.

Les quatre roues ont chacune six reprises, qui doivent commencer et finir en même temps ;

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pour plus de variété, chaque reprise doit être d'un feu différent. Le goût seul doit guider pour Tordre que Ton doit mettre dans la succession des différents feux des six reprises. Je vais cependant donner un exemple de la manière dont on peut faire produire à cette pièce un effet trèsvarié et plus beau.

Il est bien entendu que les quatre roues doivent prendre feu en même temps. Trois jets à chacune des deux roues les plus petites, celles qui sont en avant, prennent à la fois. Cinq jets à chacune des deux roues d'un mètre 624 millimètres prennent aussi dans le même moment. Ces seize premiers jets des quatre roues seraient chargés en rayonnant. La seconde reprise des quatre roues serait aussi de seize jets, qui seraient chargés avec un mélange de moitié poussier de poudre et moitié grains bleus. La troisième reprise serait toujours de seize jets , qui seraient chargés en brillant. Les jets de la quatrième reprise seraient chargés avec moitié poussier et moitié grains jaunes, amalgamés ensemble. Ceux de la cinquième reprise seraient chargés en rayonnant. Ceux de la sixième et dernière reprise seraient chargés d'un mélange moitié poussier et moitié grains verts. Le feu, en arrivant aux cartouches de cette dernière reprise , serait communiqué en même temps aux quarante-huit

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jets du soleil fixe, par la mèche qui part de la fin d'un des cartouches de la cinquième reprise de la quatrième roue, qui traverse le moyeu eu passant dans la virole, et communique le feu aux mèches circulaires, qui le transmettent au soleil fixe; ce qui termine l'effet de cette pièce , qui est magnifique. On peut la rendre encore plus variée en mettant sur les rayons de la première roue , à partir du moyeu, des lances ou des petits cylindres en feux colorés, qui traceraient plusieurs cercles de différentes couleurs. On pourrait également en mettre sur le haut des cartouches de la première roue, et même sur ceux de la troisième, ce qui augmenterait le nombre des cercles. Le cercle que traceraient les lances placées sur les jets de la troisième roue serait voilé par les étincelles de la première roue ; il aurait par conséquent une couleur un peu vague, ce qui serait encore une variété. On pourrait, en outre, mettre, sur le haut de chaque cartouche du soleil fixe, alternativement un petit bout de lance rouge et un petit bout de lance verte, qui prendraient feu avec la dernière reprise, et ressembleraient a des rubis et à des émeraudes. Ces bouts de lance devraient être très-courts, afin de ne pas durer plus longtemps que les jets fixes.

Les lances qui sont sur la première roue doi-

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vent être plus longues et pouvoir brûler pendant tout le temps que dure la pièce.

Les jets chargés avec des grains ont moins de force d'impulsion que ceux à étincelles. Afin que les roues tournassent avec plus de vitesse, on pourrait mettre aux petites roues, à la deuxième, quatrième et sixième reprises, un jet auxiliaire chargé avec la composition n° 26, en feu blanc; cette composition a beaucoup de force et ne produit pas d'étincelles; par conséquent elle ne peut pas nuire à l'effet des grains. Le nombre des jets des petites roues serait augmenté; elles en auraient vingt et un au lieu de dix-huit. On mettrait également à chaque roue d'un mètre 66 centimètres, aussi à la deuxième, quatrième et sixième reprises, deux jets en feu blanc, ce qui augmenterait le nombre des jets de ces roues; elles en auraient chacune trente-six au lieu de trente.

Pièce à cinq roues de différentes grandeurs , placées sur le même axe, produisant successivement chacune un effet partiel, puis reprenant feu toutes à la fois. ( Voyez, page 441, les figures 7 et 8. )

J'avais d'abord eu l'intention de ne donner qu'un seul modèle de pièce pyrique ; mais j'ai réfléchi que la description d'une pièce un peu plus

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compliquée me fournirait l'occasion de faire connaître deux nouveaux modes de transmission du feu d'un soleil tournant à une autre roue mobile ou Oxe, et achèverait de faire comprendre le mécanisme de ces procédés, qui est beaucoup moins embarrassant qu'il ne le parait au premier abord.

le commencerai par donner une description sommaire de la pièce. Elle se compose de cinq roues placées verticalement sur le même axe. La première (celle qui serait le plus en avant) aurait 619 millimètres de diamètre ; elle serait composée de quinze jets, de 18 à 20 millimètres de diamètre intérieur, et irait à trois feux.

Les jets doivent être posés sur la roue comme je l'ai indiqué pour la première pièce pyrique , c'est-à-dire inclinés.

La deuxième aurait 892 millimètres de diamètre, serait composée de vingt jets du même diamètre que la première, et irait à quatre feux.

La troisième aurait 1 mètre 14 millimètres de diamètre, serait composée de vingt-cinq jets, toujours du même diamètre (toutes les roues composant cette pièce doivent avoir des jets de même calibre, afin qu'à la troisième, quatrième et cinquième reprises , il y ait coïncidence de durée); cette troisième roue irait à cinq feux.

La quatrième aurait 1 mètre 405 millimètres

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de diamètre, serait composée de trente jets, et irait à six feux.

La cinquième et dernière roue aurait 1 mètre 649 millimètres de diamètre, serait composée de trente-cinq jets , et irait à sept feux (sept cartouches brûleraient en même temps).

Ces roues feraient un effet isolé et partiel, dans Tordre suivant.

La première roue tournerait isolément de gauche à droite, pendant les deux premières reprises, et cesserait son mouvement.

lies deux roues suivantes prendraient feu en même temps; la deuxième tournerait de droite à gauche, et la troisième de gauche à droite ; ces deux roues tourneraient aussi pendant deux reprises seulement, et s'arrêteraient. Puis le feu prendrait aux deux dernières roues; la quatrième tournerait de droite à gauche, et la cinquième de gauche à droite.

