‹ Nouvelles satiresChapitre 16 sur 39 · UN AUTRE PATRE · texte numérisé non relu

UN AUTRE PATRE

C'est le cri d'une de nos sœurs Qu'on outrage, et qui fuit pleurante, échevelée !

LES PATRE8

Descendons tous du haut des monts.

Avec nos chiens et nos bâtons.

Descendons, pasteurs, descendons!

Il faut que le méchant qui poursuit nos compagnes ,

Subisse le dur châtiment

Que Pan inflige rudement A tous les destructeurs du repos des campagnes.

ÉROSTRATE* 97

ÉROSTRATE

Que Yoitlez-Toas de moi , cyclopes farjeox,

Vils humains recouverts de peaux de boucs hideux ,

Pâtres aux cheveux noirs, à la peau sale et rancet

LES PATRES

Infôme, nous venons punir ton insolence, Arracher cette fille à tes bras vigoureux !

ÉR08TRATE.

Cette femme est à moi par l'amour et ses feux !

lA JEUNE FILLE.

Frères, n'écoutez point cette parole impie!

LES PATRES

Arrière , si tu veux qu'on respecte ta vie! ;

ÉROSTRATE

Je ne vous connais point , ô bouviers ignorants !

LA JEUNE FILLE

Frères , lâchez sur lui vos dogues dévorants.

98 ÉROSTRATE

ÉROSTRATE ; il arraolie une braoche d'arbre.

Arrêtez , ou ce chêne avec ses pointes noires

Va mettre en vingt éclats leurs énormes mftchoires.

UN VIEILLilRD.

Jeunes gens, jeunes gens, d'où viennent ces combats? Pourquoi contre cet homme invoquer le trépas? Suspendez à ma voix votre bras redoutable !

LES PATRES

magistrat puissant I 6 père vénérable !

C'est la main de Thémis qui vous guide en ces lieux ! Rendez-nous la justice , au nom sacré des dieux , , Punissez ce méchant par une loi sévère !

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