‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 37 sur 47 · lbid., p · texte numérisé non relu

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4. Cf. Mignet, Rivalité de François Ier et de Charles-Quint, t. II (Paris. 1875, in-8°), p. 300 et suiv.

5. Frey, M. A. B. Quellen und Forschungen, p. 138 (d'après le travail d'Alessandro Luzio publié dans le Giornale unico per il 50mo anniversario degli asili di carità [di Mantova], 5 luglio 1881. — A propos de ces craintes de Michel-Ange, Giuseppe Guerzoni écrivait : « Fuggi le tempeste fu il motto di Leonardo da Vinci, e diventa pur quello di tutta l'arte italiana ». [Michelangiolo cittadino, dans la Nuova Antologia, t. XXI, 1872, p. 550.) Je ne sais pas si Léonard avait pris pour devise les mots : « Fuis les tempêtes », mais il est certain qu'il a écrit de sa propre main : « Paura over timoré è prolungamento di vita », et : « Chi terne i pericoli, non perisce per quegli », et encore : « Chi non terne, spesso è pien di danni, spesso si pente. » Edmondo Solmi, Leonardo da Vinci. Frammenti letterari e filosofici (Firenze, 1913, petit in-16), p. 202, 211 et 212.

Rome1. Ici, tous les historiens paraissent d'accord pour admettre que, si Michel-Ange avait quitté la ville, c'était uniquement pour échapper à la menace de plus en plus grandissante des troupes du duc d'Albe, en ces jours où, comme l'écrit un témoin oculaire, Joachim Du Bellay,

On ne voit que soldatz, et morrions en teste, On n'oit que tabourins, et semblable tempeste, Et Rome tous les jours n'attend qu'un autre sac2.

Quoi qu'il en soit, il y eut un Français qui commença par croire que l'artiste avait réellement l'intention de se rendre en France et qui, d'ailleurs, lui aussi, fut vite désabusé. Les lettres de Lazare de Baïf, qui était alors ambassadeur à Venise, ont été plusieurs fois publiées en France, presque toujours partiellement, depuis 1852 jusqu'à 1 900 3 ; mais elles ne l'ont pas été d'une manière entièrement satisfaisante, et je crois utile de les réimprimer ici le plus exactement possible, dans leur ordre chronologique.

Les deux premières, du 14 octobre 1529, sont adressées au roi et au grand maître Anne de Montmorency :

« Sire, ayant trouvé la commodité de ce gentilhomme qui s'en va en dilligence en Angleterre ambassadeur pour le pape4, n'ay voulu obmettre à vous escripre par luy ces présentes, nonobstant que vous aye escript du vme et xme de ce moys5 pour vous faire scavoir que j'ay esté adverty que Michael Angelo exellent paintre, veoyant le dangier de Florence, s'est retiré en ceste ville et ne se monstre point. Car il n'y veult pas faire sa demeure ; et croy fermement que si l'on

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