Lorsque ces deux dernières roues auraient tourné pendant deux reprises, le feu reprendrait instantanément aux trois premières , et les cinq roues marcheraient ensemble jusqu'à la fin, c'està-dire pendant les trois dernières reprises.

Afin que cette pièce fût variée le plus possible, on pourrait charger les cartouches de la manière suivante.

Les trois premiers jets de la première roue

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seraient chargés eu rayonnant; les jets de la seconde reprise de la même roue seraient chargés en brillant.

Les jets de la première reprise, des deuxième et troisième roues, qui doivent tourner eu même temps dans deux sens inverses, seraient chargés, savoir : trois jets de la deuxième roue avec un mélange de moitié .poussier et moitié grains jaunes ; plus un jet serait chargé avec la composition en feu blanc du n° 26 (cette composition a beaucoup de force; elle ne produit pas d'étincelles, et par conséquent ne nuit pas à l'effet des grains). Trois jets de la troisième roue seraient également chargés en un mélange de moitié poussier et moitié grains jaunes; plus deux jets de la même roue (la troisième) seraient chargés en feu blanc n° 26.

Les jets de la deuxième reprise de ces roues (la deuxième et la troisième) seraient chargés en rayonnant.

La première reprise des quatrième et cinquième roues, qni doivent prendre feu en même temps , serait chargée , savoir : quatre jets de la quatrième roue, avec un mélange de moitié poussier et moitié grains bleus; plus deux jets chargés en feu blanc n° 26 ; cinq jets de la cinquième roue avec un mélange de moitié poussier et moitié grains bleus ; plus deux jets seraient chargés

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en feu blanc n° 26, également pour la première reprise de la cinquième roue.

Les jets de la deuxième reprise des quatrième et cinquième roses seraient chargés en brillant.

Lorsque la deuxième reprise des quatrième et cinquième roues aurait produit son effet, le feu reprendrait à toutes les roues à la fois.

La troisième reprise des cinq roues serait chargée en rayonnant.

La quatrième reprise des cinq roues serait chargée, savoir : pour la première roue, deux jets en un mélange de moitié poussier et moitié grains verts; plus un jet en feu blanc, u°26;

Pour la deuxième roue, trois jets en un mélange de moitié poussier et moitié grains verts; plus un jet en feu blanc, n° 26;

Pour la troisième roue, trois jets en un mélange de moitié poussier et moitié grains verts, plus deux jets en feu blanc, n° 26;

Pour la quatrième roue, quatre jets en un mélange de moitié poussier et moitié grains verts ; plus deux jets en feu blanc , n° 26 ;

Pour la cinquième roue, quatre jets en un mélange de moitié poussier et moitié grains verts; plus trois jets en feu blanc , n° 26;

La cinquième et dernière reprise des cinq roues serait chargée en brillant.

L'ordre dans la succession des feux de chaque

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reprise que je viens d'indiquer n'est pas indispensable ; je ne le donne que comme un exemple. On peut le changer à volonté, suivant son goût; seulement il faut tâcher que les feux , en se suc* cédant, aient entre eux le plus de dissemblance possible ; l'effet que produisent ces oppositions plaît généralement à la vue.

11 s'agit maintenant d'indiquer comment les roues doivent être placées sur l'essieu , et la ma* nière dont le feu doit se communiquer de l'une à l'autre; puis le moyen de faire reprendre le feu à la fois à toutes les roues en même temps.

Je commencerai par appliquer à l'effet partiel et successif des cinq roues de cette pièce pyrique un des nouveaux modes de transmission.

La première opération consiste à placer horizontalement derrière la première roue (la plus petite, celle qui est le plus en avant sur l'essieu), sur un des rayons, un petit jet non étranglé, à peu près de la grosseur d'un serpenteau , qu'on fixerait en plantant une petite pointe sans tête sur le rayon ; on percerait le jet avec un poinçon par le bout culasse (fermé). Comme il n'est pas nécessaire que ce petit jet dure longtemps, il serait chargé, dans les trois quarts de sa longueur, avec de la terre glaise ; le restant serait chargé avec la composition n° 20. Afin que ce petit jet fût fixé solidement, on tremperait dans

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de la colle-forte (qui devra être chaude), avant de faire entrer la pointe dedans, le bout culasse, qui appuierait et serait collé sur le rayon. Un conduit contenant deux brins d'étoupille , partant de la fin d'un jet de la deuxième reprise de la première roue , serait dirigé en s'appliquant sur la longueur du petit jet. Dans le haut de la chemise de ce jet, un bout de mèche à nu, formant un petit crochet, porterait sur la composition. On froncerait le papier de la chemise, qu'on lierait avec du fil sur le conduit ; on couvrirait la ligature avec un peu de papier brouillard, afin que le conduit se maintint appliqué sur la longueur du petit jet, et ne formât pas, en s'écartanl, un trop gros volume, ce qui pourrait occasionner un frottement. Lorsque la tête du jet serait entrée dans la boîte circulaire, on lierait ou on collerait ce conduit sur toute la longueur du petit jet.

On prendrait du carton assez épais (de sept ou huit feuilles) , sur lequel on couperait un rond (disque) de 162 à 189 millimètres de diamètre; on ferait au centre un trou d'à peu près 80 millimètres. Ce trou devrait être au moins d'un quart plus grand que la grosseur du moyeu de la seconde roue. On couperait deux bandes du même carton , une d'à peu près 270 à 290 millimètres de long, et une autre d'une longueur double.

