‹ Nouvelles soirées canadiennesChapitre 40 sur 90 · L*AMUNTE C^EST LE MILLION · texte numérisé non relu

L*AMUNTE C^EST LE MILLION

trous des yeux, le mica remplacerait les verres. L'air serait servi au moyen d'une pompe absolument semblable à celle des plongeurs, communiquant au heaume, par un tube à garniture d'amiante. L'invention en vaut la peine, et je ne doute pas que tentée en divers endroits elle finira par réussir. Alors, nous aurons les travailleurs du feu, de vraies salamandres, comme nous avons les travailleurs de la mer — ^les plongeurs, de vrais batraciens, dans leur scaphandre.

Un incendie de ville combattu par les pompes représente la lutte d'un serpent contre un lion. Quoi de plus semblable à un serpent, que la hausse déroulant ses anneaux dans les rues et dardant sa tête au cœur même du brasier ? Le lion Incendie à crinière de flammes, se tord, rugit et recule devant ce terrible adversaire. Mais désormais, avec sa carapace incombustible, son casque aux yeux flamboyants, à forme fantastique, le pompier figurerait le dragon de la fable sur cette scène terrifiant^. Serpent et dragon s'aidant étoufferaient promptement le lion, lui arracheraient nombre de victimes et sauveraient des valeurs incalculables.

Par les expériences faites récemment à Paris, au grand soleil de la publicité, je vois qu'on a voulu éprouver la force de résistance de la peinture et du papier d'amiante, à l'action du feu. L'épreuve a réussi à l'admiration des spectateurs arrivés incrédules et sortis enthousiastes. On ne parait pas y avoir essayé de tissus. Il s'en fabrique pourtant en Europe, avec de véritable amiante ! On aura probablement craint de les exposer à la rivalité de la chrysotile du canadian rock, qui nous permet de compter que les tisserands français ne tarderont pas à en produire d'admirables articles d'utilité et de fantaisie. n suffit pour cela, que des capitalistes viennent constater ici, de visi\ que nous pouvons leur fournir la matière

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première eu quantité inépuisable. Je leur tends les deux mains, je les appelle de ma plus douce voix : qu'ils nous arrivent aux premiers jours du printemps et je me fais fort de les renvoyer édifiés et convaincus.

Bientôt vous verrez que M. le Dr Reed a raison, lorsqu'il prétend, que " la rhrymtile peut remplacer avantageusement le œton, le cluinvre, le lin^ la laine et la soie.^^

Oh ! par exemple ! nous aurons une révolution com- ' ' ^ -'•'•vv.nite, le jour où Tamiante arrivera à dé-

' la Reine Soie, en même temps : . des ouvriers Chanvre et Lin et

k»s mains de la vieille bour-

L vriiisonnoini^:ii iW la position est des plus simples, le voici !

Dans le monde civilisé d'Europe et d'Amérique, parmi les populations sémétiques mêmes de l'Asie, le vêtement est au moins de convenance lorsqu'il n'est pas de nécessité absolue. Dans les climats rigoureux, le vêtement se double de l'habillement. A trente et quelques degrés de froid, on a besoin de s'envelopper dans une peau d'ours ou de bufFalo. Force est de renoncer à la mode de la feuille de vigne. Si les enfants de la mère Eve sont si frileux, c'est que, paraît-il, sa faute a jeté du froid entre le ciel et eux.

Dans nos régions septentrionales, entre les 45 et 60me parallèles, il nous fant nous vêtir et nous habiller, tout comme il nous faut manger pout vivre. C'est de rigueur?

Il est vrai que les Esquimaux, nos compatriotes sans le savoir et les plus avancés vers le pôle Arctique,

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