‹ Nouvelles rêveries [microforme]Chapitre 1 sur 4 · MONTRÉAL LE FAYS LAURENTIEN · texte numérisé non relu

MONTRÉAL LE FAYS LAURENTIEN

G. MALCHELOSSK

Droits ré serrés

Canada,

bar W.4 Baker.

de dédie ces pages au souvenir de mon père le Et.-Gol. E..R. Baker.

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Du mème auteur Place à l'amour, comédi In-12; Montréal, 1903.

Prose et pensées, 1ère édition. In-12: Montréal, 191i

Prose et pensées, 2ème édition. In-12 Montréal, 1912

Une partie de 500, comédi In-S; Montréal, 1913

Rêveries ; poésies et sonnets. In 12; Montréal, 1915 Ode à Reims, (en musique, Montréal, 1916

Nouvelles Rêveries, 1ère édition In-12; Montréal, 1917

Quelques mots d'appréciation.

Par ses ‘Nouvelles Réveries” M.W.-A. Baker nous invite , comme la Polymnie accoudée à son socle, à nous absorber avec lui dans la parsibilité grave du rêve. Sa murs est délibérément méditative. Il affirme chez nous comme la tenden, e d'un Guyau, l'auteur des “Vers d'un philosophe”. Ses lectures affectionnées: Emmerson, Taine, Pascal, Goethe Surtout, ont visiblement incliné le poîte : rs la gravité d'une poésie plutôt philosophique.

Des poèmes, des paysages, ll PIUS Souvent, nous le montrent devant ta Nature » MOINS SOUCieUx de transposer dan SES vers 5$es ‘ 1 : : ; £ COUICUTS el ses rythme, que préoc upé di lu arracher quel que vivant

SYMOole pour exprimer la doul. ur, l'amour, la Jote, l'espoir, tous les

l'antôt la plainte humain. et tantôt la foré.

l'ont chanter la souffrance ou la paix sur ta lyr el, devant les “Monts laur. ntri ns , 2l trouvera des imilitudes, des affinités entre leurs mes et ses rêves: il | RUMANISerA AINSI Os Lauren

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Retour

Pays natal, je revois ton église,

Tes bois touffus, ton lac, tes monuments ; Combien je t'aime à ma terre promise, Après vingt ans d’exil et de tourments !

J'ai suivi tes routes silencieuses,

Pèlerin du rêve, étrange passant,

Ému, je vois tes ruines pieuses,

Témoins sans voix de nos amours d'antan.

Tes ruisseaux moirés d’astres et de nues, Passent soupirant près des verts abris, Procession des âmes revenues

Vers tes buissons enc hantés et fleuris

9 mon Dieu, pourquoi donner l'espérance, Le souvenir si durable aux humains, Quand sur l'autre plateau de la balance.

Tu mis tant de rêves sans lendemains ?

pes : : A re

Tu remplis les bois d’un profond mystère Que percent à peine de rares chants Jetant de même en l'âme solitaire,

Un peu d'amour et de vastes néants.

Courbant sous son bagage dérisoire, L'homme incline son esprit hésitant, La fortune le prive de mémoire, Dans le malheur il se rappelle tant

Insaisissable en sa course effrénée.

Le bonheur jette, en se sauvant, ses dons: La fleur se fane aussitôt qu'elle est née,

Tout passe: amers et las, seuls nous restons.

Contre le sort nous n'avons d’autres armes.

Que les traits qu'on trempe dans la douleur, La poésie est toute dans les larmes

Se résigner est le tout du penseur

Solitude

À M. GERMAIN BRAULIKT

Dans les boïs, le lac bleu rayé de nues, Ouvre une orbitte où brille un globe d'or.

Comme au fond de pupilles ingénues,

Luit l'étincellant disque où l'amour dort.

Le soleil mourant laisse dans les choses, Sa chaleur, comime un tendre souvenir, Reste de ceux dont les bouches sont closes,

De ceux qu'en pleurant on a vus partir

Par des points d'orgue l'angélus prélude, Et son adieu suprême au jour qui s'éteint

S engouffre dans la vaste solitude,

Comme un rêve enfui qu'on recherche en vain.

Puis c'est l’universel silence où l’homme Délivré de l'illusoire de stin,

Se sent soudain calme, libre et pur comme La nature à l'aube d'un clair matin

L'amour vainqueur

A Meile E. DE G.

Ombres, rêves, frissons qui nous sembient sans fin, Tout fuit quand apparaît l'aube d’un clair matin; La nuit c'est la brume et la lenteur du voyage, Le jour c’est l'arrivée au port, c’est l'abordage.

Mélancolie, ennui, nostalgiques dédains

S'effacent de mon front quand je presse tes mains, La vie a de la mer l'infini du rivage,

L'amour c’est le salut joveux fait à la plage.

Mais plus fort que le jour, l'amour se rit du temps Et lorsqu'il apparaît, c'est l'éternel printemps; Tel sur les blancs chemins que la ville illumine.

Quand la foule l'hiver, dans la nuit s'achemine, On voit courant aux sports, l'œil rempli de soleil, Passer en carnaval l'amour jeune et vermeil.

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