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Le disque serait posé à plal sur une table; on formerait un cercle en roulant sur elle-même la bande de carton la plus courte; on poserait dans le trou du disque ce cercle, qui, en se développant, rencontrerait pour point d'appui l'épaisseur des bords circulaires du carton que forme le vide du centre du disque. On assujettirait ce cercle en collant des bandes de papier. On formerait, avec la plus grande bande de carton, un second cercle, dont on entourerait la circonférence extérieure du disque, et qu'on ferait tenir en collant également des bandes de papier en dehors et en dedans. Ce disque, ayant deux rebords, formerait une espèce de boîte sans couvercle, ayant un vide au milieu, close cependant au moyen de la paroi circulaire que forme la bande de carton la moins longue. On placerait cette boîte en carton sur le devant des rayons de la seconde roue; le moyeu de la roue sortirait par le vide du milieu de cette espèce de boîte. J'ai dit que cette ouverture devrait être un peu plus grande que la grosseur du moyeu, afin que la boîte ne portât pas dessus; j'en expliquerai le motif plus tard. Cette boîte serait assujettie, sur le devant des rayons de la seconde roue, avec du papier que l'on collerait. Les bandes de carton formant les bords de la boîte circulaire , et qui sont en saillie en face du derrière de la

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première roue ,- auraient une largeur qui formerait un relief qui occuperait la moitié au moins de l'intervalle qu'il y aurait entre le derrière des rayons de la première roue et le devant de ceux de la seconde. Le petit jet placé horizontalement derrière un des rayons de la première roue devrait être vis-à-vis le milieu de l'espace ou vide circulaire que forment les deux bandes de carton, et devrait y pénétrer d'à peu près 9 millimètres. On mettrait au fond de la boite deux brins d'étoupille réunis, qui formeraient* un cercle qui occuperait circulairement tout le milieu du fond de la boite, et que Ton maintiendrait dans cette position en collant dessus une large bande de papier brouillard, qui en même temps préserverait les mèches circulaires des atteintes des étincelles qui pourraient pénétrer dans la boîte, et mettre intempestivement le feu aux mèches. Les brins d'étoupille qui forment un cercle au fond de la boîte auraient une longueur surabondante. On pratiquerait, au fond de la boîte, un trou par lequel on ferait sortir l'excédant de longueur de ces deux brins de mèche, qui même, un peu avant d'être sortis de la boîte , devraient être placés dans un conduit. On dirigerait ce conduit dans la chemise ou bonnet de la tête d'un jet de la première reprise de la seconde roue ; on ferait entrer un second conduit dans le

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bonnet de la télé du même jet; on froncerait le papier du bonnet sur les deux conduits, et on lierait avec du gros fil. Le second conduit, à partir de ia tête du jet de la seconde roue , serait dirigé dans le bonnet de la tête d'un jet de la première reprise de la troisième roue, et serait avec le bonnet, que l'on froncerait sur ce conduit, lié avec du fil.

Il est facile de se rendre compte comment s'opère cette première transmission.

Lorsque la première roue a fait l'effet partiel que l'on voulait qu'elle produisit, c'est-à-dire que les jets des deux premières reprises sont consumés, il sort, de la fin d'un jet de la deuxième reprise de cette première roue, un conduit qui met le feu au petit jet placé horizontalement sur un rayon, derrière la première roue, dont la tête se trouve pénétrer de 9 millimètres dans la boîte circulaire, placée sur le devant de la seconde roue. Le feu du petit jet frappe au fond de la boite , perce le papier brouillard qui couvrait la mèche circulaire, et le feu est communiqué en même temps à la seconde et à la troisième roues, qui tournent ensemble, mais chacune dans un sens opposé.

La communication du feu de la fin de la deuxième reprise de la troisième roue à la première reprise des quatrième et cinquième roues

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s'effectuerait par le même moyen qu'on a employé pour la transmission du feu de la première à la deuxième et à la troisième roues, c'est-à-dire en plaçant horizontalement un petit jet sur le derrière d'un rayon de la troisième roue. On collerait également sur le devant des rayons de la quatrième roue une boîte circulaire en carton , au fond de laquelle il y aurait un cercle formé par deux brins d'étoupille couverts d'une bande de papier brouillard ; un conduit sortirait du fond de la boîte, et porterait le feu en même temps à la première reprise des quatrième et cinquième roues. Afin qu'il n'y eût pas interruption de mouvement, on pourrait faire un peu plus courts les jets de la fin, desquels sortent les conduits qui mettent le feu aux petits jets placés horizontalement derrière les roues.

Le second mode de transmission, celui par lequel le feu reprend soudainement aux trois premières roues qui s'étaient arrêtées , après avoir fait un effet partiel (après avoir brûlé à deux reprises), exige un axe ou essieu d'une forme particulière. Cet axe doit être évidé , dans toute sa longueur, comme un canon de fusil. (On trouve à Paris, chez plusieurs quincailliers, du fer creux de toute grosseur, qui n'est pas beaucoup plus cher que du fer plein.) Cet axe aurait la longueur nécessaire pour qu'on pût y placer les cinq roues

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et mettre entre chaque moyeu une olive en boÎ9, percée dans sa longueur, qui établirait un intervalle entre eux. Il faudrait, en outre, que cet axe eût un excédant de longueur, afin de pouvoir pénétrer au-delà de l'épaisseur du poteau sur lequel on le placerait. Les deux bouts de cet essieu seraient taraudés, afin qu'on pût d'abord visser un écrou à oreilles sur l'extrémité qui saillirait audelà du poteau. Cet axe aurait, en avant du poteau, un renflement ou rotule qui toucherait au poteau et servirait de point d'appui lorsqu'on serrerait Técrou derrière le poteau. On visserait le second écrou sur le bout de Taxe qui est en avant, lorsque toutes les roues seraient placées. Cet écrou, vissé sur le bout de l'axe qui est en avant, retient les roues et empêche qu'elles ne puissent sortir de dessus l'essieu.

Si le poids des roues faisait fléchir l'axe , on mettrait un support assez solide , sur lequel porterait le bout de l'essieu.

On tracerait une ligne sur toute la longueur de l'axe, et on marquerait par un point, sur cette ligne, la place que le milieu du moyeu de chaque roue occuperait lorsqu'elles seraient placées sur l'essieu. On percerait sur chaque point un trou qui traverserait toute l'épaisseur d'une des parois de cet axe creux. On mettrait dans le trou longitudinal de l'essieu deux brins d'étoupille qui

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régneraient dans toute sa longueur. Afin que des étincelles ne pussent y mettre le feu, on boucherait avec du liège ou des chevilles en bois les trous qui sont à chaque extrémité de Taxe.

