‹ Nouvelles recherches sur Michel-Ange et son entourageChapitre 36 sur 47 · Dans la matinée du 21 septembre · texte numérisé non relu

Dans la matinée du 21 septembre

3. Gotti, Vita, t. II, p. 190; cf. p. 64 et suiv.; — Milanesi, Le lettere, p. 457. — Un bon facsimilé réduit dans Golti, t. Il, pl. Il; un facsimilé réduit dans le volume publié par la Gazette des beaux-arts en 1876, L'œuvre et la vie de Michel- Ange, p. 31. — Voy. aussi A. de Montaiglon, loc. cit., p. 274 et suiv.

A la fin de 1494, lors de l'expulsion des Médicis, il s'était déjà enfui, dans des circonstances assez étranges 4 , à Venise, puis à Bologne, où il travailla au tombeau de saint Dominique2. En 1506, craignant pour sa vie, il s'était enfui à Florence, et il avait fallu toute l'autorité de Jules II pour le faire revenir auprès de lui3. En 1527, lorsque les bandes du connétable de Bourbon devenaient de plus en plus menaçantes pour la république florentine4, il manifesta une vive inquiétude dont nous trouvons l'écho dans une lettre de Giovanni Borromeo à Frédéric Gonzague, marquis de Mantoue (Florence, 3 avril 1557) : « J'ai été voir plusieurs fois le sculpteur Michel- Ange. Je ne puis encore tirer de lui rien de précis sur l'époque où il voudra travailler [pour le marquis, lequel désirait un dessin destiné au palais du Té] ; je crois qu'il est, comme les autres, inquiet de ces affaires de la guerre, parce qu'il est riche; dans sa conversation, il se lamente d'être ici. Je lui ai conseillé d'aller séjourner deux mois à Mantoue, où Votre Excellence lui ferait bonne chère, et parfois il a semblé que cette offre lui plût, puis il exprimait des craintes au sujet du voyage et peut-être abandonnera-t-il peu volontiers son argent3. » Bien plus tard, sous Paul IV, il écrit, le 31 octobre 1556, à son neveu Leonardo, que, voyant la construction de Saint- Pierre ralentie, il s'était mis en chemin pour aller faire ses dévotions à Lorette, mais qu'un ordre exprès du pape l'avait obligé de rentrer à

1. On se souvient des visions d'Andréa Cardiere (Gotti, Vita, vol. I, p. 13). — Cf. la lettre de Ser Amadeo à son frère le fondeur Adriano, Florence, 14 octobre 1494 (Frey, M. A.B. Quellen und Forschungen zu seiner Geschichte und Kunst, t. I, Berlin, 1907, in-8°, p. 120).

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