‹ Nouvelles recherches sur les propriétés physiques, chimiques et minérales des eaux de ChateldonChapitre 10 sur 30 · ORIGINE DES SOURCES · texte numérisé non relu

ORIGINE DES SOURCES

L'origine des sources de Chateldon est la même que celle des eaux douces, et leur point d'infiltration pluviale dérive probablement des plateaux ou des montagnes de granit et de porphyre qui les avoisinent. Leur point de

départ parait être dans la direction du nord-est au sudouest. Le fait de la minéralisation de ces eaux tient évidemment à des conditions géologiques que l'eau rencontre en traversant les artères souterraines pour jaillir ensuite à la surface du sol. Les coteaux et les montagnes qui entourent ces sources et au pied desquelles elles sourdent naturellement, abondent en fer et en substances minérales , et ces eaux en filtrant et coulant dans des canaux remplis de gaz acide carbonique qu'elles dissolvent et de là sur différentes couches de Calcium, de Sodium, de Magnésium, s'imprègnent de ces substances.

C'est un fait que Pline avait déjà constaté ! Taies sunt aqum, qualis terra per quam fluunt :

Les eanx de Chateldon naissent toutes dans le terrain primitif ou sur les limites de ce terrain et du terrain de transition. Elles ne paraissent pas émaner d'une grande profondeur puisqu'on les rencontre à un mètre seulement au-dessous du sol. Ces eaux jaillissent en bouillonnant à travers les fissures d'une roche granitique sous laquelle elles se trouvent emprisonnées, et tout porte à croire, d'après les travaux qui ont été faits en 1853 autour de ces sources pour en assurer et augmenter le débit qu'on obtiendrait une très grande quantité d'eau minérale si on faisait des fouilles plus profondes et plus étendues que celles qui ont été faites jusqu'à ce jour.

Comme, à leur sortie de la roche primitive, les eaux de Chateldon coulent dans la direction de Vest à Voucst

et sont en amont de celles de Saint-Yorre, Hauterive, Vichy, Vesse, Cusset etc. dont elles ne sont pas très éloignées, ne seraient-elles pas l'origine de la grande nappe d'eau qui alimente ces dernières sources?

Les eaux de Chateldon, il est vrai, sont plus froides que celles de tout le bassin de Vichy, mais, en s'enfonçant dans les entrailles de la terre à des profondeurs différentes, leur chaleur, une fois arrivée à Vichy, Cusset, etc. qui se trouvent à environ 21 kilomètres de Chateldon, ne serait-elle pas due au phénomène général de la haute température de l'intérieur de la terre. Cette hypothèse paraît d'autant plus admissible, qu'on retrouve dans les eaux de Chateldon tous les principes qui entrent dans la composition de celles de Vichy, Cusset etc. Les différences qu'elles présentent entre elles, proviendraient seulement des modifications par perte ou augmentation de principes qu'elles auraient éprouvées tant pendant leur séjour dans les assises inférieures du terrain tertiare que dans le cours de leur trajet ascensionnel.

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