On entrerait, dans chaque trou percé sur la ligne tracée à la surface extérieure de Taxe, deux petits brins de mèche très-courts ; ils porteraient sur les brins d'étoupille qui sont couchés dans toute la longueur du trou longitudinal de l'essieu. On couperait, au niveau de chaque trou, l'excédant de longueur de ces brins de mèche , et on les assujettirait avec un peu dé pâte d'amorce. Dans cet état, l'essieu est entièrement prêt à recevoir les roues; mais, avant de les placer, il est nécessaire de faire extérieurement et intérieurement une opération snr le milieu de chaque moyeu des quatre premières roues. Le diamètre des trous des moyeux doit être d'un sixième plus grand que n'est gros le diamètre de Taxe. On visse sur chaque bout des moyeux une plaque en cuivre, percée au centre d'un trou dans lequel doit entrer librement l'essieu, sans cependant qu'il puisse ballotter. Ces deux plaques seraient placées de manière que les deux trous fussent bien vis-àvis l'un de l'autre. On pratiquerait, sur le milieu de chaque moyeu , sur la surface extérieure , un trou qui pénétrerait jusqu'à l'ouverture longitudinale destinée à recevoir Taxe. On dévisserait

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une des plaques d'un des bouts du moyeu; on aurait de la mèche plate faite avec de la mousseline claire imprégnée de pâte d'amorce (c'est-àdire avec la même composition qui sert à faire la mèche ordinaire). On couperait des bandes de cette mèche plate, qui auraient 9 à 11 millimètres de large et une longueur suffisante pour former un cercle qui s'appliquerait sur le milieu de la surface intérieure du moyeu. Avant de placer cette mèche plate circulaire, on collerait sur ses deux bords, et dans toute sa longueur, de petites bandes de papier brouillard qu'on laisserait sécher; puis, au moment de la mettre dans le moyeu, on enduirait de colle les bords du papier brouillard, et on appliquerait cette bande de mèche, qui tapisserait circulairement le milieu dos parois du vide du moyeu et couvrirait entièrement le trou percé sur la surface extérieure de ce moyeu.

Après avoir collé la bande de mèche plate, dont le milieu doit être à nu, en dessous et en dessus, on revisserait la plaque sur le bout du moyeu. Un conduit partant de la tête d'un jet de la troisième reprise de la première roue serait dirigé, en s'appliquant sur un des rayons de la roue, dans le trou pratiqué sur le milieu du moyeu. Ce conduit serait maintenu appliqué sur un des rayons de la roue par une bande de papier que

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Ton collerait. Le bout de ce conduit, qu'on ferait entrer dans le trou diamétral du moyeu, aurait à son extrémité une petite partie de mèche à découvert, formant le crochet, qui toucherait à la mèche plate de l'intérieur du moyeu. On collerait un peu de papier brouillard sur ForiBce du trou diamétral du moyeu, a6n qu'il ne pût pas se déranger, et qu'il restât appuyé sur la mèche circulaire de l'intérieur du moyeu. On procéderait à Fégard de la seconde roue précisément comme on a fait pour la première , c'est-à-dire qu'on percerait un trou diamétral sur le dessus et au milieu du moyeu. On collerait également une mèche plate circulaire dans l'intérieur du moyeu; on dirigerait aussi un conduit qui partirait de la tête d'un jet de la troisième reprise de celte seconde roue; mais, au lieu d'être appliqué sur le devant d'un des rayons de la roue, il serait appliqué derrière le rayon , parce que le devant de cette seconde roue est couvert par la boîte circulaire en carton. On ferait entrer le bout du conduit dans le trou diamétral du moyeu, en le faisant passer sous la boite en carton. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas fait porter la boîte sur le moyeu et laissé assez d'espace pour qu'on pût passer un conduit.

On agirait pour la troisième roue absolument comme on a fait pour la première. Comme il n'y

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a pas de boite en carton sur cette roue, on dirigerait le conduit qui part de la tête d'un jet de la troisième reprise sur le devant d'un des rayons, et on le ferait entrer dans le trou diamétral du moyeu, comme je l'ai indiqué.

On opérerait pour la quatrième roue comme on a fait à l'égard de la deuxième, c'est-à-dire que le conduit qui partirait de la tête d'un jet de la troisième reprise de celte roue serait appliqué sur le derrière d'un des rayons, parce que cette quatrième roue a su rie devant, comme la deuxième, une boite en carton.

La cinquième roue n'a pas de mèche plate dans l'intérieur de son moyeu ; on en verra plus loin la raison.

Il s'agit maintenant de placer l'une après l'autre chaque roue sur Taxe, de les faire communiquer et d'en suivre tous les effets.

J'ai dit plus haut que l'essieu était prêt à recevoir les roues. On fait entrer dans le trou pratiqué dans le haut et dans toute l'épaisseur du poteau l'extrémité de l'essieu qui a un renflement en avant; on l'assujettit en vissant l'écrou à oreilles, et en le serrant jusqu'à ce que le renflement appuie fortement sur le devant du poteau. On entre d'abord sur l'axe un petit morceau de bois percé , ayant à peu près la forme d'une olive. Ce petit morceau de bois doit être un peu serré sur

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l'axe ; s'il ne Tétait pas assez , on le retirerait un peu en arrière; on entourerait de papier la partie de l'axe sur laquelle il doit être fixé, et on le pousserait jusqu'à ce qu'il touchât à ce renflement et qu'il ne pût pas tourner. Il vaudrait mieux percer le milieu de cette olive et la fixer sur Taxe avec une vis de pression. On placerait ensuite la cinquième roue (la plus grande); elle est composée de trente-cinq jets qui sont inclinés sur les deux cercles de la roue de droite à gauche, afin qu'elle puisse tourner de gauche à droite. Cette roue a cinq reprises et doit aller à sept feux ( sept jets doivent brûler en même temps). Ces jets communiqueraient entre eux de la manière suivante. Les sept derniers jets, ceux de la cinquième reprise, communiquent entre eux, afin qu'ils puissent prendre feu en même temps. Le feu est mis à ces sept jets par un conduit qui sort de la fin d'un des cartouches de la quatrième reprise et entre dans la chemise de la tête d'un jet de la cinquième reprise. Les sept jets de la quatrième reprise communiquent aussi entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est communiqué par un conduit qui part de la fin d'un jet de la troisième reprise et entre dans la chemise de la tête d'un des jets de la quatrième reprise.

