‹ Nouvelles rêveries [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 9 · A M. ALBERT FERLAND · texte numérisé non relu

A M. ALBERT FERLAND

SONNET

La corolle des fleurs, par la brise inclinée

Exhale, près d’un lac, d’enivrantes senteurs, Comme un lustre qu’allume au mois de l’hyménée Le soleil créateur de parfums, de couleurs.

Ouvrier du futur au soir de sa journée,

Le poète vibrant à toutes les douleurs,

Se repose en ce lieu de sa verve indignée,

Et se reprend à vivre en des espoirs meilleurs.

Puisant l’auguste paix en ce divin nectar, Il voit languir aux cieux la lumière en retard, Et résigné devant les sources éternelles, É

Invoquant la Nature aux forces maternelles,

Le poète serein, en son rêve s’endort, Comme un astre couchant tombe dans un ciel d’or.

Fr : Si F y cafe, snif À Pr ri Fr

Page 1