Les sept jets de la troisième reprise communiquent de même entre eux et brûlent en même

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D AKT1FICË. Mil

temps. Le feu leur est communiqué par un conduit cm'i sort de la fin d'un jet de la deuxième reprise» et qui entre dans la cbemise de la tête d'un jet de la troisième reprise.

Les sept jets de la deuxième reprise communiquent également entre eux ei brûlent en même temps. Le feu leur esl communiqué par j*n conduit qui sort de ia fin d'un des jets de la première reprise, et qui outre dans b chemise de la tête d'un jet de la deuxième reprise.

Les sept jets de la première reprise communiquent aussi entre eux. Le feu leur est communiqué..... (Je ne pourrai le dire que lorsque toutes les roues seront placées.)

On met sur Taxe une seconde olive , que l'on pousse jusqu'à cequ'el le arrive presque au bout du moyeu de la cinquième roue. Cette olive doit être serrée sur l'essieu, et ne pas loucher, mais être trèsprès du moyeu de laiiaquièmWoue.fettealive^ mise entre deux roues afin qtfe les moyeux, lorsque les roues sont en mouvement , ne frottent pas l'un contre l'autre. Cette olive serait serrée sur Taxe par une vis de pressiou qu'on entrerait par un trou pratiqué au milieu. On assujettirait toutes les olives avec une vis de pression. On imprime avec la main un mouvement à cette cinquième roue* afin dç s assurer si elle tourne librement.

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On place ensuite la quatrième roue. Cette roue est composée de trente jets ; elle est de cinq reprises et va à six feux (six cartouches brûlent en même temps). Les jets doivent être inclinés sur les deux cercles de la roue de gauche à droite, afin que la roue tourne de droite à gauche. Il faut avoir l'attention , en plaçant cette roue sur Tes* sieu, que le milieu de son moyeu se trouve précisément au-dessus du quatrième ou dernier trou diamétral de l'essieu.

Les six jets de la cinquième reprise de cette quatrième roue communiquent entre eux; ils doivent brûler en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui sort de la fin d'un jet de là quatrième reprise, et qui entre dans la chemise ou bonnet de la tête d'un jet de la cinquième reprise.

Les six jets de la quatrième reprise de cette quatrième roue communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est transmis par un conduit qui part de la fin d'un jet de la troisième reprise et entre dans le bonnet de la tête d'un jet de la quatrième reprise.

Les six jets de la troisième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui sort de la fin d'un jet de la deuxième reprise et entre dans le bonnet de la tête d'un jet de la troisième reprise.

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Les six jets de la deuxième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est transmis par un conduit qui part de la fin d'un jet de la première reprise, et qui entre dans le bonnet de la tête d'un jet de la deuxième reprise.

Les six jets de la première reprise de cette quatrième roue communiquent également entre eux et doivent brûler en même temps. Je n'indiquerai que plus tard la manière dont le feu leur est transmis.

On met sur Taxe une troisième olive destinée à établir un intervalle entre la quatrième et la troisième roue. On place cette troisième roue sur l'essieu , on la pose de manière que le milieu de son moyeu se trouve précisément au-dessus du troisième trou diamétral de l'essieu.

Cette troisième roue est composée de vingtcinq jets ; elle est aussi à cinq reprises et va à cinq feux. Les jets doivent être inclinés de droite à gauche , afin que la roue tourne de gauche à droite.

Les cinq jets de la cinquième reprise de cette troisième roue communiquent entre eux ; le feu leur est transmis par un conduit qui part de la fin d'un jet de la quatrième reprise et entre dans le bonnet de la tête d'un jet de la cinquième reprise.

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Les cinq jets de k quatrième reprise communiquent entre eux ; le feu leur est âomté par un conduit partant de la un d'un jet de la troisième reprise , et que l'on met dans le bonnet de la tête d'un jet de la quatrième reprise.

Les cinq jets de la troisième reprise communiquent aussi entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est transmis par un conduit qui part du trou diamétral du moyeu, et que Ton dirige dans le bonnet de 1* tête d'un jet de la troisième reprise.

Les cinq jets de la deuxième reprise communiquent de même entre eux et braient en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui sort de la fin d'un jet <te la première reprise , et qui est dirigé dans te bonnet de la tête d'un jet de la deuxième reprise.

Les cinq jets de la première reprise de cette troisième roue communiquent aussi entre eux. Je ne pourrai indiquer la manière dont le feu leur est transmis que lorsque toutes les roues seront placées sur l'axe.

On met sur l'essieu une quatrième olive destinée à séparer la troisième roue de la deuxième; dfe place ensuite la deuxième roue, dont le milieu du moyeu doit se trouver précisément au-dessus èm deuxième trou diamétral de l'essieu. Cette deuxième roue est composée de vingt jets; elle

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est à cinq reprises et va à quatre feux. Les jets doivent être inclinés de gauche à droite, afin que la roue tourne de droite à gauche.

Les quatre jets de la cinquième reprise communiquent entre eux. Le feu leur est transmis par un conduit qui sort de la fin d'un des jets de la quatrième reprise , et que Ton fait entrer dans la chemi$e de la tête d'un jet de la cinquième reprise.

Les quatre jets de la quatrième reprise de cette deuxième roue communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui sort de la fin d'un jet de la troisième reprise, et qui est dirigé dans le bonnet de la tête d'ufn jet de la quatrième reprise.

Les quatre jets delà troisième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est transmis par un conduit qui sort du trou diamétral percé au milieu du moyeu , et que Ton dirige dans le bonnet de la tête d'un jet de cette troisième reprise.

Les quatre jets de la deuxième reprise communiquent également entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui sort de la fin d'un jet de la première reprise, et que Ton entre dans le bonnet de la tête d'un jet de la deuxième reprise .

Les quatre jets de la première reprise de cette

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deuxième roue communiquent entre eux et brûlent en même temps. J'indiquerai la manière dont le feu leur est transmis lorsque la première roue sera placée sur l'essieu.

On met sur Taxe une cinquième olive, qui doit séparer la deuxième roue de la première; puis on place -sur Taxe cette première roue, eu observant que le milieu de son moyeu soit précisément audessus du premier trou diamétral. On visse l'écrou sur le bout de Taxe, aûn que la première roue ne puisse pas tomber.

Cette première roue est composée de quinze jets ; elle est. ainsi que les autres roues du même axe, à cinq reprises et va à trois feux. Les jets doivent être inclinés de droite à gauche, afln que la roue tourne de gauche à droite.

Les trois jets de la cinquième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est transmis par un conduit qui part de la fin d'un jet de la quatrième reprise et entre dans le bonnet de la tête d'un jet de la cinquième reprise.

Les trois jets de la quatrième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui sort de la fin d'un jet de la troisième reprise , et que Ton fait entrer dans le bonnet de la tête d'un jet de la quatrième reprise.

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Les trois jets de la troisième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est communiqué par un conduit qui sort du trou diamétral percé au milieu du moyeu.

Les trois jets de la deuxième reprise communiquent entre eux et brûlent en même temps. Le feu leur est donné par un conduit qui part de la fin d'un jet de la première reprise, et qu'on introduit dans le bonnet de la tête d'un jet de la deuxième reprise.

Les trois jets de la première reprise doivent brûler ensemble. Le feu leur est communiqué par un long conduit qui pend au bas de la roue. Un des bouts de ce conduit entre dans la chemise ou bonnet d'un jet de la première reprise de cette première roue.

On met le feu avec une lance de service à l'extrémité du conduit qui pend au bas de la roue.

Nous allons maintenant achever les communications que nous avions laissées en suspens , et faire reprendre feu soudainement aux trois premières roues qui s'étaient arrêtées , après avoir tourné pendant les deux premières reprises.

Examinons d'abord comment s'opère l'effet partiel de ces roues. Le feu est mis au conduit qui pend au bas de la première roue. Ce conduit met le feu aux trois jets de la première reprise qui mettent cette roue en mouvement. Lorsque

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ces trois premiers jets ont fini leur effet, le feu est mis aux trois jets de la seconde reprise, qui produisent un feu différent. De la fin d'un jet de la deuxième reprise de cette première roue sort un conduit qtri met le feu au petit jet placé horizontalement sur le derrière d'un rayon de cette première roue. Le feu qui jaillit do petit cartouche, dont la tête pénètre d'un centimètre au milieu du vide de la boîte circulaire en carton collée sur le devant de la deuxième roue , met le feu au cercle de mèche qui est au fond de la boîte. Le conduit qiy sort du fond de cette boîte est dirigé dans le bonnet de la tête d'an jet de la première reprise de la deuxième roue. On a mis on second conduit dans le bonnet dû même jet; l'autre extrémité de ce second conduit est dirigée dans le bonnet de la tête d'un jet de la première reprise de la troisième roue, de manière que le feu est mis en même temps aox jete de la première reprise de la deuxième et de la troisième roue, qui tournent ensemble, mais chacune dans un sens opposé.

Lorsque la première reprise de ces deux roues (les deuxième et troisième) a produit son effet, un conduit sortant de ta fin d'un jet de la première reprise de la deuxième roue va mettre te fe* aux jets de la féconde reprise de cette même roue. Il sort également, delà fin d'un jet de la

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première reprise de fa troisième roue, un conduit qui met le feu aussi aux jets de la deuxième reprise de la troisième roue ; de manière que ces deux roues (la deuxième et la troisième) tournent encore en même temps ( toujours dans un sens opposé) pendant cette seconde reprise, et cessent leur mouvement. Un conduit partant de la fin d'un jet de la deuxième reprise de la troisième roue met le feu au petit jet planté et collé sur le derrière d'un des rayons de la troisième roue. Ce petit jet, dont la tête entre d'un centimètre au milieu an vide de la boîte circulaire en carton placée sur h devant des rayons de la quatrième roue* met le feu (après avoir percé la bande de papier brouillard) à la mèche circulaire, qui le transmet, par le conduit qui sort du trou pratiqué atr fond de la botte, h la tête d'un jet de la première re* prise de la qttrtrième roué. Un second conduit e*tré dans le bonnet du même jet de la première reprise de la quatrième roue est dirigé dans le bonnet de la tête d'un jet de la première reprise de la cinquième roue, de manière que le feu est transmis en même temps aux jets de la première reprise de la quatrième et de la cinquième roue; ces deux roues tournent ensemble, chacune dans oïl sens différent.

J'ai indiqué plus haut la manière dont commurtiquerrt les deuxième, troisième, quatrième

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et cinquième reprises de ces deux roues.

Lorsque les deux premières reprises des deux dernières roues ont terminé leur effet, le feu reprend soudainement aux jets de la troisième reprise des trois premières roues, qui s'étaient arrêtées après avoir fait chacune un effet partiel.

Le feu leur est communiqué par un conduit qui sort de la fin d'un jet de la seconde reprise de la quatrième roue, et qui est dirigé dans le trou diamétral percé au milieu du moyeu de cette roue (la quatrième). Le feu prend à la mèche plate qui tapisse l'intérieur du moyeu, qui le donne aux petits bouts de mèche qui sont entrés et coupés au niveau du trou diamétral de l'essieu. Ces petits bouts de mèche , portant sur les deux brins d'étoupille qui sont couchés dans le trou longitudinal, et qui régnent dans toute la longueur de Taxe, donnent le feu à ces deux brins d'étoupille, qui, a leur tour, le transmettent, par les trous percés sur la surface de l'essieu, aux mèches plates qui correspondent, par des conduits, à la troisième reprise des trois premières roues. Comme les deux dernières roues n'ont pas cessé leur mouvement, et que les trois premières ont repris le leur, il s'ensuit que les cinq roues tournent en même temps, chacune dans un sens contraire, pendant les trois dernières reprises.

On pourrait mettre sur le devant des rayons

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de la plus petite roue (celle qui est en avant) des lances en flammes colorées de différentes nuances, ce qui, en tournant, formerait des cercles variés qui garniraient le centre de la roue et ajouteraient encore à la beauté de cette pièce. Ces lances ne devraient prendre feu qu'à la troisième reprise , et leur longueur serait calculée de ma* nière à ce qu'elles ne durassent pas plus longtemps que ces trois reprises, afin qu'elles finissent en même temps.

Le dernier effet d'une pièce pyrique est ordinairement produit par une gloire, ou autre pièce à jets fixes qui brûlent seules ou simultanément avec la dernière reprise des roues mobiles. Cela est effectivement beaucoup mieux ; mais la description d'une pièce pyrique à plusieurs roues exigeant des détails si nombreux, j'ai craint, eu ajoutant une sixième pièce sur l'axe, que les nouveaux développements dans lesquels je serais obligé d'entrer ne fatiguassent l'attention des lecteurs.

Si d'ailleurs on exécutait cette pièce pyrique et qu'on désirât la compléter en ajoutant un soleil fixe, il serait bien facile d'imaginer la manière de lui communiquer le feu.

En y réfléchissant, ce moyen est si simple que je peux l'indiquer sur-le-champ. On donnerait un peu plus de longueur à l'essieu, puisqu'il faudrait la place de six moyeux, au lieu de cinq. La roue

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sur le cercle de laquelle seraient posés le* jets fixes devrait être assujettie solidement sur Taxe. Afin qu'elle restât immobile, on mettrait une vis de pression ; elle devrait être d'up tiers plus grande que la cinquième roue mobile. Les jets seraient chargés en brillant ou en chinois ; ils ne seraient pas inclinés comme ceux des roues mobiles, mais ils seraieot placés verticalement sur le cercle de cette roue. Ces jets communiqueraient entre eux à tête plate.

On collerait sur le devant de cette sixième roue une boîte circulaire en carton semblable à celles qui sont placées sur le devait des deuxième et quatrième roues mobiles. Un petit jet, fixé derrière un des rayons de la cinquième roue, et posé horizontalement, entrerait d'un centimètre au milieu du vide circulaire de la boite» Le fond de cette boîte serait garni de deux brins d etoupille, formant un cercle que l'on couvririt en collant dessus une bande de papier brouillard. Il sortirait du fond de la boîte un conduit que l'on dirigerait dans le bonnet de la tête d'un jet de la .pièce fixe. Le feu serait transmis par un'conditft qui sortirait de la fin d'un jet de la quatrième reprise de la cinquième roue , et entrerait dans le bonnet de la tête du petit jet placé horizontalement sur le derrière d'un des rayons de cette cinquième roue. Ce petit jet mettrait le feu à la mèche circulaire

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du fond de la boîte, qui, à sou tour, le mettrait, par le moyen dju conduit qui sort du trou du fond de cette boite, à la télé d' un des jets de la pièce fixe. Tous les jets de cette pièce étant d'avance en communication entre eux, ils brûleraient en même temps que les jets de la cinquième reprise des cinq roues mobiles.

Afin que les boîtes circulaires en carton pussent servir plusieurs fois, on pourrait les faire avec du carton incombustible.

On trouve dans un ouvrage sur la pyrotechnie la description de pièces pyriques composées de plusieurs roues placées sur un même axe, produisant d'abord et successivement chacune un effet partiel, cessant leur mouvement, puis le reprenant toutes à la fois par les viroles en cuivre qui recouvrent les mèches posées sur le bout des moyeux des roues. Mais le premier effet partiel de chaque roue n'était pas produit par une transmission pyrique; on mettait simplement le feu aux roues, à mesure que chacune d'elles avait produit son effet partiel , en présentant la flamme d'une lance de service à un long conduit qui sortait d'un des jets de la première reprise de chaque roue. Ces conduits pendaient au bas de chacune des roues.

Cette manière de faire communiquer une pièce pyrique fait perdre presque toute l'illusion que ces sortes de pièces produisent ordinairement.

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Le mode de transmission par le moyen des boîtes circulaires en carton n'est pas précisément de mon invention ; il m'a été suggéré par un amateur de mes amis (M. Mercier d'Alençon), qui se servait, pour communiquer le feu dune pièce mobile à une pièce fixe placée sur le même essieu, d'une espèce de tube cylindrique fermé par un bout semblable à un pot de fusée volante et collé sur le devant d'un des rayons de la pièce fixe. Un petit jet était placé horizontalement derrière la roue mobile , précisément vis-a-vis le milieu du tube cylindrique en carton. Il y avait au fond de ce tube une mèche à découvert. Un conduit sortait par un trou pratiqué au fond de ce tube, et entrait dans le bonnet de la tête d'un jet de la pièce fixe. La transmission du feu de la pièce mobile à la pièce fixe s'opérait au moyen d'un conduit qui sortait de la fin d'un jet de la pièce mobile, entrait dans le bonnet de la tête du petit jet horizontal , dont le feu rencontrait en tournant le vide du tube eu carton , et mettait le feu à la mèche qui est au fond du tube; le conduit qui sortait par le trou du fond de ce tube en carton donnait à son tour le feu aux jets de la pièce fixe, etc.

J'ai modifié cette méthode, en substituant au tube cylindrique une boite circulaire dans laquelle pénètre la tête du petit jet horizontal. L'inconvénient que je trouvais au tube cylindrique, c'est

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qu'on était obligé de mettre dans ce tube une mèche à découvert, et une étincelle pouvait pénétrer dans ce tube et mettre le feu a la mèche intempestivement. Le jet pouvait aussi ne pas mettre le feu au premier tour , ce qui aurait occasionné un peu de retard. Puis , si la roue cessait son mouvement, le feu du petit jet pouvait premièrement ne pas entrer dans le tube en car- Ion , percer des conduits et mettre le désordre dans toute la pièce.

Avec la boîte circulaire, les étincelles du dehors ne peuvent pas mettre le feu à la mèche , puisqu'elle est couverte d'une bande de papier ; le petit jet ne peut pas percer d'autres conduits, puisque la tête de ce jet est entrée dans la boîte, et que le feu qu'il produit est arrêté par les bords et le fond de la boîte. Si la roue qui porte le petit jet s'arrêtait, le feu n'en serait pas moins mis à la mèche circulaire qui est au fond de la boîte, etc.

Ce n'est que l'année dernière que j'ai imaginé le second mode de transmission, par lequel , au moyen d'un axe creux, on fait reprendre le feu en même temps à plusieurs roues qui avaient cessé leur mouvement.

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Des pièces tournant sur pivot.

Les soleils qui ont un mouvement horizontal se nomment caprices. Cette dénomination leur est donnée parce que les jets placés sur une roue ont chacun une inclinaison différente, sans cependant être opposée. Ils tournent dans un même sens; mais un premier jet, par exemple, lance les étincelles horizontalement, un second presque verticalement, un troisième presque en contrebas , etc. Cette espèce de variété est plus bizarre que belle ; ces différentes directions ne s'obtiennent qu'aux dépens de la force motrice; et , suivant moi, une pièce dont le mouvement n'est pas rapide, et qui a l'air de languir, est rarement d'un effet agréable.

Caprice simple.

Pour monter un caprice , on fixe au milieu du bout d'un poteau une tige en fer d'une forme faiblement conique et arrondie du bout ; cette tige est destinée à servir de pivot, et doit être un peu plus longue que le moyeu de la roue. Afin que cette dernière se trouve suspendue et ne frotte pas sur le boutdu poteau , on visse solidement sur le bout supérieur du moyeu u e plaque en

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cuivre que Ton nomme crapaudine ; elle doit être un peu creusée en dessous dans la partie qui couvre le trou du moyeu. C'est sur cette partie un peu concave de la plaque que porte le bout du pivot.

On peut faire des caprices avec de longs moyeux qui portent plusieurs roues. Les pièces à plusieurs roues tournant sur pivot se nomment girandoles. On place aussi au milieu des caprices des pots à feu ou des chandelles romaines, qui partent successivement à chaque reprise ou à la fin du dernier jet ; mais ces ajoutés rendent la roue beaucoup plus lourde et ralentissent son mouvement. Ces pièces, accessoires d'ailleurs par reflet qu'elles produisent, n'ont pas l'air de faire partie intégrante de la pièce principale.

On pput imiter des fontaines avec des roues tournant sur pivot; les jets seraient inclinés comme ceux des roues de la pièce pyrique dont j'ai donné la description. On pourrait produire un guilloché horizontal en faisant tourner deux roues dans deux sens opposés; il s'agirait seulement de souder solidement, sur la plaque de cuivre qui est fixée sur le bout du moyeu de la première roue, un pivot un peu plus long que le moyeu de la seconde roue. Il y aurait, comme sur le bout du moyeu de la première roue ,. une plaque de cuivre pour recevoir le pivot. Cette

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4?M DES FEIX

seconde roue serait aussi suspendue, éloignée d'à peu près 80 millimètres de la première, et tournerait dans un sens opposé. Ces deux roues pourraient être à plusieurs reprises, et iraient à trois, à quatre feux, suivant la grandeur des roues. Les jets de chaque reprise seraient chargés avec des compositions différentes.

On peut varier ces pièces de bien des manières, mais il faut éviter que ce soit aux dépens de la vitesse du mouvement.

Spirale.

On pourrait aussi mettre un châssis en cône, dont la base porterait sur les rayons de la seconde roue. Ce châssis serait à jour, formé par plusieurs baguettes d'osier ; on pourrait lui donner la hauteur que Ton voudrait. On clouerait autour de ce châssis, en pain de sucre, un cercle en bois mince (cercle de boisselier) , de manière a former une spirale sur laquelle on placerait des lances en feu coloré, qui formeraient, en tournant, une espèce de vis sans fin (voir le dessin d'un châssis en spirale, page 486) ; on éviterait de mettre des lances blanches. J'ai remarqué que le blanc ne s'alliait pas très-heureusement avec l'effet des étincelles des jets ; le violet, le vert, et surtout le beu, font beaucoup

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D ARTIFICE. *8iS

mieux. Il faut tâcher que les lances ne durent pas plus longtemps que l'effet de la pièce. Il vaudrait même mieux qu'elles fussent consumées un peu avant; car, lorsqu'elles brûlent encore après que la pièce est consumée, la spirale est immobile , ce qui produit un mauvais effet. A la place d'une spirale, on peut mettre un gros jet chargé en chinois, placé perpendiculairement au milieu de la seconde roue ; ce jet ne prendrait feu qu'à la dernière reprise.

Des pièces fixes.

On forme, avec des cartouches chargés en brillant ou en chinois, des dessins que l'on peut varier a l'infini, et qui produisent de très-beaux effets. Comme ces pièces sont immobiles, les chevrons ou poteaux sur lesquels on pose les jets n'ont pas besoin d'autant de solidité que ceux qui portent les roues tournantes. On peut représenter, avec le feu qui jaillit, des cartouches, des arbres, des gerbes à plusieurs jets, comme celle qui sort du bassin du Palais-Royal, des cascades, des fontaines; on peut facilement imiter celles qui sont sur la place de la Concorde, etc.

Je vais décrire quelques pièces fixes, seulement pour servir d'exemple, car cette sorte d'ar-

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tificte est d'une exécution simple. Pour peu qu'on

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